Toulouse, surnommée la Ville Rose en raison de ses façades en brique, est l’une des destinations touristiques majeures d’Occitanie. Entre son patrimoine riche, les berges animées de la Garonne et sa culture aéronautique, la troisième ville de France attire chaque année des millions de visiteurs.
Si vous souhaitez découvrir Toulouse et vous demandez que faire dans la ville, voici les lieux et activités à connaître pour organiser votre visite.

Comment venir à Toulouse :
Voici les solutions pratiques pour rejoindre Toulouse quand on n’a pas de voiture
En train :
Comptez environ 4h20 de temps de trajet en TGV depuis Paris pour une distance de plus de 680 km :
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En autocar :
Depuis la loi de 2015 sur la libéralisation du voyage en autocar longue distance, des opérateurs ont ouvert des lignes de bus à bas coût qui desservent Toulouse :
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En covoiturage
Le covoiturage est une bonne option pour se déplacer.
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Informations pratiques pour visiter Toulouse
Si vous souhaitez visiter Toulouse, voici tout ce qu’il faut savoir pour profiter pleinement de votre séjour : plans de la ville, marchés, spécialités locales, bonnes adresses où manger et météo.
Office de tourisme de Toulouse et plans de la ville
L’office de tourisme se trouve à proximité du Capitole, au rez de chaussée du donjon du Capitole ou tour des Archives qui date de 1525 et qui est situé à 1,2 km à pied de la gare SNCF.
👉 Consultez le plan pour visiter Toulouse distribué par l’office
👉 Voir le plan de Toulouse sur OpenStreetMap
👉 Consultez la carte détaillée de Toulouse et ses environs sur Géoportail
Combien de temps faut-il pour visiter Toulouse ?
Deux jours suffisent pour découvrir les incontournables, mais trois jours voire plus permettent de profiter de la ville plus tranquillement.
Où dormir à Toulouse ?
J’utilise Booking.com pour repérer des hébergements qui me plaisent, puis je contacte directement l’établissement (hôtel, chambre d’hôtes, etc.) pour leur demander s’ils proposent un meilleur tarif en réservant en direct, sans passer par la plateforme, ce qui évite le paiement de la commission !
Les marchés alimentaires de Toulouse à ne pas manquer
- Les Halles Victor Hugo et des Carmes
- Le marché en plein air Saint-Cyprien
Découvrir les spécialités locales de Toulouse et de ses environs
- le cassoulet
- la saucisse de Toulouse
- le foie gras
- le confit de canard
- le magret de canard
Quelques bonnes adresses de restaurants traditionnels toulousains :
- « Emile » au n°13 de la place Saint-Georges
- « Le Colombier » « (depuis 1873) au n°14 de la rue de Bayard
- « L’Os à Moelle » au n°14 de la rue Roquelaine
- « Le Gentil Magre » au n°3 de la rue Gentil Magre
- « La Cuisine à Mémé » au n°17 de la rue des Couteliers
- « L’entrecôte » au n°15 boulevard de Strasbourg : c’est une brasserie
Prendre ou non les transports en commun toulousains ?
Je ne les ai pas utilisés : le centre-ville est accessible à pied depuis la gare, et les principaux sites sont proches les uns des autres.
👉 Accédez au site des transports de l’agglomération toulousaine
Météo à Toulouse
👉 Consultez les prévisions météorologiques pour préparer votre visite

