Que voir à Besançon, les lieux incontournables à découvrir en Franche-Comté

Voici une ville encore à l’écart des circuits touristiques traditionnels, alors qu’elle possède tous les atouts pour être bien plus connue. Que voir à Besançon ? D’abord, il y a la remarquable citadelle Vauban qui la domine, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ensuite, la situation exceptionnelle de la cité franc-comtoise, installée dans une boucle presque parfaite du Doubs et entourée de sept collines.

Besançon offre également l’un des plus beaux ensembles de patrimoine bâti du 18e siècle en France avec celui de Nancy, un des plus vastes secteurs patrimoniaux remarquables du pays, près de 200 monuments classés et une centaine d’hôtels particuliers.

Visiter Besançon ne devrait plus être une hésitation.

Le Doubs avec, sur la rive gauche, le parc Chamars et une tour des fortifications Vauban à Besançon
Le pont Battant

Voici les solutions pratiques pour rejoindre Besançon quand on n’a pas de voiture.

En train depuis Paris Gare de Lyon, comptez environ 2h35 (meilleur temps de parcours) en TGV direct ou avec correspondance à Besançon-Franche-Comté TGV pour une distance de 352 km.

👉 Consultez les horaires des trains vers Besançon sur le site de la SNCF

Le covoiturage est une bonne option pour se déplacer.

👉 Consultez les offres de trajets vers Besançon sur Blablacar

Le comparateur Omio vous aide à trouver tous les horaires, les trajets les plus rapides et à comparer les meilleurs prix parmi de nombreuses compagnies de transport.

👉 Accédez au comparateur de transports Omio

Si vous souhaitez visiter Besançon, voici tout ce qu’il faut savoir pour profiter pleinement de votre séjour : plans de la ville, durée, hébergement, marchés, spécialités locales, bonnes adresses où manger et météo.

L’office de tourisme se trouve sur la place du 8 Septembre, en face de l’église Saint-Pierre, à 1,4 km à pied de la gare SNCF.

👉 Consultez le plan pour visiter Besançon distribué par l’office

👉 Pour le parcours des fortifications Vauban, cliquez ici

👉 Voir le plan de Besançon sur OpenStreetMap

👉 Consultez la carte détaillée de Besançon et ses environs sur Géoportail

Comptez deux jours pour découvrir la ville, profiter des musées et, surtout, de la citadelle.

J’utilise Booking.com pour repérer des hébergements qui me plaisent, puis je contacte directement l’établissement (hôtel, chambre d’hôtes, etc.) pour leur demander s’ils proposent un meilleur tarif en réservant en direct, sans passer par la plateforme, ce qui évite le paiement de la commission !

Cependant, l’hôtel « Le Sauvage » se démarque des autres : il s’agit de celui qui occupe un ancien couvent des Clarisses au n°6 de la rue du Chapitre.

Tous les mardis et vendredis matins se tient le marché en plein air sur la place de la Révolution.

A proximité se trouve le marché couvert ou « Halles Beaux-Arts » qui est ouvert tous les matins sauf le lundi.

Il s’agit surtout de spécialités franc-comtoises comme le vin jaune, la croûte aux champignons, le comté, la cancoillotte qui est un fromage à pâte fondue, etc ….

  • le Restaurant 1802 sur la place Granvelle
  • Les Tables d’Anton au n°18 de la rue Bersot
  • Le Petit Atelier au n°20 de la rue Bersot
  • L’Effet Boeuf au n°3 de la rue Mairet
  • Brasserie du Commerce établie rue des Granges depuis les années 1870

Je ne les ai pas utilisés car le centre-ville est facilement accessible à pied depuis la gare et les principaux sites à voir sont assez proches les uns des autres.

A savoir : ils sont gratuits le samedi.

👉 Accédez au site des transports de l’agglomération bisontine

👉 Consultez les prévisions météorologiques pour préparer votre visite

Bel immeuble éclairé par le soleil sur la place Jouffroy d'Abbans à Besançon
Place Jouffroy d’Abbans

Quatre secteurs sont à découvrir : le quartier Battant, le centre ancien dans la boucle du Doubs, la citadelle et les bords de la rivière.

Vous pouvez télécharger une application « Explore Besançon » qui complétera vos connaissances sur la ville.

