Que voir à Lamballe : les incontournables dans les Côtes-d’Armor

Située entre Saint-Brieuc et la côte d’Émeraude, Lamballe possède un patrimoine historique qui mérite le détour. Ancienne capitale du Penthièvre, elle est surtout connue pour son haras national, sans oublier ses maisons à colombages et sa curieuse collégiale médiévale.

Facile d’accès en train depuis Rennes ou Paris, la ville se découvre très bien à pied en quelques heures. Alors, que voir à Lamballe ? Voici les lieux incontournables pour profiter pleinement de cette cité bretonne.

Voici les solutions pratiques pour rejoindre Lamballe quand on n’a pas de voiture.

En TGV depuis Paris Montparnasse (2h20 minutes sans changement et 2h40 avec correspondance à Rennes pour un trajet de 454 km) :

👉 Consultez les horaires des trains vers Lamballe sur le site de la SNCF

En TER (train Express Régional) BreizhGo :

👉 Consultez les horaires des TER desservant Lamballe sur le site de la région Bretagne
(Dans l’onglet « Gare », inscrivez « Lamballe » puis cliquez sur « Rechercher »)

Le covoiturage est une bonne option pour se déplacer.

👉 Consultez les offres de trajets vers Lamballe sur Blablacar

Le comparateur Omio vous aide à trouver tous les horaires, les trajets les plus rapides et à comparer les meilleurs prix parmi de nombreuses compagnies de transport.

👉 Accédez au comparateur de transports Omio

Si vous souhaitez visiter Lamballe, voici tout ce qu’il faut savoir pour profiter pleinement de votre séjour : plans de la ville, durée, marché, spécialités locales, bonnes adresses où manger et météo.

L’office de tourisme se trouve à l’entrée du haras national, à 800 m à pied de la gare SNCF.

👉 Consultez le plan du centre historique distribué par l’office

👉 Voir le plan de Lamballe sur OpenStreetMap

👉 Consultez la carte détaillée de Lamballe et ses environs sur Géoportail

Une demi-journée suffit pour découvrir tranquillement la ville en incluant la visite du Haras national. Si vous ne le visitez pas, comptez seulement deux à trois heures pour parcourir le centre-ville.

En parcourant le centre-ville de Lamballe, vous pourriez être surpris par le peu de commerces d’alimentation et même par le faible nombre de commerces tout court. Lors de ma visite, je n’ai trouvé qu’une seule boulangerie sur mon parcours, et encore par hasard. Il semble que la plupart des magasins se situent plutôt en périphérie. Si vous souhaitez pique-niquer, mieux vaut donc prendre vos précautions !

Tous les jeudis matin se tient le marché en plein air sur la place du Champ de Foire.

  • L’andouille fumée et le pâté de campagne
  • La galette de sarrasin (salée) et la crêpe de froment (sucrée)
  • Les coquilles Saint-Jacques de la baie de Saint-Brieuc et les moules de bouchot
  • Le far breton et le kouign-amann
  • Le cidre, etc …
  • « Les Cocottes Papotent » au n°12 de la rue Docteur Calmette
  • la crêperie « Ty-Coz » au n°35 place du Champ de Foire
  • « La Tête Noire » au n°8 de la rue du Four

👉 Consultez les prévisions météorologiques pour préparer votre visite

Le centre historique de Lamballe se découvre facilement à pied. Comme l’office de tourisme est éloigné de la gare et qu’il faut traverser toute la ville pour y arriver, je vous propose un circuit découverte de 4,2 km qui vous permettra de voir les principaux sites de la ville.

➡️ Suivez le circuit de découverte de Lamballe à pied (4,2 km).

Le plan ci-dessous permet de visualiser l’itinéraire et de le suivre directement sur smartphone.

Voir en plein écran

Les différents points numérotés correspondent aux sections de l’article.

En sortant de la gare, tournez à droite pour descendre le boulevard Jobert, puis, de l’autre côté du rond-point, faufilez-vous dans la venelle des Printeriaux pour entrer dans le jardin public Louis-Gouret, que vous traversez pour vous diriger vers :

C’est un édifice dont l’origine remonte au 14e siècle. Remaniée à plusieurs reprises au fil des siècles, elle présente aujourd’hui une architecture mêlant différentes périodes.

A voir à l’extérieur, le clocher qui date de la Renaissance

A voir à l’intérieur :

  • les retables en bois peint du 17e siècle
  • un orgue construit en 1777

En repartant, faites un détour par le jardin d’inspiration médiévale qui se trouve au sud de l’église, puis gagnez le centre historique de Lamballe en empruntant la rue Saint-Jean.

On en recense environ 70 dans le centre ancien de Lamballe. La plupart date du 16e et du 17e siècle. On peut en voir notamment dans les rues du Four, Saint-Jean, du Docteur-Calmette et autour de la place du Martray où se trouve la plus connue, celle dite du « Bourreau ».

