Chinon : les lieux incontournables à visiter en Val de Loire

Chinon, cité médiévale du Val de Loire, s’impose avec sa forteresse dominant la Vienne et son centre historique aux maisons anciennes. Elle est surtout célèbre pour avoir accueilli l’entrevue entre Jeanne d’Arc et le roi Charles VII. Autour de la ville, les vignobles produisent des vins rouges reconnus. Que voir à Chinon ? Voici un aperçu des lieux et monuments incontournables.

Vue panoramique sur la forteresse royale et la ville depuis la rive gauche de la Vienne, un immanquable quand on cherche que voir à Chinon

Voici les solutions pratiques pour rejoindre Chinon quand on n’a pas de voiture.

Si vous partez de Paris, il y faut emprunter jusqu’à Tours, soit le TGV en gare de Paris Montparnasse, soit le TER Centre – Val de Loire en gare de Paris Austerlitz. Dans les deux cas, pour continuer votre voyage jusqu’à Chinon, il vous faudra emprunter un TER au départ de Tours pour effectuer le trajet entre les deux gares (39 kilomètres pour un temps de trajet de 48 minutes).

👉 Consulter les horaires des TER (trains express régionaux) Tours – Chinon
(Dans l’onglet « Gares », écrire « Chinon  » puis cliquez sur « Rechercher »)

Le covoiturage est une bonne option pour se déplacer.

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Gare SNCF de Chinon

Pour profiter pleinement de votre séjour et découvrir que voir à Chinon, retrouvez toutes les infos pratiques : plans de la ville, marché, spécialités locales, bonnes adresses pour manger et météo.

L’office de tourisme se trouve au n°1 de la rue Rabelais, près de l’Hôtel de Ville, à 1 km à pied de la gare SNCF.

 👉 Voir le dépliant de la cité médiévale édité par l’office

 👉 Explorez Chinon sur OpenStreeMap

👉 Affichez Chinon et ses alentours sur le site officiel IGN

Environ une bonne demi-journée suffit pour découvrir l’essentiel.

Il a lieu tous les dimanches matin sur la place de l’Hôtel de Ville.

  • la tarte vigneronne qui est faite avec des pommes recouvertes d’une confiture de vin (pâtisserie Ayrolle au n°5 de la rue Neuve de l’Hôtel de Ville).
  • la fouace qui est un petit pain brioché aux noix.
  • la fouée qui est une petite boule de pain tiède garnie de rillettes ou de rillons.
  • les poires tapées : les fruits ayant été déshydratés, on les consomme en les trempant dans du vin de Loire.
  • les vins de Chinon qui sont à 80 % des vins rouges issus du cépage « cabernet franc ».
  • le fromage de chèvre « Sainte-Maure
  • l’Ardoise au n°42 de la rue Rabelais.
  • la Maison Rouge au n°38 de la rue Haute Saint-Maurice
  • Dédé la Boulange au n°12 de la rue Haute Saint-Maurice

 👉 Consultez les prévisions météorologiques pour préparer votre visite

La Vienne enjambée par le pont en pierre à Chinon
Pont sur la Vienne

Pour découvrir Chinon, l’office de tourisme propose un dépliant avec un circuit fléché à travers le centre historique. Rien ne vous oblige à le suivre, mais pour vous aider à savoir que voir à Chinon, je vous présente ci-dessous les sites incontournables à visiter dans la ville.

La loi du 4 août 1962 (loi Malraux) a été utilisée par la municipalité pour mettre en place un secteur sauvegardé* qui permet de sauver et de mettre en valeur le patrimoine bâti historique tout en l’adaptant aux évolutions de la vie contemporaine. Initié en 1968, il est créé par arrêté ministériel en 1974. De nos jours, il concerne un périmètre de 45 hectares (centre historique et abords du château).

* En application d’une loi du 7 juillet 2016, le terme de « secteur sauvegardé » a été remplacé par celui de « Site Patrimonial Remarquable ».

Chinon est aussi labellisée ville d’art et d’histoire depuis 2000.