Que faire à Toulouse ? Les lieux incontournables à découvrir
Vous prévoyez de visiter Toulouse ? En plus du Capitole, voici une sélection des édifices religieux et civils à ne pas manquer dans le centre historique. Tout peut se faire à pied.
Ce qu’il faut savoir du patrimoine toulousain avant la visite :
La loi du 4 août 1962 (loi Malraux) a été utilisée par la municipalité pour mettre en place un secteur sauvegardé d’une surface de 230 ha qui permettait de sauver et de mettre en valeur le patrimoine bâti historique tout en l’adaptant aux évolutions de la vie contemporaine. Il a été approuvé par arrêté le 21 août 1986.
La brique à Toulouse :
Bien que son usage ait été introduit par les Romains, c’est à partir du 12ème siècle qu’elle recommence à être utilisée couramment dans le Midi toulousain, une région pauvre en carrières de pierre mais riche en argile. Son emploi s’accentue encore après le grand incendie de 1463, qui détruit une grande partie de Toulouse et conduit les Capitouls à interdire l’usage du bois en façade et dans les murs porteurs. Plate et de grande taille, elle prend le nom de « brique foraine ».
En 1783, la couleur de la ville passe de l’ocre rouge au blanc, car une ordonnance des Capitouls rend obligatoire le badigeonnage des façades. Elles sont alors blanchies au lait de chaux ou au blanc de céruse afin d’imiter la teinte blanche de la pierre.
A partir du milieu du 20ème siècle, « la ville blanche » redevient progressivement « la ville rose » avec le retour des façades en brique apparente.

Le Capitole et sa place emblématique
L’édifice abrite à la fois l’Hôtel de Ville et le théâtre.
La façade, qui donne sur la place, est de style néoclassique. Edifiée entre 1750 et 1760, elle est constituée d’un appareillage de briques et de pierres calcaires et est longue de 128 m. Au centre, les 8 colonnes représentent les 8 capitouls ou magistrats de la ville qui dirigeaient chacun un quartier.
Bon à savoir :
Ne pas hésiter à pénétrer dans la Cour Henri IV du Capitole puis se rendre à l’intérieur de l’Hôtel de ville et emprunter l’escalier d’honneur pour aller contempler à l’étage les salles Gervais, Henri Martin et des Illustres. Sauf lors d’évènements comme les mariages ou conseils municipaux, c’est libre d’accès du lundi au samedi 9h-19h et le dimanche 10h-19h (fermé jours fériés).
👉 Consultez les horaires de fermetures des salles de prestige de la mairie
Quant à la place du Capitole, elle est aménagée entre 1731 et 1852 avec, en son centre , la représentation de la croix du Languedoc.


A voir les fresques sous les 29 arcades de la place du Capitole : réalisées en 1997, elles représentent des évènements marquant de l’histoire de Toulouse, des personnalités et des spécialités locales.

Les plus beaux édifices religieux
– La basilique Saint-Sernin :
C’est à la fois l’église romane la plus grande de la chrétienté et le monument le plus visité de Toulouse avec 900 000 visiteurs en 2024.
Au début de l’histoire, il s’agit de Saturnin qui vient évangéliser la région vers 250 après J.-C.. Comme il refuse de sacrifier un taureau en l’honneur de Cybèle, il est attaché à l’animal qui va le traîner jusqu’à ce qu’il meurt. L’église Notre-Dame du Taur est élevée à l’emplacement de son martyr et l’église Saint-Sernin sur le lieu où il a été enterré.
Au 11ème siècle, le nombre des pèlerins devenant de plus en plus important, il fallut envisager la construction d’une nouvelle église ce qui fut fait entre 1078 et 1180.
En 1096, l’église est consacrée par la pape Innocent VI alors qu’elle n’est pas terminée et lui donne le titre de basilique.
Quelques chiffres : 115 m de longueur, 32 m de large au niveau de la nef (64 m dans le transept) et 21,1 m de hauteur sous voûte.
A l’extérieur, voir :
- le chevet remarquable chevet avec ses chapelles rayonnantes
- la porte des Comtes qui s’ouvre sur le transept sud
- la porte Miègeville datée d’entre la fin du 11ème et le début du 12ème siècle : c’est par là qu’arrivaient les pèlerins depuis la rue du Taur; le tympan représente l’Ascension du Christ avec les apôtres qui le regarde et les chapiteaux illustrent, à gauche, le péché originel et, à droite, la Rédemption.
- le clocher, qui est l’un des plus beaux clochers de France, avec sa forme octogonale, ses cinq étages et sa hauteur de 67 m.

