Fréjus, dans le Var, fait partie de ces villes que l’Antiquité a dotées de bâtiments majeurs, car elle était une cité importante en tant que grand port militaire sur la Méditerranée. De nos jours, ce port n’existe plus, car la mer a reculé de plus d’un kilomètre, en raison des sédiments apportés par la rivière Argens. Cependant, la ville a conservé d’importants vestiges archéologiques. Et même s’ils sont moins spectaculaires que ceux d’Arles, de Nîmes ou encore d’Autun, ils méritent le détour. De plus, Fréjus a la chance d’abriter un remarquable groupe cathédral ainsi qu’un centre historique aux maisons aux façades colorées. Sans oublier que c’est aussi une station balnéaire, avec ses plages de sable fin, située entre les massifs des Maures et de l’Estérel. Pour toutes ses raisons, c’est une ville à visiter absolument !


Comment venir à Fréjus :
Voici les solutions pratiques pour rejoindre Fréjus quand on n’a pas de voiture.
En train :
En train depuis :
- Paris Gare de Lyon, comptez environ 5h29 (meilleur temps de parcours) pour une distance de 911 km avec emprunt de la ligne à grande vitesse de Paris à Marseille; attention : il n’existe pas de TGV direct donc un changement est à prévoir aux Arcs-Draguignan ou Saint-Raphaël.
- Nice, 1h20 pour une distance de 66 km
- Marseille, 1h40 pour 158 km avec changement aux Arcs-Draguignan
👉 Consultez les horaires des trains vers Fréjus sur le site de la SNCF
En covoiturage
Le covoiturage est une bonne option pour se déplacer.
👉 Consultez les offres de trajets vers Fréjus sur Blablacar
Avec Omio
Le comparateur Omio vous aide à trouver tous les horaires, les trajets les plus rapides et à comparer les meilleurs prix parmi de nombreuses compagnies de transport.
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Informations pratiques pour visiter Fréjus
Si vous souhaitez visiter Fréjus, voici tout ce qu’il faut savoir pour profiter pleinement de votre séjour : plans de la ville, durée, hébergement, marchés, spécialités locales, bonnes adresses où manger, transport en commun et météo.
Office de tourisme de Fréjus et plans de la ville
L’office de tourisme se trouve sur la la place Clémenceau, à l’extrémité de la rue Jean Jaurès, à 550 m à pied de la gare SNCF. C’était l’emplacement du forum romain.
👉 Consultez le plan pour visiter Fréjus distribué par l’office
👉 Pour consulter le livret découverte Fréjus conçue par l’office du tourisme, cliquez ici
👉 Voir le plan de Fréjus sur OpenStreeMap
👉 Consultez la carte détaillée de Fréjus et ses environs sur Géoportail
Combien de temps faut-il pour visiter Fréjus ?
Environ une journée entière pour découvrir l’essentiel.
Où se loger pour pas trop cher :
Personnellement, j’ai réservé une chambre dans un hôtel après consultation du site booking.com
Le marché en plein air de Fréjus
Il a lieu tous les mercredis et samedis matin au cœur du centre historique de la ville.
Découvrir les spécialités locales de Fréjus et de ses environs
- La bouillabaisse (soupe de poisson)
- les fruits de mer
- la daube provençale (ragout de bœuf mijoté)
- la ratatouille qui est un mijoté de légumes méditerranéens
- la tapenade qui est une pâte à base d’olives
- Les farcis provençaux
- la tarte tropézienne
- les navettes qui sont des biscuits parfumés à la fleur d’oranger
- les vins de Provence produit aux environs de Fréjus, etc …
Quelques bonnes adresses de restaurants fréjussiens :
- « Le Directoire » au n°71 du boulevard de la Libération (front de mer)
- « Dip Restaurant » au n°719 du boulevard de la Mer
- « A Table » au n°137 de la rue Grisolle dans le centre historique
Prendre ou non les transports en commun fréjussiens ?
La ville étant très étendue, il peut s’avérer utile de les emprunter.
👉 Accédez au site des transports « agglobus »
Météo à Fréjus
👉 Consultez les prévisions météorologiques pour préparer votre visite

