Visiter Quimper en une journée, c’est l’occasion de découvrir ses sites incontournables. Située à la confluence de plusieurs rivières, dont la principale est l’Odet, Quimper fut autrefois la capitale historique du Pays de Cornouaille. De nos jours, on peut profiter du vieux Quimper avec ses maisons à pans de bois et sa cathédrale. Éloignée d’une vingtaine de kilomètres de l’océan, cette ville moyenne de Bretagne mérite vraiment qu’on y fasse étape avant de poursuivre vers les plages et les paysages remarquables de la côte bretonne.
Comment venir à Quimper
Voici les solutions pratiques pour rejoindre Quimper quand on n’a pas de voiture :
En train
Comptez entre 3h40 environ de temps de parcours depuis Paris Montparnasse pour une distance de 684 km :
Consultez les horaires des trains vers Quimper sur le site de la SNCF
En covoiturage :
Le covoiturage est une bonne option pour se déplacer.
Consultez les offres de trajets vers Quimper sur Blablacar
Avec Omio :
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Informations pratiques pour visiter Quimper
Retrouvez ici toutes les informations pratiques pour préparer votre visite à Quimper : plans de la ville, météo, marchés, spécialités locales et bonnes adresses où manger.
Office de tourisme de Quimper et plans de la ville :
L’office du tourisme se trouve proche de la cathédrale, au n°8 de la rue Elie Fréron, à 1 km à pied de la gare SNCF.
Consultez le plan du centre-ville de Quimper distribué par l’office
Voir le plan de Quimper sur OpenStreetMap
Géolocalisation sur Géoportail de Quimper et de ses environs
Le marché en plein air de Quimper
Il se déroule les mercredis et samedis matin au centre-ville.
Les spécialités locales de Quimper et des environs
- les galettes de sarrasin pour le salé
- les crêpes de froment pour le sucré
- l’andouille de Guémené
- le far breton
- le kouign-amann (attention, c’est très riche en beure et difficile à digérer !)
- le cidre
- le chouchenn (hydromel à base de miel et d’eau)
Ou bien manger (mes bonnes adresses)
- Crêperie « Ty Loulic » au 8 rue du Parc Cour Max Jacob
- Crêperie du Quartier
- La Krampouzerie
- Côté Bistrot
Météo à Quimper :
Consultez les prévisions météorologiques pour préparer votre visite
Les incontournables à voir à Quimper
En arrivant à pied depuis la gare, on longe l’Odet et ses nombreuses passerelles superbement fleuries. Ces passerelles datent de la fin du 19ème siècle. À cette époque, la plupart étaient privées, car elles faisaient partie des propriétés récemment construites sur la rive gauche de la rivière. Ce n’est qu’en 1960, lors de l’aménagement d’un boulevard sur la rive gauche, que la ville les a rendues publiques après avoir exproprié les terrains concernés.

La cathédrale Saint-Corentin
C’est un édifice dont la construction a débuté en 1240 pour s’achever en 1460, pour le gros de l’ouvrage. Les deux flèches de 75 mètres, de style néogothique, datent de la seconde moitié du 19ème siècle.
A l’intérieur, on peut voir que le chœur et la nef ne sont pas alignés (désaxement vers la gauche de 10 degrés) ! Diverses explications ont été données, mais, l’une des plus plausibles viendrait de la nature du terrain qui s’est révélé être instable lors de la construction du chœur. En effet, il y a la proximité de l’Odet et, lorsque les travaux de la nef ont débuté, pour éviter de la fragiliser dangereusement, les architectes ont choisi ce léger décalage.
A voir :
- la polychromie originelle du chœur telle qu’elle était au début du 15ème siècle lors de la dernière campagne de restauration de la cathédrale
- des vitraux de la même période
- une mise au tombeau qui est un moulage réalisé au 19ème siècle du groupe sculpté de la cathédrale de Bourges datant du 16ème siècle, etc ….
A noter : la présence d’une petite table en-dessous de la statue de Santig Du, surnommé le petit saint noir, avec du pain que viennent apporter quotidiennement des Quimpérois. Il s’agit d’un hommage qui est rendu à ce moine franciscain qui allait chercher quotidiennement cette nourriture pour nourrir les pauvres et, quand l’épidémie de peste est arrivée, il s’est occupé des malades à tel point qu’il a fini par la contracter et en mourir.


Le palais épiscopal
Situé à proximité de la cathédrale, c’était l’ancien palais des évêques de Cornouaille qui a été bâti entre le 17ème et le 19ème siècle. Cependant, sa partie la plus ancienne est la tour d’escalier dite de Rohan construite en 1507.
Aujourd’hui, il abrite le musée départemental breton, où sont exposés objets, costumes traditionnels, faïence, etc., qui racontent l’histoire du Finistère.
Plus d’informations sur le musée départemental breton
Les remparts
Edifiés au 13ème siècle – en fait, on ne connait pas vraiment la période de leur construction – et restaurés au 15ème siècle, ils s’étendaient sur une longueur de 1,5 km. Devenus inutiles après l’union de la Bretagne à la France, ils ne sont plus entretenus. Des vestiges sont encore visibles le long de l’Odet, dans la rue des Douves (tour du Nevet) et place de la Tourbie.


