Que faire à Grenoble ? Les incontournables à ne pas manquer en Isère

J’ai longtemps repoussé mon voyage à Grenoble, probablement à cause de la mauvaise réputation que certains médias donnent à la capitale des Alpes. Mais après avoir regardé une vidéo de Lorànt Deutsch, j’ai découvert que cette ville offrait bien plus que sa simple situation géographique au cœur des montagnes.

A mon arrivée, je me suis rendu à l’office de tourisme pour récupérer un plan avec un parcours, puis je suis parti explorer les incontournables de Grenoble. Et il y en a beaucoup !

Dans cet article, je vous partage mes coups de cœur pour découvrir que faire à Grenoble et profiter pleinement de la capitale de l’Isère.

Voici les solutions pratiques pour rejoindre Grenoble quand on n’a pas de voiture

Comptez environ 3h00 en TGV direct depuis Paris Gare de Lyon pour une distance de 600 km.

👉 Consultez les horaires des trains vers Grenoble sur le site de la SNCF

Depuis la loi de 2015 sur la libéralisation du voyage en autocar longue distance, des opérateurs ont ouvert des lignes de bus à bas coût qui desservent Grenoble :

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Le covoiturage est une bonne option pour se déplacer.

👉 Consultez les offres de trajets vers Grenoble sur Blablacar

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Si vous souhaitez visiter Grenoble, voici tout ce qu’il faut savoir pour profiter pleinement de votre séjour : plans de la ville, marchés, spécialités locales, bonnes adresses où manger et météo.

L’office de tourisme se trouve au n°14 de la rue de la République, à proximité des halles Sainte-Claire, à 1,6 km à pied de la gare SNCF.

👉 Consultez le plan pour visiter Grenoble distribué par l’office

👉 Voir le plan de Grenoble sur OpenStreetMap

👉 Consultez la carte détaillée de Grenoble et ses environs sur Géoportail

Un week-end suffit pour découvrir la ville, ses proches environs et profiter des musées gratuits.

J’utilise Booking.com pour repérer des hébergements qui me plaisent, puis je contacte directement l’établissement (hôtel, chambre d’hôtes, etc.) pour leur demander s’ils proposent un meilleur tarif en réservant en direct, sans passer par la plateforme, ce qui évite le paiement de la commission !

Sous les halles Sainte-Claire et sur la place aux Herbes : tous les matins excepté le lundi

Halles Sainte-Claire (elles ont été inaugurées en 1874)

  • Le gratin dauphinois
  • Les ravioles du Royans
  • Le Bleu du Vercors-Sassenage (fromage)
  • Le Saint-Marcellin
  • La noix de Grenoble
  • La tarte à la noix
  • « La Ferme à Dédé » au n°24 de rue Barnave
  • « Le Café de la Table Ronde » sur la place Saint-André (c’est le plus ancien café de la capitale des Alpes car il a ouvert en 1739).
  • « Le Gratin Dauphinois » au n°52 de l’avenue Felix Viallet

Je ne les ai pas utilisés : le centre-ville est accessible à pied depuis la gare, et les principaux sites sont proches les uns des autres.

👉 Accédez au site des transports de l’agglomération grenobloise

👉 Consultez les prévisions météorologiques pour préparer votre visite

Vous prévoyez de visiter Grenoble ? Voici une sélection des monuments et bâtiments historiques à ne pas manquer.

Pour explorer la ville, sachez que l’office de tourisme distribue gratuitement un plan avec un parcours (voir plus haut). Cependant, comme l’itinéraire est assez long et que je ne disposais de peu de temps, j’ai préféré me concentrer sur le centre historique et la montée au fort de la Bastille.

Il correspond peu ou prou à l’ancienne ville gallo-romaine fondée sur la rive gauche de l’Isère.

Les vestiges de l’enceinte gallo-romaine

Le principal se trouve au n°6 de la rue Lafayette, mais on peut en voir d’autres :

  • au chevet de la cathédrale
  • dans la rue Hector Berlioz avec la base de la tour dite de la Trésorerie
  • au sous-sol du musée de l’Évêché (voir plus bas)

Au n°6 rue Lafayette

Tour de la Trésorerie

la place Grenette

La fontaine date de 1825

La rue Jean-Jacques Rousseau

A voir :

  • au n°14, la maison natale de Stendhal
  • au n°17, la tourelle de l’Hôtel Rabot (mi 16e siècle)

La collégiale Saint-André

C’est la plus ancienne église de Grenoble (13e siècle) Elle est majoritairement construite avec des briques. Bâtie en pierre de tuf, la flèche a été achevée en 1335 et s’élève à 56 m de hauteur.