A l’intérieur, voir :
- sur un pilier du transept sud apparaissent des pieds sculptés qui sont ceux de Saint-Christophe dont la peinture du 12ème siècle a presque totalement disparu; les pèlerins les touchaient pour bénéficier de la protection du saint pour la suite de leur voyage jusqu’à Saint-Jacques.
C’est au 9ème siècle que le tombeau de l’apôtre Saint-Jacques a été retrouvé en Galice. Il va donner lieu à un grand pèlerinage dont l’une des voies principales passe par Toulouse (via Tolosana ou chemin d’Arles). De plus, la basilique Saint-Sernin était très connue pour le nombre de reliques qu’elle possédait. Il y en a eu jusqu’à 175 et, de nos jours, il en reste 80. C’était la plus grand lieu chrétien après la basilique Saint-Pierre à Rome à posséder autant de reliques ….
- les chapiteaux au nombre de 260.
- des restes de fresques murales datant de la fin du 11ème siècle (transept nord) qui illustrent le cycle de la Résurrection.
- le Christ en croix du 12e siècle (transept nord)
- l’autel du 11e siècle installé à la croisée du transept
- la fresque du Christ en majesté sur la voûte en cul de four de l’abside (1536-1542)
- les stalles (1670- 1676)
- le baldaquin de style baroque qui s’élève au dessus du tombeau de Saint-Saturnin et qui représente l’apothéose de ce dernier (1720-1740)
- le bas-relief en marbre du Christ en majesté du 11 e siècle en face de la chapelle axiale
- dans la crypte, on trouve les reliques de 6 apôtres dont Saint-Jacques et celle de la Sainte Epine qui avait été offerte par Alphonse de Poitiers, le dernier comte de Toulouse.
- le grand orgue (3 458 tuyaux) conçu par le facteur d’orgue Cavaillé-Coll et inauguré en 1889.
- la rosace réalisée par l’artiste Jean-Michel Othoniel
👉 Consultez les horaires d’ouverture de la basilique
👉 Consultez le dépliant de visite de Saint-Sernin
– Le couvent des Jacobins :
Encore un beau clocher (45 m de hauteur) mais c’est surtout l’intérieur de l’église qui fascine avec, d’une part la hauteur des colonnes et, d’autre part, la voûte en forme de palmier composée de 22 arcs en ogive au niveau de la dernière colonne.
De style gothique, la construction de ce couvent en briques s’est déroulée entre 1229 et 1341. C’est la « maison originelle » des frères dominicains qui est un ordre prêcheur fondé en 1215 par Dominique de Guzmán, un chanoine espagnol qui deviendra le futur Saint-Dominique, dans le but de ramener les cathares dans la « vraie foi ».
Quelques chiffres : 42 m de longueur et 28 m de hauteur sous voûte.
Sous l’autel se trouve une châsse renfermant les reliques de Saint-Thomas d’Aquin.
De l’église (accès gratuit), on peut accéder au cloître en briques et en marbre gris de Saint-Béat qui dessert la salle capitulaire, le réfectoire et la chapelle Saint-Antonin ornée de peintures (accès payant).
👉 En savoir plus sur le couvent des Jacobins



– Notre-Dame du Taur (12 rue du Taur)
Elle a été construite entre le 14e et le 16e siècle à l’emplacement où le corps de Saint-Saturnin aurait été retrouvé par des saintes femmes après avoir été trainé par un taureau. Elle est de style gothique méridional.
A voir à l’extérieur, le clocher-mur en brique rouge.
A voir à l’intérieur :
- la Vierge de Notre-Dame-du-Rempart (16e siècle) qui est habillée de robes variées en fonction des temps liturgiques.
- la peinture murale du 19e siècle de Bernard Bénezet qui retrace le supplice de Saint-Saturnin.