Maisons anciennes
On recense 73 maisons à pans de bois construites pour la plupart d’entre elles entre le 16ème et le 18ème siècle.
Voici une liste non exhaustive de belles maisons à ne pas rater :
- le plus bel ensemble se trouve dans la rue Kereon qui s’étire de la cathédrale au pont Médart.
Elle doit son nom la corporation des cordonniers et des bottiers qui furent parmi les premiers à s’installer en ce lieu. En 1762, un incendie y éclata et il fut décider de rebâtir les maisons en pierre.
Ne ratez les anciennes enseignes représentant un couple de Bretons disposés de part et d’autre de la rue, aux n°11 et n°12.
- la maison du Sénéchal au n°12 de la rue des Gentilshommes : sa grande façade en pierre date du 16ème siècle
- la maison des Cariatides (16ème siècle) au n°2 de la rue du Guéodet.
- la maison le Roy, dans la rue Treuz, serait la plus ancienne de la ville avec une origine qui remonterait au 14ème siècle.





Autres lieux à ne pas manquer :
- La place au Beurre :
Il y a au moins une dizaine de crêperies qui se sont ouvertes tout autour et il y a beaucoup de monde lors des heures de repas, quand il ne pleut pas ! Dans la rue du Sallé qui donne sur la place, allez voir de belles maisons à pans de bois.
- le jardin d’acclimatation de la Retraite :
Situé en haut de la rue Elie Fréron, il a été ouvert au public en 1979.
- le théâtre Max Jacob et ses jardins.
- le musée des Beaux-Arts :
Situé sur la place Saint-Corentin en face de la cathédrale, on peut y voir, entre autres, des toiles de peintres bretons, de l’école de Pont-Aven, une reconstitution du décor de la salle à manger de l’Hôtel de l’Epée réalisée par Jean- Julien Lemordant en 1905, etc ….
Plus d’informations sur le site du musée des Beaux-Arts de Quimper
- Le quartier de Locmaria (à 1 km à pied de la place Terre du Duc)
Situé sur la rive gauche de l’Odet, au sud, du centre-ville actuel, c’est le quartier historique de Quimper où l’on trouve :
- l’église prieurale de Locmaria :
De style roman, elle a été édifiée au 11ème siècle et modifiée aux 12ème et 16ème siècle. C’est le plus ancien monument de Quimper.
- Le prieuré :
Il a été construit au 17ème siècle et des vestiges d’un cloître y sont encore visibles.
- le jardin d’inspiration médiévale :
Créé en 1997 sur les bords de l’Odet, il a été labellisé « jardin remarquable »
- la faïencerie Henriot :
Sa présence rappelle que c’est dans ce quartier qu’on fabriquait la fameuse faïence de Quimper depuis plus 1690. Il est possible de suivre une visite guidée dans les ateliers ou/et de voir la boutique.
En savoir plus sur la faïencerie Henriot Quimper
Sinon, il y a un musée de la faïence à proximité :
Découvrez le musée de la faïence de Quimper
Ces entreprises de faïence et autres ont pu se développer car l’Odet a été longtemps navigable grâce aux marées et Quimper était un port important du département jusque dans les années 1960 ou il s’est déplacé en aval.
Les dates clés de l’histoire de Quimper
1er siècle après J.-C.
Une petite ville portuaire nommée Civitas Aquilonia s’implante sur les rives de l’Odet, dans le quartier actuel de Locmaria.
3ème siècle
La ville gallo-romaine est désertée.
9ème siècle
Fondation de Quimper à la confluence des rivières Odet et du Steïr, d’où son nom, puisque Kemper en langue bretonne signifie « confluent ».
La Cornouaille fut un royaume avant de faire partie du duché de Bretagne. À Quimper, deux pouvoirs se partageaient plus ou moins bien la gouvernance de la cité :
- celui de l’évêque dans la ville close
- celui du duc sur un territoire compris entre le Steïr, l’Odet et le faubourg de Bourg-les-Bourgs
13 ou 14ème siècle
Élévation d’une enceinte autour de la ville.
1341 – 1365 : guerre de succession de Bretagne
À la mort du duc Jean II, deux prétendants briguent le trône ducal :
- Jean de Monfort, soutenu par le roi d’Angleterre
- Charles de Blois, marié à l’héritière de la maison de Penthièvre et appuyé par le roi de France
Le 1er mai 1344, les troupes de Charles de Blois s’emparent de Quimper et y massacrent la population.
1348 – 1349 : grande épidémie de peste noire
Elle avait été rapportée en Europe dès 1347 par des navires de commerce génois.
Fin du 15ème siècle
Restauration des remparts.
1532
La Bretagne est rattachée à la France par un édit signé par le roi François Ier.
1762
Un incendie ravage les maisons en bois de la rue Kéréon.
Janvier 1790
Quimper est désigné comme chef-lieu du département.
1863
Arrivée du chemin de fer.
Bonne découverte de Quimper !
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