Visiter Dijon : les lieux incontournables à découvrir

Classé au patrimoine mondial de l’Unesco, le centre-ville de Dijon possède l’un des plus importants patrimoines architecturaux civils de France. Ses ruelles médiévales, ses maisons à pans de bois et ses nombreux hôtels particuliers en font l’une des plus belles villes historiques de France. Quant au palais des ducs et des États de Bourgogne, il rappelle que la ville a longtemps été la capitale d’un duché qui a connu un développement extraordinaire aux 14e et 15e siècles, ses limites englobant jusqu’à la riche Flandre au nord de l’Europe. Et puis, comment ne pas parler de la proximité des grands crus de Bourgogne dont Dijon est en quelque sorte la porte d’entrée. Visiter Dijon s’impose donc et il faut compter au moins une bonne journée pour voir l’essentiel.

Palais des Ducs et des États de Bourgogne sur la place de la Libération à Dijon
Palais des Ducs et des États de Bourgogne sur la place de la Libération

📍 Pourquoi visiter Dijon ?

  • A moins de 2 heures de train de Paris et de Lyon
  • Ancienne capitale des ducs de Bourgogne
  • Un centre historique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO
  • Des musées gratuits
  • Une porte d’entrée vers les vignobles de Bourgogne, avec Beaune accessible en une vingtaine de minutes en train

Voici les solutions pratiques pour rejoindre Dijon quand on n’a pas de voiture.

Compter 1h40 minutes environ de trajet en TGV depuis Paris pour un trajet de 314 km :

👉 Consultez les horaires des trains vers Dijon sur le site de la SNCF

Depuis la loi de 2015 sur la libéralisation du voyage en autocar longue distance, des opérateurs ont ouvert des lignes de bus à bas coût qui desservent Dijon :

👉 Consultez les trajets en bus vers Dijon avec FlixBus

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Le covoiturage est une bonne option pour se déplacer.

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Train TER à l'entrée de la gare de Dijon avec la cathédrale Saint-Bénigne en arrière-plan
Un train TER arrive en gare de Dijon avec les tours de la cathédrale Saint-Bénigne en arrière-plan

Si vous souhaitez visiter Dijon, voici tout ce qu’il faut savoir pour profiter pleinement de votre séjour : plans de la ville, durée, marché, spécialités locales, bonnes adresses où manger et météo.

L’office de tourisme de Dijon se trouve dans le palais des États de Bourgogne, au n° 11 de la rue des Forges. Il dispose également de deux annexes : l’une près de la gare SNCF et l’autre à la Cité internationale de la gastronomie et du vin. Vous pouvez y acheter le guide intitulé « le Parcours de la Chouette » qui permet de découvrir les principaux monuments de la ville et leur histoire. A défaut de disposer du livret, il est possible de suivre l’itinéraire grâce au balisage au sol de clous en bronze en forme de chouette.

👉 Consultez le plan du centre historique distribué par l’office

👉 Voir le plan de Dijon sur OpenStreetMap

👉 Consultez la carte détaillée de Dijon et ses environs sur Géoportail

👉 Plus d’informations sur le parcours de la Chouette

Comptez une journée entière pour découvrir tranquillement la ville.

Les halles centrales de Dijon accueillent un marché tous les mardis, jeudis, vendredis et samedis matin de 7h à 13h.

Construites entre 1873 et 1875, elles sont dotées d’une charpente métallique et constituées de 4 pavillons d’une surface totale de 4 400 m². C’est l’occasion pour dire que Gustave Eiffel qui est né à Dijon n’a pas participé à la réalisation de ces halles.

  • Le fromage d’Epoisses
  • Les œufs en meurette
  • Le bœuf bourguignon
  • Les escargots de Bourgogne
  • La crème de cassis de Dijon
  • Les vins de Bourgogne, etc …

Si vous recherchez une spécialité locale à rapporter, rendez-vous place Bossuet dans la boutique Mulot & Petitjean. Installée au rez-de-chaussée d’une maison du 15e siècle, cette institution dijonnaise est réputée pour son pain d’épices et ses nonnettes fourrées au cassis.

Pour prendre un verre, les endroits les plus sympas se trouvent autour de la place Émile-Zola, dans la rue Musette près de l’église Notre-Dame et aux abords des halles centrales.

