Que voir à Rabastens, les incontournables à découvrir dans le Tarn

Si vous vous demandez que voir à Rabastens, commencez par son exceptionnelle église Notre-Dame du Bourg. Entièrement peinte à la fin du Moyen Âge, elle témoigne encore aujourd’hui de la richesse artistique de cette période. La ville dévoile aussi de pittoresques rues bordées de maisons en briques et à pans de bois, ainsi qu’un pont offrant une vue saisissante sur le Tarn et l’ancien promontoire aux remparts. Rabastens, encore trop méconnue malgré son riche patrimoine et sa proximité avec Toulouse, vaut vraiment le détour.

Clocher de l’église Notre Dame du Bourg

Voici les solutions pratiques pour rejoindre Rabastens quand on n’a pas de voiture.

En TER (Train Express Régional) depuis Toulouse, comptez environ 20 minutes (meilleur temps de parcours) pour une distance de 33 km.

👉 Consultez les horaires des trains vers Rabastens sur le site de la SNCF
(Ecrire « Rabastens-Couffouleux » dans l’onglet gare puis cliquer sur « Rechercher »)

Le covoiturage est une bonne option pour se déplacer.

👉 Consultez les offres de trajets vers Rabastens sur Blablacar

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Si vous souhaitez visiter Rabastens, voici tout ce qu’il faut savoir pour profiter pleinement de votre séjour : plans de la ville, durée, marché, spécialités locales, bonnes adresses où manger et météo.

L’office de tourisme occupe une partie de l’ancien hôtel particulier de la Fite au n°2 de la rue Amédée Clausade, à 600 m à pied de la gare SNCF.

👉 Voir le plan de Rabastens sur OpenStreetMap

👉 Consultez la carte détaillée de Rabastens et ses environs sur Géoportail

Comptez une demi-journée pour découvrir tranquillement la ville.

Tous les samedis matin se tient le marché en plein air sur le boulevard des Lices.

  • Le foie gras
  • le cassoulet
  • les fromages de chèvre et de brebis
  • le vin de Gaillac, etc ….
  • « Le 9 en Cuisine » au n°9 de la place Saint-Michel
  • « Le Pastel » au n°19 du Quai Escoussières

👉 Consultez les prévisions météorologiques pour préparer votre visite

Rue Pilfort de Rabastens

En sortant de la gare de Rabastens-Couffouleux, je suis parti explorer la ville à pied en suivant mon propre itinéraire. Voici les étapes incontournables à ne pas manquer lors de votre visite.

Comme le bâtiment SNCF se trouve sur le territoire de la commune de Couffouleux, il faut traverser le Tarn pour rejoindre Rabastens.

Les remparts de Rabastens et la plage

L’église de Rabastens vue du Pont

Barrage sur le Tarn en amont du pont

Edifiée dans le style gothique méridional du 13e-14e siècle, elle était située le long d’une voie secondaire du chemin de Saint-Jacques de Compostelle qui reliait Conques à Toulouse et beaucoup de pèlerins venaient y vénérer des reliques.

Un peu d’histoire :

12e siècle : la riche abbaye bénédictine de Moissac fonde un prieuré dans le quartier du bourg.

Il s’installe à proximité d’un point de passage sur le Tarn, le long de la route Toulouse – Lyon. Bénéficiant des droits d’exemption, les moines cultivent la vigne et exportent le vin par bateau sur le Tarn.

1230 – 1260 : travaux de construction d’une nouvelle église en briques avec une nef unique et voutée qui remplace la chapelle romane dont il ne reste que les colonnes et les chapiteaux du portail d’entrée.

29 juin 1318 : bénédiction de la clef de voûte qui marque la fin de la construction de l’église avec l’achèvement du chœur.

Vers 1320 : c’est à cette époque que le décor du chœur est peint alors que celui de la nef date de la fin du 13e siècle. Les couleurs bleu, rouge et or y sont prédominantes.

16e siècle : une première tourelle est érigée au sommet du mur-clocher côté sud-est.

1561 : les Protestant, qui occupent Rabastens, transforment l’église en salle de garde.

1562 : après la libération de la ville, les catholiques décident de recouvrir tous les murs de chaux pour effacer toute trace de la profanation huguenote.

1856 : une deuxième tourelle est édifiée pour harmoniser la façade.

1858 : lors d’un nouveau badigeonnage, les peintures sont redécouvertes par hasard et il faudra 7 ans pour les dégager entièrement.

La restauration du 19e siècle a forcé sur les couleurs. Seules les chapelles Saint-Martin, Saint-Jacques et Saint-Augustin ont conservé leurs peintures du 14e siècle.