La loi du 4 août 1962 (loi Malraux) a été utilisée par la municipalité pour mettre en place un secteur sauvegardé* qui permet de sauver et de mettre en valeur le patrimoine bâti historique tout en l’adaptant aux évolutions de la vie contemporaine. Le premier qui recouvre le quartier Battant et le quai Vauban (31 hectares) a été initié le 1er décembre 1974. Puis, il y en a eu un second le 1er décembre 1994 qui comprend tout le centre ancien (239 hectares).

* En application d’une loi du 7 juillet 2016, le terme de « secteur sauvegardé » a été remplacé par celui de « Site Patrimonial Remarquable ». Ainsi le « SPR de Besançon, avec ses 270 hectares, fait partie des plus importants de France.

Besançon est aussi labellisée ville d’art et d’histoire depuis 1987.

Une grande majorité des bâtiments du centre sont bâtis avec la pierre de Chailluz qui a la particularité d’être bicolore avec ses teintes bleu-gris et beige-ocre.

Et puis, les hôtels particuliers sont partout puisqu’on en recense une centaine !

Façades d'immeubles du 18e siècle éclairées par le soleil dans la rue Battant, à Besançon
Façades d’immeubles du 18e siècle dans la rue Battant

Lorsque vous sortez de la gare, plutôt que d’emprunter le tramway pour vous rendre tout de suite au centre-ville, dirigez-vous vers le parc du Glacis pour arriver dans ce quartier multiculturel. Il a été réhabilité dans les années 80 car il était devenu insalubre et peu sûr.

  • le parc du Glacis

Tour Montmart au milieu de la végétation à Besançon
Tour Montmart (13e siècle)

Tour de la Pelote sous un beau ciel bleu à Besançon
Tour de la Pelote (1475)
  • La synagogue

Inaugurée en 1869, elle est de style mauresque.

Synagogue de Besançon
Synagogue le long du quai de Strasbourg
  • la rue Battant

L’Hôtel de Champagney au n°37 date de la première moitié du 16e siècle puis il a été remanié de 1560 à 1565. C’est de cette période que date la cour intérieure avec ses galeries en bois.

Cour intérieure de l'Hôtel de Champagney avec ses galeries en bois à Besançon
Hôtel de Champagney

Dans le prolongement de l’hôtel, les escaliers mènent au fort Griffon depuis lequel on peut profiter d’un beau panorama sur la ville.

La rue Battant à Besançon avec une partie de ses immeubles éclairés par le soleil
Rue Battant
  • La rue du Grand Charmont

Maison à pignon dans le quartier Battant à Besançon

Maison à pignon à l’angle des rues du Grand Charmont et des frères Mercier

C’est une des plus anciennes maisons de Besançon avec la partie inférieure du 15e siècle et la partie en encorbellement du 17e siècle.

Rue du Grand Charmont dans le quartier Battant, sous le soleil, à Besançon
Rue du Grand Charmont

Hôtel Jouffroy dans le quartier Battant à Besançon
Hôtel Jouffroy

  • l’amphithéâtre gallo-romain

Des vestiges sont encore visibles dans un jardin situé entre la rue Marulaz et l’avenue Charles Siffert.

Edifié au 1er siècle après J.-C., ses dimensions étaient telles (122 m sur 104 m) qu’il pouvait contenir environ 20 000 spectateurs. Un côté de l’édifice prenait appui sur la colline et l’autre sur des murs rayonnants qui ont disparu du côté du terrain plat.

Vestiges de l'amphithéâtre gallo-romain dans un jardin à Besançon
Les vestiges de l’amphithéâtre gallo-romain
  • les maisons à pans de bois

Elles sont très rares à Besançon et celles qui restent sont visibles au n°13 de la rue Thiémante, à l’angle des rues du Séchal et du Petit Charmont et au n°15 rue du Grand Charmont.

Maison à pans de bois dans le quartier Battant à Besançon
N°13 rue Thiemante

  • l’église Sainte Madeleine :

Edifiée entre 1746 et 1766, elle est de style néoclassique. Quant à ses 2 tours qui dominent un toit aux tuiles vernissées, elles ont été achevées en 1830. Dans celle de gauche, on y a installé un Jacquemart du 16e siècle qui sonne les cloches.

