Située dans les Côtes-d’Armor, Lannion est une ville moyenne de Bretagne. Capitale du Trégor et ancien port maritime grâce au Léguer, elle dispose aujourd’hui d’un atout touristique majeur : sa proximité immédiate avec la côte de granit rose.
C’est d’ailleurs un point de passage quasi obligé lorsqu’on arrive en train et que l’on souhaite rejoindre Perros-Guirec, Trégastel ou Ploumanac’h sans voiture. Mais que voir à Lannion ? Faut-il pour autant se contenter d’y passer ?
Lannion possède un centre-ville avec de belles maisons à pans de bois, des ruelles agréables et deux églises remarquables. Autant de raisons de prendre le temps de s’y arrêter quelques heures, pour une visite qui réserve finalement de bonnes surprises.

Comment venir à Lannion :
Voici comment rejoindre Lannion sans voiture.
En train :
En TGV depuis Paris Montparnasse avec correspondance en gare de Saint-Brieuc, Guingamp ou Plouaret Trégor (environ 3h30 pour un trajet de 547 km). En été, il y a des TGV directs.
👉 Consultez les horaires des trains vers Lannion sur le site de la SNCF
En TER (train Express Régional) BreizhGo depuis Rennes :
👉 Consultez les horaires des TER desservant Lannion sur le site de la région Bretagne
(Dans l’onglet « Gare », inscrivez « Lannion » puis cliquez sur « Rechercher »)
En covoiturage
Le covoiturage est une bonne option pour se déplacer.
👉 Consultez les offres de trajets vers Lannion sur Blablacar
Avec Omio
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Informations pratiques pour visiter Lannion
Si vous souhaitez visiter Lannion, voici tout ce qu’il faut savoir pour profiter pleinement de votre séjour : plans de la ville, durée, marché, spécialités locales, bonnes adresses où manger et météo.
Office de tourisme de Lannion et plans de la ville
L’office de tourisme se trouve au n°2 Quai de Viarmes, à proximité de la Poste, à 700 m à pied de la gare SNCF.
👉 Consultez le plan des balades urbaines de Lannion distribué par l’office
👉 Voir le plan de Lannion sur OpenStreetMap
👉 Consultez la carte détaillée de Lannion et ses environs sur Géoportail
Combien de temps faut-il pour visiter Lannion ?
Trois heures suffisent pour découvrir tranquillement la ville en incluant la visite de l’église de Brélévenez.
Commerces d’alimentation
En parcourant le centre-ville de Lannion, on peut être surpris par le nombre limité de commerces d’alimentation. Lors de ma visite, je n’ai croisé qu’une seule boulangerie, et encore par hasard. Il faut dire qu’au fil des années, une partie de l’activité commerciale s’est déplacée vers la périphérie de la ville.
💡 Bon à savoir : on trouve tout de même un supermarché en centre-ville (Carrefour City au début de la rue des Augustins), une boulangerie place du Général Leclerc, ainsi que de petites halles ouvertes tous les matins du lundi au samedi.
Le grand marché de Lannion
Tous les jeudis matin se tient le marché en plein air dans le centre-ville.
Découvrir les spécialités locales de Lannion et de ses environs
- L’andouille fumée et le pâté de campagne
- La galette de sarrasin (salée) et la crêpe de froment (sucrée)
- Les fruits de mer
- Le far breton et le kouign-amann
- Le cidre, le chouchen, les bières locales, etc …
Quelques bonnes adresses de restaurants lannionnais :
- Crêperie « Le Moulin Vert » au n°15 de la rue Duguesclin
- « Le Café des Halles » au 3 Place des Halles (brasserie)
- « Le Tire Bouchon » au n°8 de la rue de Kériavily
- « L’Anthocyane » au n°25 de l’avenue Ernest Renan (restaurant côté)
Météo à Lannion
👉 Consultez les prévisions météorologiques pour préparer votre visite
Que voir à Lannion : les lieux incontournables
Le centre historique de Lannion se découvre facilement à pied.
En quittant la gare SNCF, le premier monument intéressant que vous apercevez est :
L’espace Sainte-Anne
Ancien couvent du 17e siècle, il a été entièrement réhabilité et transformé en un lieu où sont rassemblées plusieurs activités (médiathèque, salles de conférence, etc …). A l’arrière, il y a un grand parc aménagé avec une pièce d’eau.