Deux maisons à pans de bois le long de la rue de la Lamproie à Chinon
Rue de la Lamproie

Pour les personnes qui ont des difficultés à marcher, un ascenseur est mis à leur disposition gratuitement pour faciliter le déplacement entre la ville basse et l’accès à la forteresse. Il faut se rendre sur le parking de la Brèche qui est situé au nord de la mairie pour l’emprunter et s’affranchir d’un dénivelé de 27 m.

La forteresse a été construite entre les 10e et 15e siècles et il s’agit de l’œuvre successive des comtes de Blois, d’Anjou et des Plantagenets. Occupant un vaste éperon rocheux qui domine la vallée, elle est composée de trois châteaux, séparés par des douves sèches : le Fort Saint-Georges à l’est, le Fort du Coudray à l’ouest et le château du Milieu au centre.

Elle mesure environ 500 mètres de long et 100 mètres de large.

Un peu d’histoire :

Henri II Plantagenêt y a vécu et y est mort. En 1205, les troupes de Philippe Auguste s’emparent du château. Mais, l’événement le plus célèbre qui s’y est déroulé est la rencontre du dauphin Charles VII avec Jeanne d’Arc le 25 février 1429.

Alors que la municipalité projette de le démolir au 19e siècle car il est à l’état de ruine, c’est Prosper Mérimée devenu inspecteur général des monuments historiques en 1834 qui est à l’origine de son sauvetage et de sa restauration.

Une brève description :

Bien qu’il ne reste pas grand-chose de la forteresse de l’époque, ses principaux vestiges sont :

la tour de l’Horloge au sommet de laquelle on peut monter (75 marches) pour profiter d’un point de vue exceptionnel sur la vallée.
les logis royaux dans lesquelles les chambres d’Henri II et de son épouse Aliénor d’Aquitaine ainsi que celle de Charles VII ont été reconstituées.
la tour du Coudray qui a été érigée sous le règne de Philippe Auguste et qui a servi de prison en juillet et août 1308 pour le grand maître des Templiers, Jacques de Molay.

👉 Découvrez les informations sur la forteresse royale de Chinon

La visite se fait avec un histopad qui permet de visualiser le château tel qu’il était différentes époques.

Forteresse royale, l’incontournable si vous cherchez que voir à Chinon
Forteresse royale de Chinon avec la tour du Moulin vue depuis la ville basse

Tour de l'Horloge se dressant vers le ciel vue depuis la ville basse de Chinon

Tour de l’Horloge renfermant la cloche Marie Javelle depuis 1399

Elle a conservé sa façade occidentale et sa nef du 11e siècle.

A voir à l’intérieur : une série de peintures murales de la fin du 15e siècle dans la chapelle sud, un bas-relief daté de l’an mil et représentant une crucifixion dans la nef.

Attention à ses horaires d’ouverture !

👉 Pour consulter les horaires, accédez à cette page

Au 1er étage du narthex, bas-relief de la crucifixion de l’an Mil (au centre) et peintures murales du début du 13e siècle

Fontaine de pitié : le sang du Christ alimente un bassin (peintures murales fin 15e siècle)

Sur le côté nord du parvis, on peut voir les maisons canoniales bâties en tuffeau.

Panorama en direction de la collégiale Saint-Mexme (à gauche) et de l’église Saint-Étienne (à droite)

Elle a été reconstruite entre 1460 et 1490 et son style est d’architecture gothique flamboyant.

🔍 A voir à l’extérieur, la base du clocher carré qui est le seul vestige de l’église primitive du 11e siècle et le portail occidental du 15e siècle.

🔍 A voir à l’intérieur, la statue guerrière de Jeanne d’Arc en marbre blanc datée de 1900 et les vitraux du 19e siècle de l’abside réalisées par l’atelier Lobin de Tours.

Vitrail de 1881 de la reconnaissance de Charles VII par Jeanne d’Arc

La nef et le chœur ont été reconstruits dans la seconde moitié du 12e siècle. La voûte en croisée d’ogives est de style gothique angevin (13e siècle).