– La chapelle des Carmélites (1 rue du Périgord) :
Construite entre 1622 et 1643, elle est surnommée la « Sixtine de Toulouse » pour son exceptionnel décor peint à partir de la seconde moitié du 17e et terminé en 1752. Elle faisait partie d’un couvent qui n’existe plus aujourd’hui.
Quelques chiffres : nef unique longue de 30 m et large de 11 m, voûte en lambris haute de 12 m.
Accès libre et pour ceux qui seraient intéressés par une visite guidée, sachez qu’il est possible d’en réserver une en ligne.
👉 Consultez les dates des visites guidées de la chapelle des Carmélites

– La basilique de la Daurade (place de la Daurade)
C’est le plus ancien lieu de dévotion mariale de Toulouse, son origine remontant au 5ème siècle. L’église actuelle est cependant une reconstruction réalisée entre 1776 et 1883, dans un style néoclassique.
En 1876, le pape lui confère le titre de basilique.
La Daurade est surtout connue pour accueillir une Vierge noire, très vénérée, en particulier par les femmes enceintes. La statue originelle a disparu au 14ème siècle et la copie qui la remplaçait a été brûlée en 1799. Celle qui est exposée aujourd’hui date de 1807. Sa tenue change en fonction du temps liturgique. Le décor émaillé qui l’entoure est l’œuvre du céramiste Virebent au XIXᵉ siècle.

– Eglise Notre Dame de la Dalbade (30 rue de la Dalbade)
De style gothique méridional, elle a été achevé au milieu du 16e
Quelques chiffres : 48,90 m de long, 19 m de large et 23, 8 m de hauteur
A voir à l’extérieur, le tympan coloré qui est un bas-relief en céramique émaillé réalisé par Virebent en 1878 et qui représente le couronnement de la Vierge.
A voir à l’intérieur qui a du être refait à la suite de l’effondrement du clocher haut de 91 m en 1926 :
- l’Ecce Homo du 15e
- le crucifix de l’oratoire du Salin (15e siècle )

– La cathédrale Saint-Etienne (place Saint-Etienne)
Elle présente la particularité de réunir deux églises en une seule. Vers 1201 commencent les travaux de reconstruction dans le style gothique méridional, en remplacement d’un édifice roman du XIᵉ siècle. Cependant, le style adopté ne satisfaisant pas le nouvel évêque, il est décidé en 1275 d’en bâtir une nouvelle, juste à côté, inspirée des grandes cathédrales gothiques du nord de la France. Faute de moyens financiers, ce second édifice ne sera jamais achevé. La nef romane, qui devait être démolie puis reconstruite dans le style flamboyant du chœur, restera en place, créant un désaxement visible entre les deux parties du monument. On y observe donc un chœur et un déambulatoire de style gothique septentrional, et une nef dite « raymondine », séparées par un imposant pilier.
A voir à l’extérieur, le clocher en brique terminé en 1531 et culminant à 55 m
A voir à l’intérieur :
- les vitraux du 14ème /15ème et 16ème siècles
- la voute du chœur s’élevant à 28 m
- les stalles du 17ème siècle
- le retable baroque figurant la lapidation de Saint-Etienne (1667-70)
- les grilles en fer forgé (17767)
- le grand orgue construit dès 1612, etc …


Sur le parvis de la cathédrale, se dresse la plus ancienne fontaine de la ville, dite du griffon (16e siècle).
– L’église Saint-Nicolas
Située dans le quartier Saint-Cyprien, sur la rive gauche de la Garonne, elle a été consacrée en 1200. Elle présente le style typique du gothique méridional, avec un chevet plat.
A voir à l’extérieur :
- son clocher de forme octogonale reconstruit au 14ème siècle
- le portail qui date de la fin du 15ème siècle
A voir à l’intérieur :
- la fresque du « pendu-dépendu » du 16ème siècle dans la chapelle Saint-Nazaire
- les stalles en noyer du 19ème siècle
- une piéta


