Que voir à Saint-Émilion ? Les incontournables près de Bordeaux

Situé à une quarantaine de kilomètres de Bordeaux, Saint-Émilion mérite vraiment le détour. Réputé dans le monde entier pour ses vins, le village possède aussi un patrimoine architectural remarquable. C’est au Moyen Âge, alors que l’Aquitaine était sous domination anglaise, que le commerce avec l’Angleterre a contribué à renforcer sa renommée. Aujourd’hui, les paysages de son vignoble sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Alors, sans plus attendre, partons à la découverte de ses ruelles, de ses monuments et de son histoire !

Clocher de l’église monolithe dominant les toits de Saint-Émilion
Le clocher de l’église monolithe domine les toits de Saint-Émilion

Voici les solutions pratiques pour rejoindre Saint-Émilion quand on n’a pas de voiture.

En TER, compter 35 minutes environ depuis Bordeaux pour un trajet de 43 km :

👉 Consulter les horaires des trains à Saint-Émilion
(Inscrivez « Saint-Émilion » dans la case « Gares » puis cliquez sur Rechercher)

Il faut savoir que la gare de Saint-Émilion se trouve excentrée par rapport au village puisqu’elle est située à 1,4 km du centre-ville. 

En taxi depuis la gare SNCF de Libourne, comptez environ 20 à 45 € pour un trajet de 10 à 15 minutes (9 km).

Le covoiturage peut être une solution pratique pour rejoindre Saint-Émilion.

👉 Consultez les offres de trajets vers Saint-Émilion sur Blablacar

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Train TER en gare de Saint-Émilion
Train à destination de Bordeaux en gare de Saint-Émilion

Si vous souhaitez visiter Saint-Émilion, voici tout ce qu’il faut savoir pour profiter pleinement de votre séjour : plans de la ville, durée, marché, bonnes adresses où manger, transport et météo.

L’office de tourisme se trouve sur la place des Créneaux, à proximité du clocher, à environ 1,6 km de la gare SNCF. Vous y trouverez un plan (gratuit) avec toutes les curiosités à voir. Sachez que près d’un millions de touristes viennent chaque année Saint- Émilion et, quand on observe le nombre élevé de cavistes, on devine que beaucoup d’entre eux ne viennent pas que pour les monuments ….

👉 Télécharger le plan touristique de Saint-Émilion

👉 Voir le plan de Saint-Émilion sur OpenStreetMap

👉 Consultez la carte détaillée de Saint-Émilion et ses environs sur « Carte.gouv.fr »

Prévoyez une bonne demi-journée, voire davantage si vous souhaitez vous promener au milieu des vignes

Le marché en plein air se tient tous les mercredis et les dimanches matin au Parc Guadet.

  • le macaron
  • les vins
  • les cannelés

👉 Consultez les prévisions météorologiques pour préparer votre visite

Son origine remonte au 12e siècle avec les premières pierres posées en 1110, puis elle subira de nombreux remaniements au fil du temps.

À voir à l’intérieur :

  • La nef romane, avec ses chapiteaux sculptés et des traces de peintures murales.
  • Le chœur et le transept, remaniés à l’époque gothique entre les 13e et 15e siècles.
  • Les stalles en bois du chœur.
  • Les vitraux du chœur.

Quant au cloître qui est libre d’accès, il date du début du 14e siècle. On peut y accéder depuis l’église ou l’office de tourisme.

Cloître de la collégiale de Saint-Émilion avec ses arcades romanes et son jardin central

Galerie couverte du cloître de la collégiale de Saint-Émilion avec ses colonnes en pierre

Comme la visite guidée de l’église monolithe me parait être un incontournable, il faut organiser la découverte du village en fonction de l’horaire de cette dernière. Les billets s’achètent à l’office de tourisme ou bien il est possible de les réserver par internet :

👉 Réserver une visite de Saint-Émilion souterrain et consulter les horaires

La visite dure environ 1 heure et comme elle se déroule dans une propriété privée, les photos sont interdites.