L’édifice est agrandi aux 15e et 16e siècle.

Clocher du 12e siècle couronné par une flèche octogonale au 15e siècle

Elle se trouve à l’est de la ville, et pour y parvenir, il faut emprunter :

  • soit la rue Paul Huet puis remonter l’impasse Sainte-Radegonde.
  • soit le GR3 qui part à flanc de coteau et le long duquel on découvre des entrées d’anciennes habitations troglodytes.

Datant du 12e siècle, elle est en partie creusée dans le rocher, à l’endroit où vivait un ermite au 6e siècle que la reine Radegonde était venue voir. Elle abrite un puits antique creusé dans la roche et surtout une fresque murale de la fin du 12e siècle évoquant une scène de chasse royale à laquelle participeraient des Plantagenêt.

Attention à ses horaires d’ouverture !

👉 Pour consulter les horaires, accédez à cette page

Puits sacré antique

C’est certainement la plus belle de Chinon avec son enfilade de maisons à pans de bois et ses hôtels particuliers en pierre de tuffeau datés pour la plupart du 14e, 15e et 16e siècles.

Voici quelques-uns des plus beaux logis :

  • au n°19, la maison à pans de bois (15e siècle).
  • au n°34, la maison Bleue (14e siècle) qui est recouverte d’ardoises ce qui, à l’époque, est un signe de richesse en raison de son prix.
  • au n°38, la maison Rouge : ce serait la plus ancienne habitation de Chinon (14e siècle).
  • au n°44, la maison dite des Etats Généraux (15e et 16e siècles pour la façade côté rue) car Charles VII les y aurait réunis en 1427 et 1428; actuellement, elle abrite le musée du Carroi ou musée d’art et d’histoire.
    👉 Découvrez les informations sur le musée du Carroi
  • ​​​​​​​​au n°45, la maison d’angle dite des « Dragons à engoulants » (15e siècle) car deux têtes monstrueuses sont sculptées aux extrémités de la poutre qui se trouve sous l’encorbellement.
  • au n°48, l’Hôtel des Gouverneurs ou du Gouvernement (15e et fin du 17e siècle).
  • au n°58, l’Hôtel Poirier de Beauvais (16e siècle).​​​​​​​
  • au n°73, le palais du Bailliage (15e siècle et remanié au 17e siècle).
  • au n°81, l’Hôtel dit Bodard de la Jacopière (15e, 16e et 17e siècles).
  • l’Hôtel dit de la Maîtrise des Eaux et Forêts dont la façade sur rue date du 17e siècle alors que celle qui se dissimule derrière la lourde porte en bois remonte au 16e siècle.

Maison bleue

Hôtel Torterue de Langardière

Maison Rouge

Maison aux dragons engoulants

Maison des États Généraux

Au Grand Carroi (carrefour où se croisent les rues Jeanne d’Arc, Haute Saint-Maurice et du Grand Carroi)

Hôtel du gouverneur : la partie centrale avec l’escalier d’honneur et rampe en fer forgé date de 169

Hôtel particulier du 15e siècle

Hôtel dit de la Maîtrise des Eaux et Forêts

Hôtel Bodard de la Jacopière vu depuis le Quai Charles VII avec, en arrière-plan, le château du Milieu

On peut y voir l’envers du palais du Baillage dont la façade nord donne sur la rue Haute Saint-Maurice.

Façade sud du palais du Baillage

  • au n°7, la maison à pans de bois édifiée vers 1470.

C’est la continuité de la rue Haute Saint-Maurice en direction de l’est de la ville.

  • au n°59, la maison néogothique (19e siècle)

Maisons à pans de bois du 15e siècle aux n°71 et 73 de la rue Jean Jacques Rousseau

  • la salle du jeu de paume qui date du 16e siècle sise au n°10 de la rue du Jeu de Paume.

  • visiter les « caves painctes » qui sont d’anciennes galeries de carrière de tuffeau situées sous la forteresse royale qui ont servi au vieillissement du vin de Chinon depuis le 16e siècle.