Pour ma part, je ne les ai pas utilisés car le centre-ville est facilement accessible à pied depuis la gare et les principaux sites touristiques sont relativement proches les uns des autres, hormis la chartreuse de Champmol.

👉 Accédez au site des transports de l’agglomération dijonnaise

Bonne nouvelle pour les amateurs de musées : les collections permanentes des musées de la ville sont accessibles gratuitement.

👉 Consultez les prévisions météorologiques pour préparer votre visite

Tramway circulant dans les rues de Dijon
Tramway de Dijon

Découvrir Dijon, c’est visiter le palais des Ducs et des États de Bourgogne et le centre historique qui l’entoure, admirer ses maisons à pans de bois et ses hôtels particuliers, témoins de son riche passé.

La loi du 4 août 1962 (loi Malraux) a été utilisée par la municipalité pour mettre en place l’un des plus vastes secteurs sauvegardés de France (97 hectares). Elle a permis de restaurer, rénover et réhabiliter une partie du centre historique. Ainsi, de nombreuses maisons anciennes ont pu être sauvées et présentent aujourd’hui de belles façades à admirer tout en profitant d’un vaste espace piétonnier.

  • En application d’une loi du 7 juillet 2016, le terme de « secteur sauvegardé » a été remplacé par celui de « Site Patrimonial Remarquable ».

De plus, le 4 juillet 2015, l’Unesco a inscrit « les climats* du vignoble de Bourgogne » sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité en tant que paysage culturel et naturel en y associant les villes de Dijon et Beaune.

*Le climat désigne une parcelle de vigne bien délimitée, travaillée depuis des siècles et qui a ses qualités propres (géologie, exposition au soleil, altitude, pente, etc …). En Bourgogne, on en recense plus de 1 000.

J’ai particulièrement apprécié l’harmonie du centre historique de Dijon. Aucun monument ne domine réellement les autres et c’est l’ensemble du patrimoine qui fait l’intérêt de la visite.

Superbement restauré, il abrite aujourd’hui l’hôtel de ville, le musée des Beaux-Arts, les archives municipales et l’office de tourisme.

Ancienne forteresse, il a été reconstruit à la demande de Philippe le Hardi en 1365 (tour Neuve dite aussi tour de Bar car le duc de Bar y a été enfermé à deux reprises) puis Philippe le Bon l’a fait remanier au 15ème siècle en y faisant ajouter un grand logis ainsi qu’une tour terrasse haute de 46 mètres symbolisant toute sa puissance. Au 17ème siècle, suivant les plans de Jules Hardouin Mansart, des bâtiments sont rajoutés dans le cadre de l’aménagement de la superbe place Royale (rebaptisée en 1944 place de la Libération) en forme d’hémicycle et ce sont ceux-là que l’on voit lorsqu’on arrive de la rue de la Liberté.

Sachez qu’il est possible de monter au sommet de la tour (316 marches) pour profiter d’un panorama exceptionnel sur la ville et les alentours. Par temps clair, on peut même apercevoir le Mont-Blanc. L’accès est payant et il faut réserver sa place auprès de l’office de tourisme.

👉 Informations sur la montée de la tour Philippe le Bon à Dijon

Place de la Libération devant le palais des Ducs à Dijon

On l’appelle plus couramment place du Bareuzai car, en son centre, il y a une fontaine surmontée par une sculpture représentant un homme qui foule le raisin. Dans la réalité, cette personne, lorsqu’elle sortait de la cuve, avait le bas des jambes teinté de rose d’où le nom de « bas rosé » ….

A savoir : c’est le duc Philippe le Hardi qui prit une ordonnance en 1395 interdisant l’utilisation de tous les cépages autres que le pinot noir qui fera la renommée mondiale des vins de Bourgogne.

Cette place a été aménagée entre 1904 et 1905 et porte le nom du sculpteur François Rude qui est né à Dijon le 4 janvier 1784.