Maison à colombages rue du Petit Boulevard à Lamballe
Rue du Petit Boulevard

Maisons à colombages rue Saint-Jean dans le centre historique de Lamballe
Rue Saint-Jean

Les maisons sises aux n°6 et 8 datent du 14e siècle et ont été remaniées au 18e.

Maison du Bourreau place du Martray à Lamballe
Maison dite du Bourreau (fin 15e siècle)

Fermant au nord la place du Martray, cette magnifique habitation s’appelait auparavant « maison du Bourceau » mais au 20e siècle, un vendeur de cartes postale eut l’ingénieuse idée de changer son nom en « Bourreau » pour faire décoller les ventes de cartes postales …! Légende ou réalité ? Mais ce qui est certain, c’est que jamais aucun bourreau n’a vécu ici.

Maison du XVIIe siècle place du Martray à Lamballe
Maison du 17e siècle sur la place du Martray
Maison à pans de bois place du Martray à Lamballe
Place du Martray

Depuis la place du Martray, empruntez d’abord la rue du Four pour revenir par la rue du Docteur Calmette. A voir surtout les n°5 de la rue du Four et les n°33 (16e siècle) et n°29 (17e siècle) de la rue du Docteur Calmette.

De retour sur la place du Martray, prenez la direction du haras national et de l’office de tourisme.

Créé en 1825, c’est l’un des plus importants haras de Bretagne. C’est ici qu’on élevait des étalons pour la reproduction et qu’on a contribué à améliorer les races de chevaux bretons, notamment le cheval de trait breton et le postier breton.

De nos jours, le haras organise des spectacles équestres et propose de découvrir le site lors de visites guidées payantes.

Toutefois, il est possible d’avancer dans l’allée centrale jusqu’à une barrière, ce qui permet d’apercevoir une toute petite partie du haras.

👉 En savoir plus sur le haras national de Lamballe

Allée centrale du haras national de Lamballe

Arbres en fleurs dans le haras national de Lamballe

Contournez par le nord le haras pour parvenir à :

C’est la plus ancienne église de Lamballe. D’origine médiévale, elle a été remaniée à plusieurs reprises au fil des siècles. Elle est ouverte à la visite durant la période estivale.

A voir à l’extérieur :

  • le clocher qui date du 16e siècle
  • le porche roman (11e siècle) surmonté d’un auvent en bois sculpté du 16e siècle dont la charpente est décorée de visages et de motifs sculptés.

Eglise Saint-Martin de Lamballe

Continuez de longer le haras pour parvenir à un ancien lavoir.

Lavoir et bief Saint-Martin à Lamballe
Lavoir et bief Saint-Martin

Puis suivez la rivière pour trouver, sur la droite, l’entrée du « chemin des Palefreniers » qui vous ramène sur la place du Champ de Foire et à l’office de tourisme. Dirigez-vous ensuite vers la rue du Général-de-Gaulle, puis tournez à droite pour remonter la rue de la Porte-Saint-Martin, qu’un petit passage réservé aux piétons prolonge jusqu’à la promenade du Château.

C’est l’un des principaux monuments historiques de la ville. Édifiée à partir de 1200, c’est l’ancienne chapelle du château disparu. Elle fut fortifiée au 14e siècle pendant la guerre de Succession de Bretagne.

Son nom vient d’une ancienne statue de la Vierge à l’enfant en albâtre, réputée miraculeuse et très vénérée par les habitants. L’original ayant été volé, la statue visible aujourd’hui à l’entrée du chœur est une réplique récente.

A voir à l’extérieur :

  • le portail roman sur le côté nord
  • la tour massive qui date de la période de fortification de l’édifice

A voir à l’intérieur :

  • un vestige du jubé polychrome, construit en 1414, qui sert aujourd’hui de buffet d’orgue (collatéral sud)
  • le chœur avec ses trois niveaux (grandes arcades, triforium et verrières hautes) qui évoque le gothique rayonnant
  • les deux gisants dans le collatéral nord
  • un vitrail de Max Ingrand
  • des vitraux modernes réalisés par les artistes Geneviève Asse (bleu) et Olivier Debré (jaune).

Le mur de soutènement, avec son crénelage qui ressemble à un rempart, date de la seconde moitié du 19e siècle.