  • le pont Battant

D’origine romaine, il a été partiellement détruit par les Allemands en 1944. Il est totalement reconstruit en 1953 puis de nouveau en 2013 pour permettre le passage du tramway.

Tramway franchissant le pont Battant sur le Doubs, à proximité de l'église Sainte-Madeleine, à Besançon
Pont Battant et l’église Sainte-Madeleine

La place de la Révolution

On y trouve :

  • la fontaine sculptée par Alphonse Delacroix en 1854
  • un ancien grenier à blé (1720 – 1726 ) avec sa façade époque Régence.

Tramway passant devant l'ancien grenier à blé municipal qui se trouve sur la place de la Révolution à Besançon
Ancien grenier à blé municipal sur la place de la Révolution
  • le temple protestant du Saint-Esprit

Il occupe une ancienne église gothique dont l’origine remonte au 13e siècle. A l’époque, elle faisait partie d’un hospice qui a été fermé à la Révolution. Le portail a été refait au 19e siècle. A proximité, il y a une galerie en bois (époque Renaissance) qui conduit à une tour carrée (1453) et haute de 14 mètres. Cette dernière se trouve à l’extrémité du quai Vauban.

  • le musée des Beaux-Arts et d’archéologie qui occupe une ancienne halle aux grains qui a été agrandie dans les années 60. On peut y contempler :
    – des antiquités égyptiennes
    – des artéfacts antiques provenant des fouilles de Vesontio
    – des peintures du 15e au 19e siècle (Courbet, Ingres, David, Goya, Greuze, etc ….)
    – des objets d’art
    – des sculptures, etc ….

👉 Pour plus d’informations sur le musée

C’est le premier musée créé en France grâce à l’abbé Boisot qui a légué toutes ses œuvres à la ville à condition qu’elles soient visibles par tout le monde.

La rue des Granges

Façade de l'hôtel Buson d'Auxon éclairée par le soleil dans la rue des Granges à Besançon
Hôtel Buson d’Auxon (5 rue des Granges)

Rue des Granges à Besançon
Rue des Granges

Dans le prolongement de la rue des Granges, traversez la place Jean Cornet pour vous engager dans la rue des Martelots.

Façade à contre-jour de l'hôtel Petit de Marivat  à Besançon
Hôtel Petit de Marivat (2 place Jean Cornet)

C’est un hôtel particulier entre cour et jardin bâti en 1732.

Escalier à cage ouverte dans une cour d'immeuble de Besançon
Escalier « bisontin » rue des Martelots

Au bout de la rue des Martelots, prendre à gauche la rue J.C.E. P2clet pour atteindre la porte Rivotte et passer devant l’hôtel Mareschal.

Façade de l'hôtel Mareschal à Besançon
Hôtel Mareschal (21b rue Rivotte)

Porte Rivotte à Besançon avec ses deux tours massives sous un ciel bleu

La porte Rivotte avec ses deux tours massives : elle a été reconstruite en 1520 après un incendie

La Grande Rue

Elle suit l’ancien tracé du cardo maximus romain.

Façades d'immeubles en pierre éclairée par le soleil dans la Grande Rue de Besançon
Grande Rue
  • les escaliers à cage ouverte qui sont particuliers à Besançon (il y en aurait 300) : malheureusement, avec la mise en place des digicodes, la plupart des cours sont fermées. Néanmoins, essayez de pousser les portes des n°13, 53, 64, 67 et 103 de la Grande Rue. On ne sait jamais !
    Sachez que l’Hôtel Pourcheresse de Fraisons (1739) sis au n°67 possède l’un des plus remarquables escaliers de la ville.
  • la place du 8 Septembre :

Vous avez d’un côté l’église Saint-Pierre (1782 – 1786) de style néoclassique et de l’autre l’Hôtel de Ville (1569 – 1573) qui abrite l’office de tourisme. Derrière, s’élève le palais de justice avec sa belle façade du 16e siècle encadrée par deux pavillons de style Napoléon III. C’était en ce lieu que se trouvait l’ancien parlement de Franche-Comté.

  • le palais Granvelle

Il porte le nom de celui qui fut un proche conseiller de Charles Quint. Devenu très riche, Nicolas Granvelle se fit construire ce palais à partir de 1532.