Place François-Rude et maisons à pans de bois dans le centre de Dijon

Dijon est aussi surnommée la ville aux cents clochers car de nombreuses églises y ont été édifiées. En voici quelques-unes :

– La cathédrale Saint-Bénigne

Proche de la gare SNCF, elle est facilement reconnaissable par son toit aux tuiles vernissées. Ce n’est qu’en 1792 que la basilique qui faisait partie d’une abbaye fondée au 9ème siècle est devenue une cathédrale. Détruite par l’incendie de 1137, elle s’écroula encore au 13ème siècle. Sa construction en style gothique débuta en 1280. A l’intérieur, il y a un bel orgue datant de la première moitié du 18ème siècle (6 000 tuyaux). L’édifice religieux dispose aussi d’un carillon avec 63 cloches datant du 17ème siècle et qui est un des plus grands de France.

Mais l’intérêt principal de la cathédrale réside dans la visite de la crypte construite pour abriter le tombeau de Saint Bénigne, évangélisateur de la Bourgogne et martyr du 2ème siècle. En effet, cette dernière est exceptionnelle au niveau de son architecture. Datant de la période préromane, elle est de forme circulaire : en son centre, se trouvait le tombeau du saint que de très nombreux pèlerins sont venus vénérer tout en circulant autour, en empruntant un double déambulatoire. La construction de la crypte a été inspirée par le Saint-Sépulcre de Jérusalem. Près du sarcophage, une partie du sol est encore d’origine (an mil).

👉 Horaires et tarifs de visite de la rotonde de Saint-Bénigne

Nef de la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon

Rotonde romane de Saint-Bénigne à Dijon
La rotonde de Saint-Bénigne

– L’église Saint-Philibert

Datant du 11ème – 12ème siècle, c’est la seule église romane de Dijon. Elle se dresse à coté de la cathédrale et, malheureusement, en raison de son état dégradé, elle ne se visite pas.

– L’église Saint-Jean

Edifiée entre 1448 et 1470, elle a été désacralisée et, de nos jours, un théâtre y est installé.

– L’église Notre Dame

Edifiée entre 1230 et 1250, elle présente une magnifique façade ornée de fines colonnettes et de 51 fausses gargouilles représentant les vices et les vertus humaines. En effet, ces dernières datent de 1860 car les anciennes avaient été retirées suite à la chute de l’une d’entre elles qui représentait l’avarice sur un … usurier qui entrait dans l’église. Sur la toiture, on peut apercevoir un jaquemart (sonneur de cloches) qui provient de Courtrai et qui date du 14ème siècle.

A voir à l’intérieur : de beaux vitraux dont certains datent du 13ème siècle à voir, des traces de fresques murales, une vierge en bois sculptée au 11ème ou 12ème siècle et peinte en noir au 15ème ou 16ème siècle, etc …

C’est sur le mur côté nord à l’extérieur de cette église que se trouve la « chouette » qui est la figure emblématique de Dijon qu’un imbécile a abîmé en janvier 2001. Si vous y posez votre main gauche, faites un vœu et, pour qu’il se réalise, dirigez-vous vers le parvis de l’église tout en tournant le dos à la salamandre qui se trouve à proximité ….

La chouette sculptée sur le mur de l'église Notre-Dame de Dijon

Chevet de l'église Notre-Dame vu depuis la rue de la Chouette à Dijon
Chevet de l’église Notre-Dame vue depuis la rue de la Chouette

– L’église Saint-Michel :

Edifiée à partir de 1497, elle présente une belle façade renaissance avec les trois portails ornés d’anges.

Façade Renaissance de l'église Saint-Michel à Dijon

Après avoir été rattachée au royaume de France par Louis XI, Dijon est restée une ville importante sur le plan politique. Comme on y trouvait un parlement, une chambre des comptes et une chambre du Trésor, cela faisait un nombre élevé de personnages importants qui devaient loger en ville et qui se sont fait construire de beaux hôtels particuliers entre le 16e et le 18e siècle. On en recense environ une centaine.

En voici quelques-uns parmi les plus remarquables et surtout les plus faciles à admirer depuis la rue, car beaucoup d’hôtels particuliers sont malheureusement dissimulés derrière d’imposantes portes cochères.

  • Hôtel des Godrans (1 rue François Rude) : facilement reconnaissable avec sa tourelle, il a été édifié au 15ème siècle.
  • Hôtel Aubriot (40 rue des Forges) : construit au 13ème siècle, il a été entièrement reconstitué en 1908 avec son toit de tuiles vernissées.