👉 Pour en savoir plus sur les visites, consultez cette page

  • effectuer une excursion en gabare sur la Vienne :

👉 Pour découvrir les informations sur les excursions fluviales, rendez-vous sur cette page.

Ceci rappelle que Chinon fut un port important du Moyen Age jusqu’à son déclin au 19e siècle avec l’arrivée du chemin de fer. Le vin était embarqué sur des bateaux à fond plat et partait vers la Loire et Nantes.

  • le pont Eiffel et la promenade des Docteurs Mattrais :

Construit d’après les plans de Gustave Eiffel en 1874 pour permettre à la voie ferrée de franchir la Vienne, il se trouve près de la gare SNCF. D’ailleurs, si vous arrivez en train à Chinon, vous le verrez à condition de vous diriger vers le centre-ville en suivant, sur la gauche, l’avenue Gambetta. La Promenade des Docteurs Mattrais, avec ses magnifiques platanes, est au bout. Elle longe la rivière tout en vous offrant de belles vues sur le pont métallique mais aussi sur la forteresse.

C’était aussi là, près de la place Jeanne d’Arc, que se trouvait le plus important ports port fluvial de la ville.

Pont Eiffel

Forteresse royale vue depuis la promenade des Docteurs Mattrais

Cale à l’emplacement de l’ancien port de Chinon

Voici un aperçu chronologique des événements majeurs qui ont façonné Chinon à travers les siècles.

Chinon, ville de 8 121 habitants (INSEE 2022), présente plusieurs repères historiques significatifs, que voici :

  • 945 : le comte de Blois reçoit le comté de Touraine.
  • 10e siècle : début de la construction du château et de la fortification de la ville basse.
  • 1044 : la Touraine devient possession du comte d’Anjou.

Henri II Plantagenêt vient fréquemment à Chinon qui est devenu la capitale de son empire continental (il a épousé Aliénor d’Aquitaine en 1152 et ceint la couronne d’Angleterre en 1154). Il y est mort le 7 juillet 1189, trahi par ses fils Richard et Jean.

Le roi d’Angleterre, Jean sans Terre, fait renforcer la défense du château avec la construction des forts Saint-Georges et du Coudray.

  • 23 juin 1205 : les troupes de Philippe Auguste s’emparent du château après un siège de 9 mois.
  • 18 septembre 1214 : traité de Chinon lors duquel le roi Jean sans Terre reconnait la perte de tous ses territoires en France hormis l’Aquitaine, à la suite de la bataille de Bouvines.

13e siècle : édification des fortifications de la ville basse.

Entre 1427 et 1450, le dauphin Charles VII s’établit à Chinon après avoir fui Paris car la Touraine est pratiquement le seul territoire qui lui reste en France, le reste étant occupé par les Bourguignons ou les Anglais.

  • Octobre 1428 : le dauphin Charles VII y fait organiser des Etats Généraux.
  • 25 février 1429 : rencontre du dauphin Charles VII avec Jeanne d’Arc qui va le persuader d’aller se faire sacrer roi à Reims.
  • 1454 : le logis royal de Chinon devient la résidence de prédilection de la reine Marie d’Anjou, épouse de Charles VII qui avait reçue le domaine en douaire le 27 mai 1423.

Le château est peu à peu abandonné à partir du règne de Louis XI.

  • 1810 – 1820 : construction des quais le long de la Vienne en remplacement des fortifications.
  • 1874 : arrivée du train (ligne Tours -Les Sables d’Olonne).
  • 1937 : le vin de Chinon obtient son AOC.
  • 21 juin 1940 : entrée des troupes allemandes dans Chinon.
  • 30 août 1944 : Chinon et ses habitants retrouvent la liberté.
  • 14 juin 1963 : mise en service du premier réacteur de la centrale nucléaire de Chinon.
  • 30 novembre 2000 : inscription du Val de Loire sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.

Dans la rue Haute Saint Maurice

Que voir à Chinon ? Vous le savez maintenant. Bonne visite !

Pour prolonger votre découverte de la région, n’hésitez pas à consulter mes autres articles de blog :

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