Que voir à Fréjus : les lieux incontournables
Vous prévoyez de visiter Fréjus ? Voici une sélection des endroits à ne pas manquer. Si une grande partie des monuments et édifices se trouve dans le centre historique, d’autres sont situés un peu plus à l’écart. C’est pourquoi j’ai choisi de les regrouper en trois grandes périodes, afin de vous offrir une visite plus claire et structurée :
- la période gallo-romaine
- la période médiévale
- les temps « modernes » à partir du 19e siècle
Fréjus et les monuments gallo-romains
La porte des Gaules
C’est le monument le plus proche de la gare SNCF, puisqu’il se trouve à moins de 100 m. Malheureusement, elle a été murée au 19e siècle mais son plan en demi-cercle a été conservée. C’est par ici que passait la via Aurélia, tracée au 3e siècle après J.-C., dont on aperçoit encore des dalles dans le sol. En traversant la ville, elle se confondait avec le décumanus maximus (axe est-ouest). La

L’amphithéâtre (les arènes)
Sa construction remonte à la fin du 1er – début 2e siècle. Bien qu’il soit proche de la porte des Gaules, il a été édifié à l’extérieur des remparts. Sa partie nord prend appui contre la colline ce qui permet d’éviter la construction de murs rayonnants à cet endroit. Il pouvait contenir environ 10 000 spectateurs, venus assister à des spectacles de chasse, des combats de gladiateurs et des exécutions de prisonniers.
Quelques chiffres : 112,75 m sur 82,65 m (dimension de l’amphithéâtre) et 69,37 m sur 39,17 m pour l’arène, c’est-à-dire l’espace central où se déroulaient les spectacles.
Au 4e siècle, à la suite de l’interdiction des combats de gladiateurs ordonné par Constantin, les arènes sont abandonnées. Avec le temps , elles se transforment en carrière de pierres.
En 1840, elles sont classées au titre des monuments historiques ce qui va préserver ce qu’il en reste.
En 2009, un chantier au résultat très controversé démarre. L’objectif était de redonner une vie à l’amphithéâtre en le reconstituant, tout en employant des matériaux contemporains tel que le béton et le métal. Pour beaucoup de personnes, c’est un véritable massacre archéologique qui a eu lieu car le résultat ne donne pas l’impression de se retrouver dans un lieu antique. En effet, le béton cache les vestiges romains et, ce qui n’arrange rien, des tôles ondulées sont posées sur tout le pourtour extérieur des arènes dans l’attente des futurs travaux visant à recréer le niveau supérieur disparu. Actuellement, la hauteur atteint 13 m, alors qu’à l’époque antique, le mur culminait à 21 m.
Comment l’architecte des Bâtiments de France a-t-il pu donner l’autorisation de faire ces travaux là ? Une tentative d’explication serait que le lieu était en ruine, continuait de se dégrader et ne servait plus à rien. La catastrophe de Malpasset survenu en 1959 n’a rien arrangé. De plus, la reconstruction des arènes en pierre aurait coûté un prix faramineux et la présence du béton permettrait de mieux mettre en valeur les structures antiques préservées par les siècles …. Ce n’est qu’un avis.
Pour le visiter, il faut payer un droit d’entrée modique.
👉 En savoir plus sur les conditions de visite de l’amphithéâtre



L’enceinte gallo-romaine
Elle est encore bien visible à certains endroits. Outre la porte des Gaules, il faut se rendre dans le jardin du Clos de la Tour qui est bordé au nord par un pan de mur d’enceinte comportant les restes d’une tour. En traversant la rue Gustave Bret, on peut continuer de suivre la trace du mur qui se confond avec l’aqueduc. Après un virage à angle droit, l’enceinte continue jusqu’à l’avenue du 15e Corps d’Armée où subsiste un vestige de l’ancienne porte de Rome.

L’aqueduc
Alors qu’on vient de voir qu’une partie de ce dernier était intégré dans la fortification, de hautes piles se dressent dans le champ qui se trouve le long de l’avenue du 15e Corps d’Armée. Edifié vers 60 après J-C., il aurait servi durant 250 ans environ. S’étendant sur 42 km depuis Mons, il s’acquittait d’un dénivelé de 482 m avec une pente de 1,2 % pour acheminer l’eau jusqu’au cœur de la cité.


Il faut remonter l’avenue jusqu’à un grand rond-point, le traverser, puis entrer dans le parc Aurélien, pour découvrir d’autres vestiges de l’aqueduc avant qu’il ne devienne souterrain.