A savoir : le chevalier Bayard est inhumé dans le transept nord.

Collégiale Saint-André

La place Saint-André

Outre la statue de Pierre du Terrail, dit le chevalier Bayard, qui trône en son centre et le la présence du plus ancien café de Grenoble que Stendhal fréquentait, c’est le Parlement du Dauphiné qui donne tout son attrait à cet endroit. Ce bâtiment emblématique a été édifié au début du 16e siècle pour la partie en pierre blanche (style gothique flamboyant), tandis que l’aile en calcaire gris-bleu date de 1561.

Place Saint-André

La rue Chenoise

A voir :

  • au n°8, la maison Vaucanson (17e siècle) où vous pouvez rentrer pour aller contempler la belle cour intérieur d’influence italienne
  • au n°9, immeuble du 16e siècle
  • au n°10, une maison gothique
  • au n°20, c’est la plus ancienne maison d’habitation de Grenoble (fin 15e siècle) mais malheureusement l’accès à la cour n’est pas toujours possible !

Rue Chenoise

Escalier d’honneur à loggia dans la cour intérieure de la maison dite Vaucanson

Le groupe cathédral

Le site comprend la cathédrale Notre-Dame, l’église attenante Saint-Hugues, et le musée de l’Évêché, installé dans l’ancien palais épiscopal en briques. Si les bâtiments actuels datent du 13e siècle, le groupe cathédral trouve son origine au IVe siècle, autour de l’ancien baptistère.

A voir absolument dans la cathédrale :

  • le ciborium en pierre de Voreppe, peint en brun rouge, réalisé en 1455 avec une hauteur de 14,34 m et une largeur de 2,80 m.
  • les panneaux du 17e siècle en bois doré illustrant des moments de la vie de la Vierge.

Comme ils sont tous dans le chœur, on ne peut pas s’en approcher, dommage !

Le musée de l’Ancien Évêché abrite un impressionnant sous-sol archéologique, mis au jour lors des travaux de construction de la ligne de tramway voisine. On peut y observer les vestiges de l’enceinte gallo-romaine, de la porte Viennoise, mais surtout l’un des plus anciens baptistères de France.

👉 En savoir plus sur le musée de l’Ancien Évêché

Cathédrale Notre Dame

Ciborium

Le baptistère qui a servi du 4e au 10e siècle

Reconstitution du baptistère tel qu’il était au 10e siècle

Le musée de Grenoble et la tour de l’Isle

Il abrite, entre autres, une collection d’antiquités égyptiennes et l’un des important fonds de Beaux-Arts en France. La tour de l’Isle, qui lui est rattachée, accueille un cabinet de dessins. Au Moyen Âge, cette tour renforçait la défense de la ville à l’est.

👉 En savoir plus sur le musée de Grenoble

Tour de l’Isle (1391 1418) et, en arrière-plan, le bâtiment aux formes contemporaines du musée

La porte de France

C’est l’un des rares vestiges encore visibles de l’enceinte fortifiée construite sous l’administration du duc de Lesdiguières, à la fin du 16e siècle. Elle marquait autrefois l’entrée nord de la ville.

Porte de France (1615)

Le quai Barrière

Avec ses alignements de maisons aux façades colorées, il évoque presque la ville de Lyon s’il n’y avait pas les fameuses « bulles » du téléphérique de Grenoble qui passent juste au-dessus.

Vue prise depuis le pont Marius-Gontard

Maisons colorées le long du Quai Barrière

Façade du 19e siècle de l’ancien Parlement du Dauphiné vu depuis le quai Barrière

Passerelle Saint-Laurent (1837)

La rue Saint-Laurent

Durant le 20e siècle beaucoup d’Italiens sont venus y habiter pour travailler dans l’industrie du gant.

Rue Saint-Laurent

Au bout de la rue, on parvient à la Casemate. Edifiée entre1830 et 1835, elle venaient renforcer les défenses du fort de la Bastille.