– Le musée des Augustins :
Il occupe les bâtiments d’un ancien monastère construit en briques entre le 14ème et le 15ème siècle et il est surtout utilisé comme lieu d’exposition des sculptures médiévales.
En plus de l’église et d’une salle capitulaire, 2 cloîtres y sont visibles :
- le grand avec ses galeries aux arcs flamboyants sur colonnettes géminées en marbre gris de Saint-Béat
- le petit de style renaissance
👉 En savoir plus sur le musée des Augustins
Les plus remarquables édifices civils :
Dans le vieux Toulouse parcouru par un entrelacs de ruelles pittoresques, on peut encore voir plus de 250 maisons à colombages (localement, le terme usité est celui de « corondage ») ainsi que de nombreux hôtels particuliers – on recense entre 150 et 200 – édifiés suite à la prospérité économique provoquée par la production et la commercialisation du pastel.
Les plus anciennes bâtisses de Toulouse sont :
- la Tour Maurand (12ème siècle) au n°56 de la rue du Taur.
- la maison romano-gothique (début 14ème siècle) au n°15 de rue Croix Baragnon.

On peut voir des maisons à pans de bois dans les rues des Filatiers, Saint-Rome, des Changes, etc ….


Parmi les plus beaux hôtels particuliers, on trouve :
- l’Hôtel d’Assejat (1555-57) :
C’est un palais de style Renaissance, construit pour un marchand de pastel, qui est dotée d’une tour d’orgueil culminant à 45 m de hauteur. De nos jours, il abrite la collection d’art de la fondation Bemberg présentant des tableaux du 16ème au 20ème siècle.
👉 En savoir plus sur l’hôtel d’Assejat

- l’Hôtel de Bernuy au n°1 de la rue Léon-Gambetta, à proximité de l’église des Jacobins
C’est un hôtel particulier de style Renaissance construit pour Jean de Bernuy, riche marchand de pastel, entre 1503 et 1536.
L’édifice se distingue par sa tour d’escalier hexagonale, haute de 26,5 mètres, qui domine la cour d’entrée. L’hôtel possède en réalité deux cours : la première de style gothique, et la seconde de style Renaissance avec galeries et décor sculpté.
Aujourd’hui, il fait partie du collège Pierre-Fermat et n’est accessible au public que dans le cadre de visites guidées organisées par l’office de tourisme.

- l’hôtel de Nupces au n°16 de la rue de la Bourse
La cour de cet hôtel, qui date de 1716, est pavée en calade, c’est-à-dire avec des galets disposés sur la tranche.

- La Maison de l’Occitanie au n°11 de la rue Malcousinat
Elle regroupe les Hôtels de Boysson (1468) et de Cheverry (1535).

- l’hôtel de Felzins au n°22 de la rue de la Dalbade.
- l’hôtel de Clary (dit de Pierre) au n°25 de la rue de la Dalbade :
Sa cour intérieure date du 16ème siècle (construction commencée en 1537), tandis que la façade côté rue a été réalisée au début du 17ème siècle.

- l’Hôtel du Vieux Raisin au n°36 de la rue du Languedoc
Construit vers 1515 et agrandi vers 1550, cet hôtel particulier de style Renaissance possède une cour intérieure et des façades richement sculptées.

- L’Hôtel de Mansencal au n°1 de la rue de l’Espinasse
Construit vers 1527‑1547, il possède une tour d’escalier haute d’environ 30 m.

Les vestiges des anciens remparts
Période gallo-romaine :
- un bout d’enceinte est visible à l’angle de la rue Saint-Jacques et de la rue Bida : au 2ème siècle, elle faisait 3 km de long, était construite en briques hormis le soubassement et entourait une ville de 94 hectares.
- amphithéâtre dans le quartier Purpan daté du 1er siècle (sous le règne de Claude) puis agrandi au 3ème siècle; pour y accéder, empruntez le tramway T1 ou T2 et descendre à la station « Arènes romaines ».
A savoir : la place Esquirol correspond à l’emplacement de l’ancien forum romain et la rue de Saint-Rome suit le tracé du cardo maximus (axe nord – sud).

Période médiévale :
Une enceinte a été élevée au 14ème siècle, dans le contexte de la guerre de 100 ans et a été remaniée au 16ème siècle.