Le théâtre
Il date du 1er siècle après J.-C..
Malheureusement, il est très abimé et les vestiges les plus visibles sont les murs rayonnants qui supportaient les gradins. De nos jours, un théâtre de structure métallique a été installé pour rappeler la fonction du lieu à l’époque antique. D’ailleurs, depuis 1997, il accueille de temps en temps des évènements culturels.
Entrée gratuite au n°175 de l’avenue du Théâtre Romain.


Les anciens thermes
Autrefois très étendus, il n’en subsiste aujourd’hui que la porte d’Orée, vestige de la structure qui abritait le frigidarium.. Il faut se rapprocher du pont de chemin de fer pour bien la voir.

Le musée archéologique
Une toute petite partie des découvertes issues des fouilles y est exposée, répartie en quatre salles thématiques. Parmi les plus belles pièces à voir, il y a :
- la tête bicéphale dite d’Hermès en marbre blanc de Carrare
- la tête attribuée à Jupiter en marbre blanc de Carrare
- la mosaïque « à la panthère »
On peut également y découvrir des céramiques, de la vaisselle, des urnes funéraires, ainsi que la reconstitution d’une villa gallo-romaine mise au jour sous la place Formigé.
👉 En savoir plus sur les conditions de visite du musée archéologique
Une petite partie des découvertes issues des fouilles y est exposée, répartie en quatre salles thématiques. Parmi les pièces les plus remarquables :
- la tête bicéphale dite d’Hermès, en marbre blanc de Carrare
- une tête attribuée à Jupiter
- la mosaïque « à la panthère »


La crypte archéologique
C’est une découverte majeure qui a été faite lors de la construction d’un immeuble au n°305 du boulevard Aristide Briand. En effet, en 2008, alors que les fouilles préventives étaient terminées et les travaux lancés, les ouvriers ont mis au jour une structure gallo-romaine qui s’est avéré être un vivier. Les travaux ont du être stoppés et les archéologues rappelés. Ainsi tout le sous sol a été aménagé pour permettre de visiter ce qui fut d’abord une une citerne alimentée par la nappe phréatique, destinée à fournir de l’eau douce aux marins, avant de devenir un vivier à poissons. On y voit très bien les canaux d’alimentation creusés depuis la mer qui, à cette époque, se trouvait à proximité et le bassin de décantation. Il aurait servi de 40ou 50 après J.-C. jusqu’à la fin du Ier siècle (sans certitude).
Le lieu se découvre tous les mercredis avec l’Office de tourisme, en visite guidée comprenant également le musée archéologique, pour mieux comprendre la configuration de Fréjus à l’époque romaine.
👉 En savoir plus sur les conditions de visite

La butte Saint-Antoine
Elle se trouve au sud de la voie ferrée, le long de du boulevard Séverin Decuers. On y voit le mur de soutènement occidental qui faisait également office de rempart. Cette butte surplombait le golfe et le port. On y aurait construit le bâtiment de la préfecture maritime à la fin du 1er siècle avant J.-C. – début du 1er siècle après J.-C..

La lanterne d’Auguste
Pour y parvenir, il faut contourner la butte en quittant le boulevard Séverin Decuers pour prendre sur la gauche le chemin de la lanterne d’Auguste. Dans un premier temps, on longe les fortifications, puis après un virage à angle droit, on suit le tracé de l’ancienne digue dont il reste encore des vestiges. Celle-ci protégeait le port de Fréjus, situé à gauche et devenu zone non constructible. A son extrémité, la tour qui est encore debout de nos jours, servait d’amer. A l’époque, les phares n’existaient pas et les navigateurs utilisaient des point d’alignement pour se repérer en mer .

Fréjus à l’époque médiévale : le groupe cathédral
Le groupe comprenait la cathédrale, l’église Saint-Etienne, le cloître, le baptistère et le palais épiscopal.
– La cathédrale Saint Léonce
Depuis 1985, elle est co-cathédrale du diocèse Fréjus-Toulon.
Sa principale caractéristique est d’être formée de deux nefs, ce qui en fait une église double comme à Cavaillon, Aix en Provence et Apt.
Côté sud, c’est l’emplacement de la cathédrale Notre Dame, dont l’édification remonte à la première moitié du 5e siècle. Reconstruite au 13e siècle, elle est dotée d’une voûte à la croisées d’ogive dite « lombarde », d’une tour-clocher (la flèche avec ses tuiles vernissées date du 16e) et d’une abside surmontée d’une tour crénelée.
Côté nord, c’est l’ancienne église Saint-Etienne. Elle a été bâtie contre la cathédrale entre 975 et 1038 (style roman). Reconstruite entièrement au 13e siècle, elle est recouverte d’une voûte en plein cintre.
De nos jours, les deux nefs communiquent entre elles grâce à l’ouverture de trois arcades.
A voir à l’intérieur :
- le retable Sainte-Marguerite dont la peinture à la détrempe sur bois date du 15e siècle, posé sur l’autel de pierre du 11e siècle de l’église Saint-Etienne.
- l’orgue