Porte Saint-Laurent (1615)

Le musée de l’archéologie

Installé dans l’église désacralisée Saint-Laurent, il offre un cadre exceptionnel pour remonter le temps. Il abrite une nécropole utilisée pendant plus de 1 500 ans, dont les vestiges sont visibles in situ. Le lieu a été fouillé pendant 17 ans par les archéologues, et des panneaux expliquent les résultats de leurs découvertes. Plus de 1 500 sépultures y ont été dégagées dont les plus anciennes remontent au 4e siècle et les plus récentes au 18e siècle puisque le cimetière a été fermé en 1793.

Il y a aussi un endroit remarquable, qui est la crypte mérovingienne, datant du 6e siècle, l’une des plus anciennes et des mieux conservées de France.

Comme tous les musées de Grenoble, son accès est gratuit et, de plus, on vous remet un audioguide pour rendre votre visite plus instructive.

👉 En savoir plus sur le musée archéologique Saint-Laurent

Eglise Saint-Laurent

C’est au 11e siècle que l’église, le cimetière et les terres sont donnés aux moines bénédictins de Saint-Chaffre en Velay. En 1012, ils fondent un prieuré, puis reconstruisent l’église au12e siècle dans le style roman, en y ajoutant un cloître.

Crypte Saint-Oyand

Chapiteaux du 7e siècle de la crypte Saint-Oyand

Un peu d’histoire :

C’est le duc de Lesdiguières qui, après avoir pris Grenoble en 1590 en arrivant de la Chartreuse, ordonne la construction de fortifications sur ce flanc jusqu’alors mal défendu.

Mais la forteresse de la Bastille telle qu’on la voit aujourd’hui date principalement de la période 1838-1853. A cette époque, le général Haxo fait édifier un dispositif défensif jugé imprenable, pour protéger la ville, alors proche de la frontière avec le duché de Savoie.

Finalement, en 1860, les États de Savoie sont rattachés à la France… et le fort ne connaîtra jamais le feu des combats.

Comment s’y rendre ?

On peut y monter en empruntant le téléphérique ou plutôt « les bulles », mais aussi en y allant à pied. C’est ce que j’ai fait en continuant le chemin qui passe devant le musée de l’Archéologie et qui est balisé en rouge et blanc qui sont les marques du GR.

Situé à 476 m d’altitude, le dénivelé positif est de 260 m environ et il faut bien compter une quarantaine de minutes d’ascension.

👉 Toutes les informations pratiques à savoir sur le téléphérique sont ici

A force de grands lacets, on progresse jusqu’au dernier tiers de la montée, où l’on emprunte des escaliers, dont certains passent par des galeries. On passe ainsi d’un niveau à un autre de ce fort, dont la défense paraît complexe tant il est étendu sur tout le relief abrupt de la montagne.

Quand on parvient à la gare d’arrivée des télécabines, il y a juste à côté un restaurant panoramique, et au-dessus, un belvédère avec des panneaux d’orientation.

L’exposition est plein sud, donc si vous montez à midi, vous aurez le soleil en face. Par contre, le soir, la chaîne de Belledonne est bien éclairée, et si le temps est clair, vous pouvez apercevoir le Mont Blanc.

C’est en 1976 que ces « bulles » ont remplacé l’ancienne cabine du téléphérique

Le fort, le sommet de l’Écoutoux (1 200 m), la vallée du Grésivaudan, la chaîne de Belledonne
et le Mont-Blanc en arrière-plan

Panorama en direction de la chaîne de Belledonne avec les 3 tours de l’Ile Verte (98 m de hauteur)

Panorama en direction du massif du Taillefer

Le centre historique avec le clocher porche de la cathédrale

Le cours Jean Jaurès long de 7,8 km

Pour profiter de la vue , je suis redescendu en empruntant le téléphérique.

Le musée du Dauphinois

Il occupe l’ancien couvent de la Visitation de Sainte-Marie-d ‘En-Haut fondé en 1621 sur la colline du Rabot.

A découvrir : les jardins en terrasses, le cloître, la chapelle ornée de peintures baroques, ainsi que les expositions permanentes consacrées à la vie dans les Alpes, sans oublier les expositions temporaires.