On y découvre :

  • la chapelle de la Trinité avec de splendides peintures romanes et gothiques
  • l’ermitage de Saint-Émilion aménagé dans une grotte. On peut notamment y voir un siège creusé dans la roche. Selon une croyance populaire, les femmes qui souhaitent avoir un enfant peuvent s’y asseoir et formuler un vœu de tomber enceinte car il parait que ça marche !
  • les étonnantes catacombes surmontées d’une rotonde creusée dans la roche qui évoque le Saint-Sépulcre de Jérusalem
  • l’immense église monolithe qui abritait autrefois le tombeau de Saint-Émilion, auprès duquel affluaient des milliers de pèlerins qui s’écartaient du chemin de Saint-Jacques pour venir le vénérer.

L’église monolithe est considérée comme la plus vaste église souterraine d’Europe. Elle mesure environ 38 mètres de longueur, 20 mètres de largeur et 11 mètres de hauteur sous la voûte de la nef centrale. Entièrement creusée dans la roche calcaire, elle aurait été commanditée par le vicomte Pierre Ier de Castillon à son retour de la première croisade, vers 1100. Certains rapprochent son architecture de celle des églises rupestres de Cappadoce.

Mais cet édifice exceptionnel est fragile. Le poids imposant du clocher et les infiltrations d’eau ont entraîné des problèmes structurels qui ont nécessité des travaux de consolidation. Aujourd’hui, l’église se visite uniquement dans le cadre de visites guidées, afin notamment de préserver ce monument remarquable. Des cérémonies religieuses et des manifestations ponctuelles peuvent également y être organisées.

Façade en pierre de l’église monolithe de Saint-Émilion avec ses fenêtres gothiques
Les fenêtres gothiques de la façade de l’église monolithe, percées au 14e siècle

Détail du portail sculpté de l’église monolithe de Saint-Émilion
Le portail gothique du Jugement dernier de l’église monolithe, sculpté au milieu du 13e siècle

Il a été bâti au 12e siècle et la flèche, dont la hauteur atteint 68 m, a été rajoutée au 16e siècle.

Bon à savoir : il est possible de monter au sommet de la tour clocher (196 marches). Pour cela, rendez-vous à l’office de tourisme pour y acheter un ticket d’entrée.

Clocher de l’église monolithe dominant les toits de Saint-Émilion

Il y en a quatre et, contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne s’agit pas de buttes, mais de ruelles piétonnes en pente et pavées. Selon la tradition, les pavés proviendraient d’Angleterre : ils servaient à lester les bateaux venus chercher le vin de Saint-Émilion. Une fois les barriques chargées, les pierres auraient été débarquées puis réutilisées pour empierrer les rues.

On ne connait pas exactement la date de la construction de ce donjon roman haut de 32 m

Son accès est payant et au sommet, qu’on atteint après avoir gravi 118 marches, on jouit d’un très beau panorama sur tout le village et ses alentours.

👉 Consulter les informations pratiques sur la tour du Roy

Tour du Roy, ancien donjon médiéval en pierre à Saint-Émilion

Panorama sur les toits de Saint-Émilion et le clocher de la collégiale depuis la tour du Roy

Vue sur les maisons en pierre et les toits de Saint-Émilion depuis la tour du Roy

L’accès y est libre, mais l’entrée et la sortie se font par la boutique. On peut boire un verre de crémant ou une autre boisson tout en profitant du cadre, avec les ruines de l’ancien cloître et des bâtiments religieux, reconstruits à partir de la fin du 14e siècle.

Il est également possible de visiter les galeries souterraines, d’anciennes carrières aujourd’hui utilisées pour l’élaboration et le stockage du crémant de Bordeaux. La visite guidée se réserve à l’avance.