– Le baptistère
C’est l’un des plus anciens de France car son origine remonte au 5e siècle. Situé à gauche de l’entrée de la cathédrale, il est facilement reconnaissable à l’extérieur par sa forme octogonale à pans coupés. A l’intérieur, il y a toujours le bassin central dans lequel on baptisait les catéchumènes, et tout autour, des absidioles ainsi que huit colonnes qui proviennent d’édifices romains. Le lieu sert toujours aux baptêmes.
Hors visites guidées (voir plus bas), le baptistère est visible au travers d’une belle grille forgée qui a été installée au 18e siècle.

– Le cloître
A la différence de la plupart des cloitres qui sont insérés dans un monastère, celui-ci ne l’est pas car il servait de lieu de passage pour les chanoines qui voulaient accéder à la cathédrale.
C’est au 13e siècle que les quatre galeries sont créées. Puis, entre 1350 et 1370, un étage est ajouté. Pour ce faire, le rez-de-chaussée est recouvert d’une charpente en mélèze destinée à recevoir un plafond à caissons. Les triples encorbellements sur les côtés ont été décorés avec des peintures sur closoirs ce qui est unique en France. A l’origine, il y en avait 1 235 et de nos jours il en reste 300. Ces dernières représentent des scènes quotidiennes de la vie religieuse et profane ainsi qu’un bestiaire (animaux fantastiques).
Les colonnettes du cloître sont en marbre blanc de Carrare et les chapiteaux représentent des motifs végétaux.
Les marches qui permettent d’accéder à l’étage proviennent des gradins de l’amphithéâtre romain !
A la Révolution, le lieu est vendu comme bien national et saccagé. Entre 1922 et 1931, Jules Formigé est chargé de le restaurer entièrement.
Pour le découvrir, il faut payer un droit d’entrée.
Sachez que des visites guidées sont organisées tous les jours à 11h et 15h qui permettent :
- d’en savoir plus le cloître
- de découvrir les vantaux sculptées du portail d’entrée de la cathédrale (1530)
- de pénétrer à l’intérieur du baptistère
👉 En savoir plus sur les conditions de visite du cloître et du baptistère



– Le palais épiscopal
Occupant tout le côté est de la place Formigé, l’ancien palais épiscopal – son aspect actuel date de 1825 – sert de mairie depuis 1905.

C’est aussi au Moyen Age qu’une enceinte a été construite pour protéger la ville réduite à une superficie de 5 hectares.
– Les vestiges du mur d’enceinte médiévale
La tour la mieux conservée se trouve dans la rue de Grisolle. Cependant, on peut en apercevoir une autre depuis la place Paul-Albert Février en levant les yeux au-dessus du bâtiment qui abrite le restaurant l’Absolu.

Fréjus depuis la fin du Moyen Age
C’est un peu un catalogue à la Prévert, mais dans cette partie je vous énumère un certain nombre d’endroits plus ou moins récents à ne pas manquer lors de votre visite à Fréjus.
– Les vestiges du mur d’enceinte du 16e siècle
Outre la tour ronde qu’on peut voir sur la gauche de la porte des Gaules (voir plus haut) et celle qui s’élève près de la porte d’Orée, un large pan de cette enceinte est visible à proximité de l’office de tourisme.