Les quais de la Garonne autour du Pont Neuf
Ils ont été aménagés dans la seconde moitié du 18ème siècle avec l’érection d’un grand mur-digue en briques qui s’étend du quai de Tounis, côté amont, au Bazacle, côté aval. De nos jours, ils offrent un agréable lieu de promenade le long du fleuve.
Le Pont Neuf, construit entre 1544 et 1632, relie les deux rives et reste le plus ancien pont encore utilisé de Toulouse.
Non loin de là, la chaussée du Bazacle, érigée à la fin du 12ème siècle, servait à alimenter en eau les moulins sur un ancien gué, lieu originel de la fondation de Toulouse.

Depuis ces quais, la vue à la tombée de la nuit est remarquable vers la rive gauche où se trouvent :
- l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques : fondé au 12ème siècle, il soignait les pèlerins et les nécessiteux. Aujourd’hui, il est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO dans le cadre des chemins de Saint-Jacques et abrite un musée.
- l’Hôpital de La Grave : construit dès le 12ème siècle, avec sa chapelle Saint-Joseph au dôme de 64 m datant du XVIIIᵉ siècle, il sert aujourd’hui de lieu d’exposition après restauration.

Sur la rive gauche, la promenade du Docteur Rose qui longe la Garonne permet de s’approcher de la chaussée de Bazacle et d’accéder au jardin Raymond VI ou se trouve :
- Le musée de l’Abattoir
Il occupe les anciens abattoirs de la ville qui ont été complètement restaurés pour être transformés en un musée d’art moderne.
👉 En savoir plus sur les Abattoirs
Profiter de panoramas uniques sur Toulouse
- depuis le pont Saint-Michel
- depuis le toit des Galeries Lafayette
- depuis le dernier étage du parking des Carmes