Façade de l'hôtel Aubriot côté rue des Forges dans le centre historique de Dijon

  • Maison Maillard dite Milsand (38 rue des Forges) : construite au 16ème siècle. Si la façade côté rue est superbement décorée, il faut absolument aller jeter un coup d’œil dans l’arrière-cour.

Façade Renaissance de la Maison Milsand rue des Forges à Dijon

  • Hôtel Chambellan (34 rue des Forges) : quand la porte est ouverte, faufilez vous dans le couloir pour aller contempler une superbe cour intérieure.

Cour intérieure de l'Hôtel Chambellan à Dijon, avec galerie en bois et escalier gothique

  • L’Hôtel Maillard (7 place Notre Dame) : construit à partir de 1565, il présente une belle façade renaissance.

Façade Renaissance de la Maison Maillard sur la place Notre-Dame à Dijon

  • Hôtel Vogüé (8 rue de la Chouette) : édifié vers 1614, c’est l’hôtel particulier que je trouve le plus beau de la ville.

N’hésitez pas à entrer dans la cour intérieure pour admirer son remarquable portique Renaissance. Ressortez ensuite pour faire le tour du bâtiment et rejoindre le jardin situé à l’arrière, un véritable havre de paix dans ce secteur très touristique.

Hôtel de Vogüé et son toit vernissé dans le centre historique de Dijon

  • Maison des Cariatides (28 rue Chaudronnerie) : elle a été édifiée au début du 17ème siècle.

Façade de la Maison des Cariatides rue de la Chaudronnerie à Dijon

  • Hôtel de Berbis (16 place des Ducs) : il a été édifié au 16ème siècle.

Dijon, hôtel de Berbis

  • Hôtel des Barres (43 de la rue Chabot-Charny) : il a été édifié vers 1640 en style renaissance avec une tour d’escalier et une galerie à pans de bois.

On en recense environ une soixantaine dont la grande majorité a été édifiée entre le 15ème et le 16ème siècle. C’est dans la rue Verrerie qu’elles sont les plus nombreuses.
Parmi les plus belles :

  • « Maison aux Trois Pignons » (1440 ?) à l’angle des rues Auguste Comte et Chaudronnerie
  • Maison au n°31 de la rue Amiral Roussin (vers 1440 ?)
  • « Maison des Trois Visages » (1470 ?) à l’angle des rues de la Liberté et Bossuet
  • « Maison Millière » (1483) au n°10 rue de la Chouette.

En voici quelques autres photographiées au fil de ma balade dans les rues du centre historique :

Maisons à pans de bois dans la rue Stephen-Liégeard dans le centre historique de Dijon
Rue Stephen Liegeard

Maisons à pans de bois dans la rue Auguste-Comte à Dijon
Rue Auguste-Comte

Rue Verrerie

Parmi ceux que je trouve les plus intéressants, je citerai les suivants :

– le musée des Beaux-Arts

Il se trouve à l’intérieur du Palais des Ducs et des Etats de Bourgogne. Vous pourrez y admirer, entre autres, la magnifique salle des tombeaux des ducs de Bourgogne dont le plus remarquable est celui de Philippe le Hardi avec ses quarante « Pleurants » réalisés par Claus Sluter.

👉 Informations sur le musée des Beaux-Arts de Dijon

Tombeaux des ducs de Bourgogne au musée des Beaux-Arts de Dijon

– Le musée archéologique

Son entrée se trouve à gauche de la façade occidentale de la cathédrale et il occupe les vestiges de l’abbaye Saint-Bénigne. Pour ma part, ce fut ma plus belle surprise à Dijon. Le sous-sol daté du 11e siècle est incroyable. Vous commencez par y découvrir le résultat des fouilles du sanctuaire édifié à l’époque gallo-romaine à la source de la Seine (ex-voto en bois remarquables), puis vous pénétrez dans une vaste salle voûtée de 35 mètres de long où sont exposées des stèles funéraires. Ces dernières ont été récupérées des ruines de l’enceinte qui protégea Dijon pendant des siècles. Ne manquez pas le dortoir des moines du 13e siècle au premier étage du musée.

👉 Informations sur le musée archéologique de Dijon

– Le musée de la vie Bourguignonne

C’est surtout pour voir le cloître que je vous conseille de vous y rendre car il a été aménagé dans un ancien monastère cistercien. Néanmoins, le thème du musée est intéressant car il présente la vie quotidienne des Bourguignons au 19ème et au début du 20ème siècle. On peut y voir, entre autres, d’intéressantes reconstitutions d’anciens magasins.