Depuis 2002, il accueille le musée du temps où sont exposés :

  • l’histoire de Besançon sous le règne de Charles Quint
  • l’histoire de la mesure du temps à travers les âges
  • l’histoire de l’horlogerie mécanique illustrée par une importante collection de montres, pendules et d’horloges
  • le plan relief de Besançon de 1770
  • la reproduction d’un pendule de Foucault dans la tour de Granvelle (superbe charpente) depuis laquelle on peut contempler la ville de Besançon

👉 Pour tout savoir sur le musée du temps

Cour à arcades en anses de panier et toit aux tuiles vernissées du Palais Granvelle à Besançon
Palais Granvelle : la cour à arcades en anses de panier et toit aux tuiles vernissées
  • l’église Saint-Maurice de style jésuite (18e siècle)

Façade de l'église Saint-Maurice à Besançon
Eglise Saint-Maurice

Immeubles dans la Grande Rue de Besançon illuminés par le soleil
Grande rue
  • la maison natale de Victor Hugo

Labellisée maison des Illustres, elle se visite. Elle est sise au n°140 de la Grande Rue.

👉 Pour tout savoir sur la maison Victor Hugo

Maison natale de Victor Hugo vue en contre-jour depuis la place Victor Hugo à Besançon
Maison Victor Hugo

Place Victor Hugo à Besançon, sous un ciel bleu
Place Victor Hugo

Le square Castan

Il concentre le résultat de fouilles archéologiques menées en 1870. Ainsi, on peut voir :

  • les restes d’un ancien théâtre romain mais il pourrait s’agir d’un autre monument)
  • le vestige d’un bassin de distribution d’eau venue de l’aqueduc d’Arcier qui alimentait Vesontio
  • huit colonnes corinthiennes
  • les bases du baptistère de l’église Saint-Jean Baptiste datant du Moyen Age détruite lors de la Révolution

Colonnes gallo-romaines à l'ombre des arbres du square Castan à Besançon

La porte noire

C’est le passage obligé vers la cathédrale et la citadelle.

Il s’agit d’un arc de triomphe bâti en l’honneur de l’empereur romain Marc Aurèle en 175 après J.-C. mais, malheureusement, avec le temps, de nombreux bas-reliefs se sont abîmés. Il doit son nom au fait qu’il a été bâti avec de la pierre de Vergenne qui s’oxyde au contact de l’air et qui devient noire.

Porte Noire à Besançon avec le bâtiment de l'archevêché en travaux derrière

Sa dernière restauration lui a restitué sa couleur d’origine

Pour ceux qui sont passionnés d’archéologie romaine, sachez qu’une mosaïque est visible dans le sol, protégée par des dalles en verre, à l’angle des rues Alsace et Lorraine.

La cathédrale Saint-Jean

Elle est bâtie entre 1127 et 1161 (style roman) sur un plan avec deux chœurs opposés.

La nef et les bas-côtés sont voûtés après l’incendie de 1212 (style gothique).

En 1724, l’effondrement du clocher sur le chœur orienté à l’est va entraîner sa reconstruction dans le style baroque de l’époque.

Clocher de la cathédrale Saint-Jean de Besançon vu depuis la rue du Chapitre

Intérieur de la cathédrale Saint-Jean de Besançon
Intérieur de la cathédrale orienté côté ouest

A voir à l’intérieur :

  • l’abside du Saint-Suaire (1740-1756) réalisée d’après les plans de l’architecte Boffrand dans le chœur orienté à l’est.

Il y a eu un Saint-Suaire à Besançon qui a entrainé un pèlerinage important entre 1523 et la Révolution durant laquelle il a été détruit en 1794. Ce serait une copie de celui qui se trouve actuellement à Turin.