Les plus beaux espaces de verdure
- le jardin des plantes :
Aménagé à la fin du 18ème siècle, il a une superficie de 7 hectares.
La station de métro la plus proche est « Palais de justice », desservie par la ligne B.
- Le jardin japonais du parc Compans-Caffarelli :
Créé en 1981-1982 lors du jumelage de Toulouse avec Kyoto, sa surface atteint 7 000 m². Il comprend un pont rouge, un pavillon de thé et un dragon de fer.
La station de métro la plus proche est « Compans-Caffarelli », desservie par la ligne B.
Pour les passionnées d’aviation et d’espace :
Toulouse étant devenue indissociable de l’histoire de l’aviation, des sites sont à visiter à Blagnac :
- Aeroscopia :
C’est le musée qui raconte l’histoire de l’aviation et qui présente plus de 30 avions dont le Concorde, la Caravelle, des Airbus, etc…
Accès : tramway T1, station « Aéroconstellation »
👉 En savoir plus sur Aeroscopia
- La Cité de l’espace :
Inauguré en 1997, c’est le site le plus visité de l’agglomération toulousaine. Outre toutes les explications afférentes à la réalité spatiale, on peut entrer à l’intérieur d’une véritable Station Mir (modèle de test), découvrir une véritable capsule russe Soyouz, se tenir au pied de la maquette grandeur nature de la fusée Ariane 5, etc …. On peut aussi y voir une pierre de lune ramenée par l’équipage d’Apollo 15 et prêté par la Nasa.
Accès : bus de la ligne 37.
👉 En savoir plus sur la Cité de l’espace
- La Halle de la Machine
Dans une halle contemporaine située sur l’ancien aérodrome de l’Aéropostale, des créatures en acier animées sont présentées. Parmi elles, on peut monter sur le Minotaure de 14 m, inspiré de l’éléphant des Machines de Nantes, et parcourir la piste historique empruntée autrefois par les avions de l’Aéropostale.
👉 En savoir plus sur la Piste des Géants
Toulouse à travers les siècles : repères historiques
Toulouse, ville de 511 820 habitants (INSEE 2022), est la troisième ville de France après Paris et Marseille. Elle possède un passé riche et fascinant : voici quelques repères historiques marquants pour mieux la comprendre.
3ème siècle av J.-C. : installation des Volques Tectosages.
125-120 av J.-C. : Rome conquiert la Gaule Narbonnaise dont fait partie Tolosa (Toulouse).
109‑107 av. J.-C. : révolte des habitants de Tolosa (Toulouse) matée par le général romain Sépion.
1er siècle av J.-C. : création d’une ville gallo-romaine sur la rive droite de la Garonne, mieux protégée des inondations.
1er siècle ap J.-C. : construction des premiers remparts.
3ème siècle : Saint Saturnin devient le premier évêque de Toulouse et meurt en martyr vers 250; refusant de sacrifier aux idoles de l’empereur, il est attaché à un taureau qui le traîne jusqu’à sa mort. Il est enterré à l’emplacement de l’actuelle église Notre-Dame du Taur.
Plus tard, la basilique Saint-Sernin est construite à proximité, car le lieu de sépulture de Saturnin était devenu trop petit pour accueillir tous les pèlerins.
418 : Toulouse devient la capitale royaume wisigoth qui s’étend de la Loire au Rhône jusqu’en Espagne.
507 : bataille de Vouillé entre les Francs de Clovis et les Wisigoths d’Alaric II; ce dernier est tué et Clovis conquiert l’Aquitaine, bénéficiant du soutien d’une partie de la population locale, notamment celle opposée à l’arianisme*.
*Les Ariens ne reconnaissaient pas la divinité du Christ avant l’épisode de la Passion de Pâques.
7 juin 721 : les Omeyades qui assiégeaient Toulouse sont battus par les troupes conduites par le duc d’Aquitaine Eudes.
843 : à la suite du traité de Verdun, Toulouse devient partie de la Francie occidentale, attribuée à Charles le Chauve.
9ème siècle : formation du comté de Toulouse qui va devenir un des plus puissants comtés de France.
1090 : le pape Urbain II vient consacrer la basilique Saint-Sernin et convaincre Raymond IV de participer à la 1ère croisade.
1147 : les comtes délèguent le pouvoir municipal à des élus municipaux qui vont prendre le nom de « capitouls » (à verif)
1189 : le comte Raymond V accorde l’autonomie à la cité que vont diriger les « capitouls » jusqu’à la Révolution française.
10 mars 1208 : le pape Innocent III proclame la croisade contre les Albigeois (cathares) qui s’achève par le traité de Meaux (12 avril 1229) et qui a pour conséquence la soumission au roi de France du comte de Toulouse qui soutenait les cathares.
10 mars 1208 – 12 avril 1229 : le pape Innocent III lance la croisade contre les Albigeois (cathares); elle se termine par le traité de Meaux, qui entraîne la soumission du comte de Toulouse au roi de France, en raison de son soutien aux cathares*.
*Cathares : mouvement religieux qui prônait le retour à la pureté du christianisme primitif, avec une distinction stricte entre le matériel (considéré comme mauvais) et le spirituel (considéré comme pur).
1215 : l’ordre des Dominicains est fondé à Toulouse.