👉 Réserver une visite des caves souterraines du cloître des Cordeliers

Arcades en pierre et jardin du cloître des Cordeliers à Saint-Émilion

Vestiges des arcades du cloître des Cordeliers à Saint-Émilion

C’est la seule porte fortifiée (début du 13e siècle) qui reste sur les six portes que comptaient autrefois Saint-Émilion. Quant aux remparts d’une longueur de 1,5 km, ils présentent encore de nombreux vestiges que l’on peut découvrir en faisant le tour de la cité. Une particularité : plusieurs maisons prennent directement appui sur les fortifications, comme le palais Cardinal.

C’est l’unique habitation à pans de bois qui reste à Saint-Emilion. Bâti sur des fondations médiévales, elle date du début du 16e siècle. Elle est dotée d’une tour d’escalier.

Outre le nombre élevé de boutiques vendant du vin à Saint-Émilion, vous pouvez visiter les caves monolithes du Clos des Menuts, situées au 2, place du Chapitre et des Jacobins. La visite est libre et ne nécessite pas de réservation.

👉 Site officiel du Clos des Menuts

Sinon, voici la liste diffusée par l’office de tourisme de Saint-Emilion des différents châteaux ouverts au public auprès desquels vous pouvez prendre rendez-vous pour une visite incluant une dégustation :

👉 Consulter la liste des châteaux viticoles ouverts à la visite

Contrairement au Clos des Menuts, où la visite des caves est libre et gratuite, le Château Villemaurine propose une visite guidée d’environ une heure à travers ses anciennes carrières, avec des explications sur l’histoire de Saint-Émilion et le travail des carriers, suivie d’une dégustation commentée de deux vins.

👉 Réserver une visite au Château Villemaurine

Remparts médiévaux et vignes au pied du village de Saint-Émilion

Avant de terminer cette découverte, voici quelques grandes dates pour comprendre l’histoire de Saint-Émilion :

– Époque romaine : développement progressif de la viticulture.

– Vers 733 : arrivée du moine breton Émilian, auquel le village doit son nom selon la tradition.

Il s’installe dans une grotte où il est rejoint par des disciples, attirés par sa piété. Après sa mort survenue vers 767, ceux-ci perpétuent son souvenir et contribuent au développement d’une communauté religieuse.

– Fin du 9e siècle : raid viking

– 11e-12e siècles : essor religieux et urbain grâce notamment aux chemins de pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle.

– Fin 12e – début 13e siècle : édification d’un mur d’enceinte de 1,5 km autour de la cité.

– 1152 : le mariage d’Aliénor d’Aquitaine avec Henri de Plantagenets a pour conséquence de rattacher la Guyenne à l’Angleterre jusqu’en 1453.

– 1199 : une charte signée par le roi Jean sans Terre accorde des libertés à la ville. C’est ainsi que va naitre la Jurade qui était une sorte de conseil municipal.

– 1268 : le roi d’Angleterre fait fonder la bastide de Libourne, qui va rapidement concurrencer Saint-Émilion pour le commerce du vin.

– 1453 : Saint-Émilion devient définitivement français à la fin de la guerre de Cent Ans.

Durant les guerres de religion, Saint-Émilion fut pris et repris plusieurs fois et les vignes furent arrachées. Par la suite, ce fut l’extraction des pierres calcaires dans les carrières souterraines qui permirent à la cité de continuer de profiter d’une économie dynamique en attendant que les vignes soient replantées.

– Décembre 1875 : arrivée du chemin de fer.

– 1936 : Saint-Émilion obtient l’AOC. Son vignoble s’étend aujourd’hui sur environ 5 500 hectares, répartis sur neuf communes.

– 1955 : première classification officielle des crus classés de Saint-Émilion.

– 4 août 1986 : création d’un secteur sauvegardé de 29 hectares, devenu un site patrimonial remarquable à la suite de la loi du 7 juillet 2016.

– 2 décembre 1999 : inscription de la Juridiction de Saint-Émilion au patrimoine mondial de l’UNESCO, au titre de paysage culturel viticole.

 En 2026, Saint-Emilion compte environ 1 000 habitants.

Bonne visite de Saint-Émilion

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