– La villa Marie
De style éclectique, elle s’élève au milieu d’un parc à la française de 2 hectares ouvert au public dont l’accès est situé au n°447 de l’avenue Aristide Briand. L’ensemble a été réalisé au début du 20e siècle. De nos jour, la demeure sert de bibliothèque municipale mais des visites y sont parfois organisées par l’office de tourisme
Info pratique : 700 m à pied à parcourir depuis l’office de tourisme.
– La villa Aurélienne
Elle a été bâtie en 1889 pour le compte d’un riche Londonien. Elle occupe la hauteur du parc Aurélien, que nous avons déjà cité à propos des vestiges de l’aqueduc romain qui s’y trouvent.
Son style néo-palladien fait référence au grand architecte de la renaissance italienne, Andrea Palladio. Acquise par la ville en 1988 après avoir changé plusieurs fois de propriétaire, elle ne peut se visiter que dans le cadre d’organisations d’expositions temporaires.
Pour la photo, préférez le matin car c’est le moment où la façade et ses colonnades sont ensoleillées. Et puis, si vous avez du temps, profitez-en pour vous balader dans le parc boisé de 24 hectares.
Infos pratiques :
– distance depuis l’office de tourisme : 1,6 km à pied
– arrêt de bus le plus proche : Saint-Lambert desservi par les lignes 2 ,11 et 16.

– La pagode Hông Hiên Tu
L’endroit est surprenant. Inaugurée en 1919, elle a servi de lieu de culte pour les Vietnamiens venus combattre en France lors de la Première guerre mondiale.
Entretenue par des bénévoles, l’entrée est payante. Vérifiez les jours d’ouverture avant votre visite !
👉 En savoir plus sur les conditions de visite de la pagode
Infos pratiques :
– distance depuis l’office de tourisme : 2 km à pied
– si vous allez voir la villa aurélienne, cela vaut le coup de faire le détour
– arrêt de bus le plus proche : « Mémorial d’Indochine » desservi par les lignes 3 et 14.

– Le mémorial des guerres en Indochine
Il se trouve à côté de la pagode.
Inauguré en 1983 par le président Mitterrand, il regroupe les tombes de soldats morts pour la France durant les guerres d’Indochine (17 255 militaires identifiés et de 3 152 soldats inconnus) ainsi qu’un mur du souvenir sur lesquels on peut lire les noms de 35 000 soldats portés disparus ou dont les corps ont été restitués à leur famille.
Accès gratuit, mais attention aux horaires d’ouverture.
👉 En savoir plus sur les conditions de visite du mémorial
– La chapelle Notre Dame de Jérusalem
Elle est située à l’extérieur de la ville, à plus de 5 km du centre historique. Cependant, il est possible de s’y rendre avec le bus de la ligne 3. Il faut descendre à l’arrêt « Chapelle Cocteau » et marcher sur une distance de 500 m dans la pinède pour y parvenir.
Elle est édifiée à partir de février 1963. Sa décoration intérieure est confiée à Jean Cocteau. Ce sera sa dernière œuvre car il meurt en octobre de la même année. C’est son fils adoptif, Edouard Dermit, qui la terminera l’année suivante en s’aidant des dessins et études de l’artiste. En 1992, on y ajoute les mosaïques extérieures.
Entrée payante.
👉 En savoir plus sur les conditions de visite de la chapelle
– La mosquée Missiri
Elle aussi est éloignée du centre historique, à plus de 4 km. Empruntez les lignes de bus n°1, 15 ou 16 pour vous y rendre et descendez à l’arrêt « Caïs écoles ».
C’est une réplique de la mosquée de Djenné au Mali bâtie en 1930 dans un camp militaire où étaient cantonnés des soldats coloniaux sénégalais.
Attention : on y va uniquement pour y faire une belle photo car, malheureusement, le site est clôturé et vous n’avez aucune explication sur l’histoire de sa construction !

– Le musée de l’histoire locale
Installé dans une maison bourgeoise au n°153 de la rue Jean Jaurès, il « raconte » la vie des habitants aux 19e et 20e siècles.
👉 En savoir plus sur les conditions de visite du musée
– Port Fréjus
Après des siècles d’ensablement et d’éloignement de la mer ayant entrainé la disparition du port de Fréjus, la cité varoise a décidé de renouer avec son passé maritime. Ainsi, une marina sort de terre à partir de 1989 et, à partir de 2014, « Port Fréjus 2 » compte 850 anneaux pour amarrer les bateaux.
On peut se balader sur les quais mais il faut savoir que les distances sont importantes. En effet, les plages sont éloignées de 1,5 km environ du centre historique.
🚌 Accès aux plages par bus :
– base nature : lignes 1 ou C.
– plage des Sablettes : lignes 1, A ou C.