👉 Informations sur le musée le musée de la Vie bourguignonne

– Le musée François Rude

Situé à proximité de l’église Saint-Philibert, il mérite également une visite. Vous pourrez notamment y admirer un immense moulage qui a servi à François Rude pour réaliser le célèbre haut-relief du Départ des Volontaires de 1792, plus connu sous le nom de « La Marseillaise », sur l’Arc de Triomphe de Paris. Le musée présente également quelques vestiges de l’enceinte gallo-romaine mis au jour lors de fouilles archéologiques.

👉 Informations sur le musée François Rude

Ne pas oublier de se rendre à la chartreuse de Champmol qui se trouve excentrée par rapport au centre-ville pour y admirer le puits de Moïse qui, autrefois, constituait le piédestal d’un calvaire. Très expressives, les statues polychromes sculptées entre 1395 et 1405 par Claus Sluter représentent des prophètes de l’Ancien Testament (Moïse, David, Jérémie, Zacharie, Daniel et Isaïe) surmontés d’anges.

Voir aussi les statues, elles aussi réalisées par Claus Sluter, qui ornent le portail de la chapelle.
C’est Philippe le Hardi qui, pour montrer sa puissance, a fait construire cette chartreuse qui devait servir de nécropole princière. Détruite à la révolution française, les vestiges visibles de nos jours se trouvent dans l’enceinte d’un centre hospitalier.

💡 Bon à savoir : le lieu peut surprendre car il se trouve dans l’enceinte d’un hôpital dont l’accès est ouvert tous les jours de 9 h à 17 h 30. Tout est assez mal indiqué et peu mis en valeur, ce qui est étonnant car il s’agit tout de même d’un trésor hérité du temps des ducs de Bourgogne.

On peut aller le voir en se rendant à la chartreuse de Champmol. Edifié en 1756, il utilise les eaux des sources du Raines qui ont été canalisées pour alimenter 6 bassins (de nos jours, il n’en reste plus que 5 qui sont encore visibles).

Grand lavoir des Chartreux à Dijon alimenté par les sources du Raines

  • La Cité internationale de la gastronomie et du vin :

Malgré un nom très prometteur, j’ai été un peu déçu par la visite. Je m’attendais à un lieu plus vivant et davantage consacré à la découverte de la gastronomie bourguignonne. Lors de mon passage, j’y ai surtout trouvé des restaurants et peu d’animations. Néanmoins, on pourra en profiter pour découvrir les bâtiments restaurés de l’ancien hôpital général ainsi que sa chapelle. Les amateurs de patrimoine pourront également visiter le 1204, qui accueille le CIAP (Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine), un espace présentant l’histoire et l’évolution urbaine de Dijon.

👉 Informations sur la Cité internationale de la gastronomie et du vin

  • Le jardin de l’Arquebuse : situé à proximité de la gare, il mérite le détour surtout si vous attendez votre train ….
  • l’immeuble art nouveau qui se situe place Grangier qui est derrière les Galeries Lafayette donnant sur la rue de la Liberté.
  • la tour du petit Saint-Benigne, qui est visible depuis la cour de l’hôtel particulier Patarin sis au n°11 de rue Charrue, est un vestige de l’enceinte gallo-romaine du 3ème siècle.
  • Le jardin Darcy

Inauguré en 1880, il est proche de la porte Guillaume qui marque l’entrée du centre historique de Dijon.

Bassin et pont du jardin Darcy à Dijon

Si vous ne disposez que de quelques heures à Dijon, voici les lieux que je vous recommande en priorité :

  • La place de la Libération et le palais des Ducs, cœur historique de la ville.
  • L’église Notre-Dame et sa célèbre chouette, symbole de Dijon.
  • La rue Verrerie, l’une des plus belles rues du centre ancien avec ses maisons à pans de bois.
  • La montée de la tour Philippe le Bon pour profiter d’un superbe panorama sur les toits de Dijon.
  • Le musée archéologique, véritable surprise de la visite avec son immense salle romane et ses collections gallo-romaines.
  • Le puits de Moïse, chef-d’œuvre de la sculpture bourguignonne réalisé par Claus Sluter.