Abside du Saint-Suaire dans la cathédrale Saint-Jean de Besançon

  • le tombeau de Ferry Carondelet (1540 – 1542) avec le transi en-dessous du gisant dans la chapelle Saint-Etienne.
  • la rose de Saint-Jean qui est un autel circulaire en marbre (1050)

Rose de Saint-Jean dans la cathédrale Saint-Jean de Besançon

  • la chapelle Boituset (1628 – 1637)

Chapelle Boituset avec sa voûte à caissons dans la cathédrale Saint-Jean de Besançon

  • la Pietà qui est une sculpture en albâtre réalisée en 1532 (chapelle de l’Immaculée-Conception)

Pietà dans la cathédrale Saint-Jean de Besançon

  • la Vierge aux Saints qui est une peinture sur bois réalisée par Fra Bartolomeo en 1512

Tableau de la Vierge aux Saints dans la cathédrale Saint-Jean de Besançon

  • l’horloge astronomique (1857-1860) avec 30 000 pièces et 60 cadrans confectionnée de 1858 à 1860 à Beauvais par le maître horloger Auguste-Lucien Vérité.

Attention, son accès est payant et malheureusement elle ne fonctionne plus pour le moment !

👉 Pour plus d’informations sur l’horloge astronomique

Horloge astronomique de la cathédrale Saint-Jean de Besançon
L’horloge astronomique (1858-1860)

La citadelle

Il y a à peu près 100 m de dénivelé positif entre la ville et le haut de la citadelle qui s’étend sur 11 hectares !

– Accès :

De mars à octobre, il est possible d’emprunter la ligne de bus « Ginko – citadelle » qui vous laisse à l’entrée de cette dernière. Sachez qu’il vous restera 200 m de marche en montée pour accéder au cœur de la forteresse.

👉 Pour tout savoir sur les horaires des bus
(Sélectionnez la ligne « Ginko- citadelle »)

Pour ceux qui peuvent marcher, le trajet le plus simple est de passer par la Porte Noire et la cathédrale ou bien d’emprunter les escaliers qui partent de la porte de Rivotte.

– Bref historique :

Les travaux débutent lors de la première occupation française en 1668, sont poursuivis par les Espagnols, puis sont repris après 1675 par Vauban pour être achevés en 1683. Quant à la pierre utilisée pour sa construction, elle provient de la colline sur laquelle elle est édifiée.

En 2008, elle est inscrite avec l’enceinte urbaine et le Fort Griffon au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco ainsi que 11 autres fortifications conçues par Vauban.

– Visite de la citadelle :

Prévoyez du temps car il y a beaucoup de choses à voir et à faire :

  • se promener sur les remparts (chemins de ronde)
  • apprendre l’histoire de la citadelle dans la chapelle
  • découvrir la chambre des soldats et la vie de caserne
  • la galerie souterraine longue de 127 m (accessible uniquement lors d’une visite guidée)
  • musée ethnographique franc-comtois
  • musée de la Résistance et de la Déportation
  • l’espace Vauban
  • l’aquarium qui présente tous les poissons qu’on trouve dans la rivière du Doubs
  • l’insectarium
  • le noctarium qui présente des mammifères qui vivent la nuit
  • le parc zoologique qui s’est donné pour mission de préserver les espèces menacées dans le monde mais un bon tiers des enclos sont en cours d’aménagement donc vides !

Sachez que des visites guidées sont organisées dans la citadelle sur divers thèmes.

👉 Pour toutes les informations à savoir sur la citadelle

Pavillon d'entrée du front Saint-Etienne de la citadelle de Besançon sous un ciel bleu
Pavillon d’entrée du front Saint-Etienne

Guérite du Roi de la citadelle de Besançon vue depuis le chemin de ronde
Guérite du Roi

Panorama sur Besançon depuis la guérite du Roi de la citadelle

Panorama sur le Doubs qui traverse Besançon depuis la citadelle
Vue sur le Doubs depuis le chemin de ronde de la guérite du Roi

Panorama sur le Doubs et une partie de la ville de Besançon depuis le chemin de ronde de la guérite de la Reine
Vue sur le Doubs depuis le chemin de ronde de la guérite de la Reine

Front royal de la citadelle de Besançon vu depuis la guérite de la Reine
Front royal vu depuis la guérite de la Reine

Caserne dans la citadelle de Besançon
Caserne (bâtiment des cadets)

Monument aux fusillés avec le drapeau et trois poteaux d'exécution dans la citadelle de Besançon

Monument aux fusillés : 98 résistants y ont été fusillés, attachés à ses poteaux de bois

👉 Pour en savoir plus sur les parcours Vauban au centre et à périphérie de Besançon

Tour bastionnée de Rivotte, faisant partie des fortifications Vauban qui s'étendent le long du Doubs à Besançon
Tour bastionnée de Rivotte

Visible à proximité de la porte Rivotte, elle a été construite entre 1687 et 1690. La partie supérieure était à ciel ouvert et n’a été recouverte qu’au 19e siècle.