👉 En savoir plus sur le musée Dauphinois

La gare basse du téléphérique et le clocher de la collégiale Saint-André

Grenoble, ville de 156 389 habitants (INSEE 2022), possède un passé riche. Pour mieux la comprendre, voici quelques repères historiques marquants :

Le peuple gaulois des Allobroges occupent le Dauphiné avant la conquête romaine.

43 avant J.-C. : première mention officielle de Cularo.

Elle fait partie du territoire de la cité de Vienne.

286 – 293 : devenue chef-lieu de cité, Cularo est entourée par une enceinte protégée par des fossés remplis d’eau (1,5 km de long pour protéger environ 9 hectares).

375 – 383 : sous le règne de l’empereur Gratien, Cularo devient Gratianopolis, nom qui évoluera plus tard en « Grenoble ».

Au 4e siècle, la cité de Vienne : Domnin est le 1er évêque connu de la ville.

11e siècle : les comtes d’Albon (ou dauphins de Viennois) choisissent Grenoble au lieu de Vienne pour capitale et, comme le Dauphiné est situé sur la rive gauche du Rhône, on se trouve dans le Saint-Empire Romain Germanique.

Nuit du 14 au 15 septembre 1219 : inondation catastrophique du Drac qui va causer la mort de milliers de Grenoblois.

1349 : ruiné veuf à son retour de croisade smyrniote, Humbert II cède le Dauphiné à la France par un acte appelé le « transport »; cet accord marque l’origine du titre de « dauphin » porté ensuite par tous les héritiers du trône de France.

1453 : le dauphin Louis II, futur roi de France Louis XI institue le Parlement du Dauphiné.

1562 : les Protestants commandés par la baron des Adrets saccagent Grenoble.

20 décembre 1590 : après un mois de siège, les troupes du duc de Lesdiguières s’emparent de Grenoble aux mains des Ligueurs (guerre de Religion).

Rapidement, il va réussir à instaurer la concorde dans la ville et il va entreprendre la réalisation de grands travaux dont l’édification d’une nouvelle enceinte.

Au 17e siècle, dans le cadre de l’endiguement du Drac et du recul de sa confluence avec l’Isère pour limiter les risques d’inondation, le cours Jean-Jaurès est aménagé. Long de 7,8 km, il devient lle plus : long cours rectiligne de France.

23 janvier 1783 : naissance de Stendhal.

8 mai 1788 : le roi Louis XVI décide de réformer la justice et donc les Parlements ce qui va déplaire aux Grenoblois car la place de cette institution est très importante dans la ville.

17 juin 1788 : « Journée des tuiles » qui est considérée comme le point de départ d’un mouvement qui va déclencher la Révolution française.

7 mars 1815 : entrée triomphale de Napoléon dans Grenoble après son départ de l’île d’Elbe.

Au 19e siècle, l’hydroélectricité va favoriser le développement de l’industrialisation de Grenoble.

1925 :

  • déclassement des fortifications qui va permettre à la ville de s’agrandir
  • c’est à l’occasion de l’Exposition internationale de la Houille blanche et du Tourisme que la tour Perret est édifiée : c’est la première tour en béton armé construite dans le monde (elle se trouve dans le parc Mistral).

1934 : inauguration du téléphérique urbain de Grenoble qui fait partie des tout premiers au monde, aux côtés de ceux de Rio de Janeiro et du Cap.

11 novembre 42 : occupation italienne puis, dès septembre 1943, arrivée des Allemands.

22 aout 1944 : libération de Grenoble

Février 1968 : organisation des JO d’hiver.

Que faire à Grenoble ? Vous le savez maintenant. Bonne visite !

Grenoble est un point de départ parfait pour partir marcher en montagne :

Randonnée sur le plateau d’Emparis : du Chazelet au lac Noir

Randonnées dans les Alpes autour de La Bérarde (Parc des Écrins)

mais aussi pour aller visiter :

Chambéry (à 59 km)

Vous connaissez Grenoble ? N’hésitez pas à partager vos impressions et coups de cœur en commentaire, à faire part d’informations complémentaires qui pourraient intéresser les lecteurs, à partager cet article sur Facebook, Pinterest, Instagram, etc … et, si vous avez des questions, je vous y répondrai. Vous pouvez également consulter ma page Facebook. Aucune copie autorisée sur ce blog.

Avertissement : toutes les informations sont données à titre indicatif et n’engagent nullement la responsabilité de l’auteur.

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