2 décembre 1998 : elle est classée au patrimoine de l’humanité à l’Unesco au titre des chemins de Compostelle en France

Visite de l’église : galerie photo

Le portail d’entrée et les chapiteaux romans

Ces huit chapiteaux sculptés entre 1180 et 1190 sont les seuls vestiges de la chapelle romane ainsi que les colonnes de marbre qui les supportent. Ils illustrent différents épisodes de l’enfance du Christ.

Peintures murales dans la nef avec, à droite, la crucifixion

Détail de la crucifixion

Voutes peintes avec de nombreuses swastikas

Les swastikas sont des symboles indo-européen qui sont des signes d’énergie et de vitalité. Ici, ils sont liés à la Vierge qui est vivante au ciel, au milieu des étoiles et la swastika la symbolise comme l’Etoile parmi les étoiles qui tournent.

De gauche à droite : chapelles Saint-Martin, Saint-Jacques et Sainte-Famille
Elles sont surmontées par un triforium qui court tout le long du chœur

Chapelle Saint-Martin

Chapelle Saint-Jacques : la translation de son corps vers la Galice

Chapelle Sainte Famille

Chapelle Sainte Famille

Dans la chapelle d’axe la statue de l’Assomption de la Vierge sculptée par Virebent (1843)

Chapelle de la Vie de la Vierge

Dans la nef, les chapelles sont construites jusqu’au 15e siècle.

Déposition de croix

Pietà visible dans une chapelle de la nef

C’est tout le secteur situé le long et derrière l’église. L’ancienne Grand’Rue rebaptisée Pierre et Paul Gouzy en est l’artère principale. On peut y voir de nombreuses maisons en briques foraines.

Maison du 18e siècle à l’angle de la rue Paul et Georges Gouzy et de l’impasse du Conventionnel

Rue Adrien Bérenguier

C’est celui qui se trouve à l’opposé du quartier du Bourg, au sud-ouest du Fossé Moulinal.

En empruntant la rue Amédée Clausade depuis le parvis de l’église, on passe devant l’Hôtel de La Fitte (fin 17e siècle) où est installé l’office de tourisme ainsi que le musée rabastinois qui raconte l’histoire locale.

Dans ce secteur, qui était protégé par un château aujourd’hui disparu et entouré de remparts dont il reste ceux qui s’élèvent le long de la vallée du Tarn, vous verrez plusieurs maisons à pans de bois dont l’origine remonte aux 15e, 16e et 17e siècles.

Rue Amédée Clausade

Rue Pilfort de Rabastens

Place du Plô des Chevaliers

Place du Plô des Chevaliers

Place du Plô des Chevaliers

Rue des Pénitents Bleus

Au bout du quai des Remparts, empruntez le chemin qui descend rejoindre une petite route goudronnée appelée « promenade de Constance ».

Prenez la direction du pont pour longer le bas des remparts, passer sous l’arche du Moulin bas et arriver à l’entrée de la plage sur le Tarn.

Haut de 26 m, ce pont a été inauguré en 1924.

Arche du Moulin bas et contreforts des remparts

Arche du Moulin bas

Pour remonter dans le centre ville, empruntez le grand escalier qui passe sous la porte des remparts de Rabastens pour déboucher dans le Fossé Moulinal.

Porte du Moulin

C’est l’emplacement occupé par le marché le samedi matin le long duquel il y a deux bâtiments à voir avant de quitter Rabastens.

  • L’Hôtel de Ville

Construit au 19e siècle, il occupe l’emplacement de l’ancien prieuré et de son cloitre qui ont été détruits. Seule la partie basse de la tourelle date du 16e siècle.

  • L’Hôtel de Rolland

Bâti au 15e siècle et rénové au 19e par un élève de Viollet le Duc, cet hôtel particulier est facilement reconnaissable par la présence d’un crénelage.

Rabastens, ville de 5 801 habitants (INSEE 2022), possède un passé riche. Pour mieux la comprendre, voici quelques repères historiques marquants :

1229 : signature entre le roi de France et le comte de Toulouse du traité de Paris qui met fin à la croisade des Albigeois et qui a pour conséquence le démantèlement des fortifications de Rabastens.

Dès les 13e siècle, prospérité grâce à la culture de la vigne t exportation du vin par les voies navigables que sont le Tarn puis la Garonne.

14e et 15e siècle : de nouvelles fortifications sont élevées (période de la guerre de Cent Ans)

1561-62 : occupation protestante.

17e siècle : début du démantèlement des fortifications et du comblement des fossés pour laisser place à des boulevards.

1864 : arrivée du chemin de fer de l’autre côté du Tarn, à Couffouleux .

1879-84 : crise du phylloxera

1923 : fin de la navigation sur le Tarn

Que voir à Rabastens ? Vous le savez maintenant. Bonne visite !

Pour prolonger votre découverte de la région, n’hésitez pas à consulter mes autres articles de blog :

Toulouse, les lieux incontournables à visiter

Toulouse et ses environs, les lieux incontournables à visiter

Albi, les lieux incontournables à visiter

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