En aval de cette porte, les passionnés d’architecture contemporaine peuvent aller voir le bâtiment conçu par l’architecte japonais Kengo Kuma en 2013. Il abrite la Cité des Arts dans laquelle se trouve la FRAC (Fonds régional d’art contemporain). Autrefois, c’était l’emplacement du port fluvial.

La photo ci-dessous a été prise depuis la Rodia qui est la grande salle de spectacles de Besançon. Pour y arriver, il faut franchir le Doubs en passant par le pont-passerelle du Chardonnet.

Citadelle de Besançon, vue sur son côté est au sommet de l'éperon rocheux
La citadelle côté est

Il est possible de passer sous la colline Saint-Etienne sur laquelle s’étend la citadelle en traversant un tunnel-canal long de 388 m. Il a été creusé entre 1878 et 1882. A l’époque, il permettait aux bateaux d’éviter de suivre le méandre du Doubs. De nos jours, une voie piétonne et cycliste remplace le chemin de halage.

Citadelle de Besançon, vue sur son côté ouest au sommet de l'éperon rocheux, depuis les bords du Doubs
La citadelle côté ouest et l’ancien chemin de halage

  • Le parc de la Gare d’Eau :

C’est un bel espace de détente le long du Doubs aménagé de part et d’autre des remparts de Vauban.

Citadelle de Besançon et tour de Chamars vues depuis le pont Charles de Gaulle qui franchit le Doubs
Citadelle et tour de Chamars vues depuis le pont Charles de Gaulle
  • la promenade de Chamars

Elle est le prolongement du parc de la Gare d’Eau.

Tour bastionnée dans le parc Chamars, faisant partie des fortifications Vauban qui s'étendent le long du Doubs à Besançon
Tour bastionnée vue depuis le quai Henri Bugnet
  • le quai Vauban

C’est une magnifique enfilade de bâtiments à arcades construits en pierre de Chailluz à partir de 1691. Cette unité architecturale offre 350 mètres de façades donnant sur la rivière. Il s’agissait d’entrepôts de réception, de vente et de stockage de marchandises.

Façades éclairées par le soleil des immeubles du quai Vauban à Besançon
Quai Vauban vu depuis le quai Viel Picard

Magnifique alignement des façades d'immeubles du 18e siècle du quai Vauban à Besançon
Quai Vauban vu depuis le quai de Strasbourg

Tour de la Pelote se reflète dans le Doubs à Besançon sous un beau ciel bleu
Tour de la Pelote vue depuis le pont Battant
  • la capitainerie Saint-Paul

C’est ici qu’il est possible de louer des bateaux électriques et de faire une balade sur le Doubs avec franchissement de deux écluses et du tunnel sous la citadelle.

👉 Pour tout savoir sur la location de bateaux électriques

Besançon, ville de 120 057 habitants (INSEE 2022), possède un passé riche. Pour mieux la comprendre, voici quelques repères historiques marquants :

Avant l’arrivée de Jules César, Vesontio est la capitale du peuple celte des Séquanes.

58 avant J.-C. : conquête de Jules César.

Entre le 1er et le 2e siècle après J.-C., Vesontio connaît son apogée. Devenue colonie romaine, la ville s’étend sur 120 hectares (la boucle et le quartier Battant actuel) et est dotée des principaux monuments romains qu’on retrouve à Rome comme l’amphithéâtre.

68 après J.-C. : bataille de Vesontio lors de la guerre civile = victoire des partisans de Néron.

Fin du 4e siècle : les grandes invasions provoquent le repli de la ville sur la colline Saint-Etienne et l’édification d’un rempart pour sa protection.

457 : Vesontio est intégrée au royaume burgonde.

534 : les Francs succèdent aux Burgondes.

C’est au cours du 10e siècle que le comté de Bourgogne est créé : il correspond à l’actuelle Franche-Comté qui sera son nouveau nom à partir du 14e siècle.

1032 : Besançon est rattachée au Saint-Empire romain germanique et placée sous l’autorité de l’archevêque.