Quant à l’ancien port gallo-romain, son emplacement est toujours visible car il occupe un espace compris entre la lanterne d’Auguste, la butte Saint-Antoine, la porte d’Orée et le vivier romain (voir plus haut) qui n’est quasiment pas construit. Il est toujours en train d’être fouillé avec l’objectif d’être valorisé pour un jour être ouvert à la visite.
Fréjus à travers les siècles : repères historiques
Fréjus, ville de 58 422 habitants (INSEE 2022), possède un passé riche. Pour mieux la comprendre, voici quelques repères historiques marquants :
– 49 avant J.-C. : Jules César a besoin d’une base arrière pour s’emparer de Massalia qui s’est alliée avec Pompée durant la guerre civile qui oppose les deux hommes; c’est donc lui qui serait le fondateur de la cité et, d’ailleurs, elle va porter son nom : Forum Julii (marché de Jules).
– 43 avant J.-C. : pour la première fois, il est fait mention de la cité.
– 31 avant J.-C. : Octave la choisit pour y accueillir les galères de Marc Antoine et de Cléopâtre capturées lors de la bataille d’Actium; le port va devenir l’une des trois plus grandes bases navales de Méditerranée jusqu’au 3e siècle avec Misène et Ravenne.
27 avant J.-C. : Auguste fonde la colonie de Forum Julii : c’est le début du grand développement que va connaitre la cité avec la construction de bâtiments, à l’imitation de ceux qu’on retrouve à Rome : théâtre, amphithéâtre, forum, aqueduc et thermes.
1er et 2e siècles : apogée de la ville avec une superficie de 45 hectares et plus de 3 km de remparts qui l’entourent.

3e siècle : déclin et la superficie va se réduire à 5 hectares.
375 : l’existence d’un siège épiscopal à Fréjus est attesté
5e siècle : Saint-Léonce devient évêque de Fréjus.
572 : les Lombards pillent Fréjus.
574 : Saxons pillent Fréjus.
9e siècle : implantation des Sarrasins dans le massif des Maures.
973 : le comte de Provence, Guillaume 1er, chasse les Sarrasins et la paix revient dans la région.
10e siècle : Fréjus est gouverné par l’évêque.
Au Moyen Age, 4 foires annuelle sont organisées à Fréjus. On y produit du bois, des céréales, du vin de l’huile, etc …. Le port existe toujours mais il s’envase de plus en plus en raison de la proximité de l’Argens et un chenal long de 1 km doit doit être creusé pour rejoindre la mer.
1347 : épidémie de la grande peste.
1471 et 1475 : attaques des Barbaresques
Au 15e siècle, Fréjus devient un centre agricole important.
1481 : le rattachement de la Provence au royaume de France va entraîner la perte d’influence de l’évêque sur la ville.
1482 : Saint-François de Paule implore la Miséricorde divine qui sauve Fréjus de la peste
1525 et 1536 : Fréjus est occupée par les troupes de Charles Quint dans le cadre des guerres d’Italie qui opposent le royaume de France à celui des Habsbourg.
1563 -1588 = agrandissement de l’enceinte qui atteint 1 535 m de long et qui fait passer la superficie de la ville à 13 hectares; le coût de construction est exorbitant alors qu’elle est militairement obsolète et que le port n’existe plus et n’est plus qu’un marécage !
9 octobre 1799 : à son retour d’Egypte, Bonaparte débarque dans le Golfe de Fréjus pour préparer le coup d’état du 18 Brumaire et passe sa première nuit sur le continent dans l’hôtel Peyrremond qui est devenu l’hôtel Arena, au n°139 de la rue Charles de Gaulle.
C’est Sieyès, un natif de Fréjus, qui a signé le décret pour son retour d’Egypte.
27-28 avril 1814 : il fait étape à Fréjus dans une auberge – au n°129 rue Charles de Gaulle – où il passe la nuit avant de partir pour l’ile d’Elbe.
Vers 1860 : assèchement des marais et aménagement du boulevard de la Mer pour permettre à Fréjus de devenir une station balnéaire.
1863 : arrivée du chemin de fer.
19 novembre 1942 : occupation allemande
18 aout 1944 : Fréjus est libérée lors du débarquement de Provence qui a débuté le 15 août.
2 décembre 1959 : catastrophe de Malpasset (rupture du barrage) causant la mort de 423 personnes.
1987 : Fréjus reçoit le label de « Ville d’Art et d’Histoire ».
12 juillet 1989 : inauguration de Port Fréjus qui rappelle la présence de l’ancien port militaire et commercial de Fréjus durant l’antiquité.
Que voir à Fréjus ? Vous le savez maintenant. Bonne visite !
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