25 juin 1218 : mort de Simon de Montfort lors du siège de Toulouse.
1229 : fondation de l’Université de Toulouse (elle est donc plus ancienne que la Sorbonne)
1271 : faute de descendance, le comté de Toulouse est rattaché au royaume de France mais Toulouse conserve son autonomie
Mars 1420 : le premier Parlement de province est créé à Toulouse.
7 mai 1463 : le grand incendie va durer 12 jours et détruire la majeure partie de la ville qui est essentiellement constituée de maisons à pans de bois et en torchis; la reconstruction se fera surtout avec des briques foraines, les capitouls interdisant l’utilisation du bois et du torchis.
15ème siècle = siècle d’or toulousain grâce au pastel
Le pastel est une plante tinctoriale dont on obtient une poudre de pigment bleu et c’était la seule façon de produire cette couleur au Moyen Age. La plus belle teinte étant produite dans la région, Toulouse devint le centre du commerce du pastel en Europe du 15ème au 16ème siècle. Le déclin survient avec la découverte du Nouveau Monde et l’arrivée de l’indigo, moins couteux, puis, au 17ème siècle, de l’utilisation de colorants chimiques.
Le pastel fit naître de grandes fortunes à Toulouse ce qui se traduisit par la construction de nombreux hôtels particuliers dotés de tours d’escalier qu’on appela des « tours d’orgueil » car chacun des propriétaires voulait montrer sa réussite financière en faisant élever des tours bien visibles de tous.
1600 : Henri IV fait accepte l’édit de Nantes à Toulouse (à veif)
1667-81 : creusement du canal du Midi qui relie Toulouse à la Méditerranée ce qui permet d’éviter le passage par le détroit de Gibraltar. Il est complété par le canal de Brienne inauguré en 1776.
1701 : grand incendie qui ravage une partie du centre-ville.
1789 : la Révolution française limite fortement le pouvoir du Parlement de Toulouse.
Au 19e siècle, Toulouse s’industrialise.
1856 : arrivée du chemin de fer.
1858 : inauguration du Canal latéral à la Garonne, reliant Toulouse à Bordeaux.
23 juin 1875 : inondation historique du quartier Saint-Cyprien, qui fait 208 victimes.
1906 : le syndicat d’initiative lance le slogan “Toulouse, ville rose” pour revaloriser l’image de Toulouse qui était devenue une ville grise depuis le 18e siècle …!
Début 20ᵉ siècle : éloignée du front, Toulouse voit se développer la chimie, l’industrie et les ateliers aéronautiques.
1920 : installation d’une entreprise dédiée au transport du courrier par avion.
1927 : création de l’Aéropostale dont firent partie les pilotes Jean Mermoz, Henri Guillaumet et Antoine de Saint-Exupéry (Sénégal, Argentine, Chili, etc …).
11 novembre 1942 : la zone libre est occupée par les troupes allemandes.
19 août 1944 : libération de la ville
27 mai 1955 : premier vol de la Caravelle
1968 : installation du CNES (Centre National d’Études Spatiales) à Toulouse
Octobre 1970 : premier vol d’un Airbus
1988 : la basilique Saint-Sernin et l’Hôtel Dieu Saint-Jacques sont inscrits au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco au titre des chemins de Saint-Jacques de Compostelle.
2015 : Toulouse devient capitale de la nouvelle région Occitanie.
FAQ – Tout savoir pour visiter Toulouse
➡️ Que faire à Toulouse en 1 jour ?
Visitez la basilique Saint-Sernin, le Couvent des Jacobins, le Capitole et promenez-vous sur les quais de la Garonne au coucher du soleil.
➡️ Que faire à Toulouse en 2 jours ?
Jour 1 : le centre historique.
Jour 2 : la Cité de l’Espace ou musée Aeroscopia + balade à Saint-Cyprien.
➡️ Quels sont les lieux incontournables de Toulouse ?
La place du Capitole, la basilique Saint-Sernin, le Couvent des Jacobins, les quais de la Garonne, le Pont Neuf, le quartier Saint-Cyprien, la Daurade, la cathédrale Saint-Étienne, le jardin japonais et la Cité de l’Espace.
➡️ Toulouse se visite-t-elle à pied ?
Oui : le centre-ville est compact, idéal pour une visite à pied. Les transports complètent efficacement.
➡️ Que faire à Toulouse gratuitement ?
Les quais, la place du Capitole, l’église du couvent des Jacobins, la basilique Saint-Sernin, le jardin japonais, le jardin des Plantes.
➡️ Quelle est la meilleure période pour visiter Toulouse ?
Printemps et automne : climat agréable, journées longues, moins de foules qu’en été où il peut faire très chaud.
➡️ Que faire à Toulouse avec des enfants ?
Cité de l’Espace, Piste des Géants (Minotaure), musée Aéroscopia, jardin des Plantes, mini-train touristique, croisière sur la Garonne.
➡️ Faut-il une voiture pour visiter Toulouse ?
Non : transports efficaces, centre piéton, tram pour aller à Aeroscopia.
➡️ Quels sites visiter autour de Toulouse ?
Albi (cathédrale + musée Toulouse-Lautrec), Carcassonne, Rabastens, Cordes sur Ciel, Moissac, Montauban, Castres, etc ….
Que voir à Toulouse ? Vous le savez maintenant. Bonne visite !
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