Au 12e, la ville est formée de 2 pôles distincts :

  • le quartier capitulaire situé sur les pentes de la colline Saint-Etienne
  • le quartier outre pont appelé quartier Battant

Ils vont peu à peu s’étendre le long de la Grande Rue et de la rue des Granges pour finalement se rejoindre au 14e siècle.

Ville libre d’Empire 1290-1674

1290 : la cité se libère de l’autorité de l’archevêque et devient une ville libre tout en demeurant sous la tutelle du Saint-Empire romain germanique.

C’est la viticulture qui est la principale source de richesse de la cité et qui la restera jusqu’au 18e siècle.

1347 : épidémie de la peste.

1369 : Marguerite de Flandres épouse le duc de Bourgogne, Philippe le Hardi; cet évènement permet de réunir le duché de Bourgogne et le Comté de Bourgogne pour former les Etats de Bourgogne.

1450-51 : grande révolte.

1452 : à la suite d’un grand incendie, la construction des maisons en bois est interdite

5 mai 1477 : Louis XI va profiter de la mort de Charles le Téméraire pour s’emparer du duché de Bourgogne, du comté de Bourgogne et de l’Artois mais, rapidement, Marie de Bourgogne* va clamer ses droits sur les possessions de son père et la révolte va éclater contre le roi de France.

*Marie de Bourgogne est l’épouse de Maximilien d’Autriche (Habsbourg).

23 mai 1493 : lors de la signature du traité de Senlis, le roi de France Charles VIII restitue la Franche-Comté au Habsbourg Philippe le Beau (père de Charles Quint) tandis qu’il conserve le duché de Bourgogne.

Sous le règne de l’empereur Charles Quint (1519-1556), la ville s’embellit considérablement et améliore les fortifications.

1667 : Louis XIV réclame la Franche-Comté comme héritage de son épouse Marie-Thérèse d’Autriche ce qui va déclencher la « guerre de Dévolution ».

6 février 1668 : entrée des Français dans Besançon.

2 mai 1668 : Traité d’Aix-la-Chapelle lors duquel Louis XIV rend la Franche-Comté au roi d’Espagne.

12 octobre 1673 : rupture des relations entre Espagne et France (« guerre de Hollande »).

25 avril 1674 : entrée des Français dans Besançon mais la citadelle continue de résister.

14 mai : capitulation de la citadelle.

1674 = Besançon devient française

1674 : la France s’empare de Besançon après un siège de 27 jours.

22 août 1676 : Louis XIV fait transférer le Parlement à Besançon pour punir Dole qui a trop résisté à son armée; cela va modifier considérablement le visage de la ville avec l’arrivée de personnages de haut rang qui vont se faire construire des hôtels particuliers.

17 septembre 1678 : la Franche-Comté devient définitivement française lors de la signature du traité de Nimègue.   

4 mars 1790 : création du département du Doubs avec Besançon comme chef-lieu.

1793 : en créant une entreprise d’horlogerie à Besançon, le Suisse Laurent Mégevand est à l’origine de l’activité horlogère bisontine.

26 février 1802 : naissance de Victor Hugo au n°140 de la Grande Rue.

Au 19e siècle, l’économie de la ville dépend du textile et de l’horlogerie.

1856 : arrivée du chemin de fer.

16 juin 1940 : début de l’occupation allemande.

 8 août 1944 : libération de Besançon.

1973 : conflit LIP qui marque la fin de l’industrie horlogère à Besançon.

7 juillet 2008 : 12 sites Vauban sont classés au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.

Que voir à Besançon ? Vous le savez maintenant. Bonne visite !

Pour prolonger votre découverte de la région, n’hésitez pas à consulter mes autres articles de blog :

A 45 km, Dôle, les lieux incontournables à visiter dans le Jura

A 50 km, Arbois, les lieux incontournables à visiter dans le Jura

A 90 km, Lons-le-Saunier, les lieux incontournables à visiter dans le Jura

A 92 km, Dijon, les lieux incontournables à visiter en Bourgogne

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Avertissement : toutes les informations sont données à titre indicatif et n’engagent nullement la responsabilité de l’auteur.

1 réflexion sur “Que voir à Besançon, les lieux incontournables à découvrir en Franche-Comté”

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