Dijon, ville de 161 866 habitants (INSEE 2026), possède un passé riche. Pour mieux la comprendre, voici quelques repères historiques marquants :

Les Celtes s’installent à Divio.

52 avant J.-C. : défaite de Vercingétorix à Alésia et commencement de la période gallo-romaine.

179 : Bénignus, prêtre chrétien, qui venait évangéliser la ville est arrêté et meurt en martyr.

275 : construction d’une enceinte pour défendre la cité réduite à 11 hectares des invasions germaniques.

470 : arrivée des Burgondes.

534-536 : les Mérovingiens conquièrent leur royaume.

L’administration carolingienne s’exerce sur des « pagi » qui sont des subdivisions territoriales dirigées, soit par un des compagnons de Charlemagne qui prend le titre de comte, soit par un évêque.

843 : lors du traité de Verdun, l’empire de Charlemagne est divisé entre ses 3 petits-fils et une partie de la Bourgogne revient à Charles le Chauve (Neustrie) tandis que l’autre échoit à son frère Lothaire (Lotharingie), avec la Saône pour frontière.

1016 : le roi de France, le capétien Robert le Pieux, qui avait récupéré le duché de Bourgogne en 1006 y adjoint Dijon. Le duché devient titre d’apanage et est transmis à l’un de ses fils en 1031. C’est le début de la dynastie des ducs capétiens qui choisissent Dijon comme capitale.

1137 : grand incendie de Dijon. Lors de la reconstruction, une seconde enceinte est édifiée. Longue de 3 km, elle entoure une cité dont la surface est passée à 98 hectares.

1361 : Philippe de Rouvres, dernier duc capétien, meurt sans héritier. En conséquence, la Bourgogne revient au roi de France, le Valois Jean II le Bon, qui la donne en apanage en 1363 à son fils Philippe le Hardi. C’est donc lui qui, grâce à son mariage avec Marguerite de Flandre en juin 1369, est à l’origine de l’extraordinaire développement territorial (jusqu’à la mer du Nord), politique, économique et culturel de l’Etat bourguignon dont Dijon est la capitale.

27 avril 1404 : avènement de Jean sans Peur.

10 septembre 1419 : il est assassiné et son fils Philippe III le Bon lui succède.

15 juin 1467 : à la mort de son père, avènement de Charles Le Téméraire qui va dilapider en 10 ans tout ce que ses prédécesseurs avaient acquis.

5 janvier 1477 : Charles Le Téméraire est tué lors du siège de Nancy. C’est donc sa fille, Marie de Bourgogne, qui hérite du duché. Mais le roi de France, Louis XI, en profite pour faire envahir le duché et l’annexer.

21 avril 1477 : Marie de Bourgogne épouse Maximilien de Habsbourg qui va prendre en charge la sécurité des terres des Etats bourguignons sans pouvoir récupérer les terres occupées par l’armée royale.

27 mars 1482 : mort accidentelle de Marie de Bourgogne qui va être l’occasion pour Louis XI de signer le traité d’Arras en décembre de la même année; ce dernier va régler la succession de Charles le Téméraire en rattachant définitivement le duché de Bourgogne au royaume de France.

11 septembre 1513 : échec du siège de Dijon par les Habsbourg.

1678 : le traité de Nimègue rattache définitivement la Franche-Comté au royaume de France. Dijon perd alors son importance militaire face aux possessions des Habsbourg et va pouvoir poursuivre son développement.

17e siècle : transformation du palais des Ducs et création de la place Royale.

1832 : inauguration du canal de Bourgogne qui place Dijon sur un axe commercial important entre la vallée de la Saône et Paris.

1851 : arrivée du chemin de fer à Dijon.

17 juin 1940 : entrée des troupes allemandes dans Dijon et début de l’occupation.

11 septembre 1944 : les Alliés libèrent Dijon.

Février 1990 : la municipalité met en place un secteur sauvegardé.

Novembre 2008 : Dijon est labellisée ville d’art et d’histoire.

4 juillet 2015 : les Climats du vignoble de Bourgogne sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, avec les villes de Dijon et Beaune.

Porte Guillaume à Dijon

La porte Guillaume marque l’entrée de l’ancien castrum gallo-romain.
L’arc actuel date du 18e siècle et ouvre sur la rue de la Liberté.

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Bon séjour

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