Dalle funéraire dans la collégiale Notre-Dame de Grande Puissance à Lamballe
Dalle funéraire d’un Bertho, sieur de Lescouët

Intérieur de la collégiale Notre-Dame de Grande Puissance à Lamballe
Intérieur de la collégiale

Jubé servant de buffet d’orgue dans la collégiale de Lamballe
Jubé servant de buffet d’orgue

Vitraux modernes de Geneviève Asse et Olivier Debré dans la collégiale de Lamballe
Vitraux modernes de Geneviève Asse et d’Olivier Debré

Vitrail de Max Ingrand dans la collégiale Notre-Dame de Lamballe

Vitrail de Max Ingrand représentant l’Adoration de la Vierge (1956)

Après avoir profité du panorama sur la ville depuis le parvis de l’église, gagnez le chevet de celle-ci pour trouver un escalier de pierre abrupt qui vous permet d’arriver rue Notre-Dame et de regagner la basse ville, puis de traverser le Gouessant sur :

Ce petit pont en pierre offre un joli point de vue sur la rivière et sur la silhouette de la collégiale Notre-Dame dominant la ville. C’est vraiment l’endroit le plus photogénique de Lamballe.

Pont de Calmette sur le Gouessant à Lamballe

Pont de Calmette et vue sur la collégiale Notre-Dame à Lamballe

Si vous avez du temps, n’hésitez pas à faire l’aller-retour (1,6 km) en suivant les berges du Gouessant pour découvrir plusieurs anciens lavoirs utilisés autrefois par les habitants. Il y en avait environ 90 autrefois et il en reste encore une trentaine à Lamballe, dont la plupart se trouvent le long de cette portion de rivière.

Anciens lavoirs le long du Gouessant à Lamballe

Arrivé à la retenue d’eau, vous pouvez revenir sur vos pas et vous diriger vers la gare en prenant sur la gauche la rue Yves-Charpentier, dont l’entrée se trouve en aval du pont de Calmette.

Je ne suis pas allé le voir faute de temps, mais je signale sa présence pour ceux qui apprécient les moulins à vent, d’autant plus qu’il a conservé ses ailes. Il n’est visitable que lors des Journées du patrimoine.

Construit entre 1788 et 1829 sur le mont Boët, à l’ouest de Lamballe, il se trouve à environ 1,8 km aller-retour à pied depuis la place du Beloir, en contrebas de l’église Saint-Jean.

Lamballe, ville de 16 911habitants (INSEE 2022), possède un passé riche. Pour mieux la comprendre, voici quelques repères historiques marquants :

1034 : le duc de Bretagne donne en apanage à son frère cadet le comté de Penthièvre, dont fait partie Lamballe.

1090 : édification d’un château sur une hauteur et, peu à peu, une ville va se construire tout autour qui deviendra la capitale du comté.

16e siècle : le commerce des peaux prospère : des mégisseries et tanneries s’installent le long du Gouessan.

1420 : lors de la guerre de succession de Bretagne, Lamballe capitule; son enceinte est arasée et le château est détruit sur ordre du du duc Jean V.

1556 : le duc d’Etampes fait reconstruire le château.

1569 : le comté de Penthièvre est érigé en duché-paierie.

1625 : il est démantelé sur ordre de Richelieu car le seigneur de Penthièvre avait conspiré contre le roi.

1863 : arrivée du chemin de fer.

18 juin 1940 : début de l’occupation allemande.

1er aout 1944 : seul bombardement aérien de Lamballe durant toute la guerre.

6 août 1944 : la ville est libérée.

1er janvier 2019 : naissance d’une nouvelle commune portant le nom de Lamballe-Armor à la suite du regroupement de 3 communes : Lamballe, Morieux et Planguenoual.

Que voir à Lamballe ? Maintenant, vous le savez ! La visite de la ville est assez rapide mais elle permet de découvrir quelques lieux intéressants. Mes coups de cœur vont à la collégiale Notre-Dame de Grande Puissance, au point de vue depuis le pont de Calmette et à la maison du bourreau. Bonne visite !

Voir aussi mes articles en cliquant sur les liens suivants :

Randonnée au Cap d’Erquy

Cap Fréhel à pied : boucle de randonnée via Fort La Latte et le GR34

Saint-Cast-le-Guildo

Randonnée sur le GR34 : de Binic à Paimpol par le sentier des douaniers (côte du Goëlo)

Sans oublier les villes bretonnes accessibles en train depuis Lamballe :

Saint-Brieuc (21 km)

Rennes (81 km)

Visiter Rennes en une journée

Tréguier, les lieux incontournables à visiter dans les Côtes d’Armor

Randonnée sur le GR34 : de Binic à Paimpol par le sentier des douaniers (côte du Goëlo)

Vous connaissez Lamballe ? N’hésitez pas à partager vos impressions et coups de cœur en commentaire, à faire part d’informations complémentaires qui pourraient intéresser les lecteurs, à partager cet article sur Facebook, Pinterest, Instagram, etc … et, si vous avez des questions, je vous y répondrai. Vous pouvez également consulter ma page Facebook. Aucune copie autorisée sur ce blog.

Avertissement : toutes les informations sont données à titre indicatif et n’engagent nullement la responsabilité de l’auteur.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

YouTube
YouTube
Set Youtube Channel ID
Pinterest
Pinterest
fb-share-icon
Instagram
Retour en haut