Le manoir de Langonaval
Il se trouve à moins d’une centaine de mètres, en partant sur la gauche de l’espace Sainte-Anne, au n°15 bis rue de Kerampont.
Construit au début du 16e siècle, ce manoir se distingue par son imposante tour d’escalier ronde.
L’ancien port du Léguer
En traversant le Léguer, vous remarquez une cale qui marque l’emplacement de l’ancien port du Léguer.
Autrefois, la cité bretonne connaissait une importante activité maritime : les bateaux remontaient la rivière avec la marée sur près de 6 km. Avec le temps, l’ensablement du Léguer a entraîné le déclin du port, jusqu’à la disparition de son activité.

Les maisons à colombages
Lannion compte plus d’une trentaine de maisons à pans de bois, principalement situées dans le centre-ville et construites aux 16e et 17e siècles. Plus la façade est sculptée, plus elle reflète la richesse de son propriétaire. A partir du 18e siècle, le bois est abandonné au profit de la pierre.
Certaines maisons sont recouvertes d’ardoises afin de protéger les façades des intempéries.
- Place du Général Leclerc (le cœur historique) encore appelée place du Centre
Aux n°21 et 23 : deux maisons du 16e siècle dont les façades sont recouvertes d’ardoises
Au n°29, maison dite du Chapelier aisément reconnaissable grâce à sa façade originale avec deux avancées symétriques (deux bretèches polygonales) à deux étages ce qui est plutôt rare !
Au n°33 : ancienne maison de commerçant du 16e siècle


Façade avec pans de bois couleur bleu de Prusse du bar « Le Flambard » qui occupe une maison du début du 16e siècle au 7 place Général Leclerc
- Rue Geoffroy-de-Pont-Blanc
Aux n°1 et 3, maisons du 17e siècle à la façade très décorée avec sculptures et encorbellements.

- Rue des Chapeliers : d’après moi, c’est la rue la plus pittoresque
Au n°1, la maison à façade à pans de bois dite « à vitrines » date du 16e siècle. Ce modèle, fréquent dans les villes portuaires, évoque les vaisseaux de la Marine royale.
Au n°3, la maison dite « de l’apothicaire », datée du 4e quart du 15e siècle, présente des pans de bois sculptés sur le thème de la grivoiserie …. Observez bien !




- Rue Compagnie Roger Barbe

- Rue des Capucins
Au n°20, deux maisons à pans de bois du 16e siècle
- Rue Le Taillandier
Au n°5 : maison datant de la fin du 16e siècle avec encorbellements et décor sculpté
Au n° 7 : façade typique du Trégor


L’église Saint-Jean-du-Baly
Les travaux de construction ont débuté en 1519 pour se terminer vers 1548.
A voir à l’extérieur :
- la tour haute de 26 m ; elle est surmontée d’une girouette représentant un drapeau français depuis la Révolution de 1830
- le calvaire (1867)
A voir à l’intérieur :
- le pilier creux à l’intérieur duquel un escalier permettait d’accéder au jubé aujourd’hui disparu
- la chaire de la fin du 17e siècle
- les deux retables du 17e siècle de chaque côté du choeur
- la voûte en bois en forme de carène de bateau inversée : elle est peinte et dotée de sablières






L’église de Brélévenez
Pour y arriver, il faut emprunter un grand escalier. Aménagé au 19e siècle, il compte 142 marches réparties sur plusieurs paliers. Il est bordé de maisons en granit qui datent de la même époque. Au sommet, vous profitez d’une belle vue sur la ville et la vallée du Stanco.
Quant à l’église, son origine remonte à la fin 12e siècle. Le chevet et le porche sud sont les uniques vestiges de cette période.
A voir à l’extérieur, le clocher (15e siècle)
A voir à l’intérieur :
- la nef couverte d’une voûte en bois restaurées à la fin du 20e siècle
- le retable de la Trinité (bas-côté sud)
- la statue du « Christ aux liens » en bois (13e ou 15e siècle)
- le groupe sculpté de l’Annonciation au-dessus de la porte de la sacristie (13e siècle)
- la minuscule crypte romane dans laquelle est installée une mise au tombeau;
⚠️ Attention : les marches pour y descendre sont très raides ! - l’orgue (1862)
💡 Bon à savoir : pour éclairer l’église et surtout la crypte, il y a une minuterie sous le porche, à gauche de l’entrée.










Autres monuments à voir si vous avez du temps :
- La porte de France
Au commencement de la rue Jean Savidan qui prolonge la rue Geoffroy-de-Pont-Blanc subsiste un vestige d’une ancienne porte fortifiée.

- L’ancien couvent des Ursulines
Continuez à remonter la rue Jean Savidan pour découvrir sur votre gauche le centre culturel qui occupe l’ancien couvent bâti entre 1670 et 1690. Des expositions temporaires sont organisées dans la chapelle et n’hésitez pas à aller voir les restes du cloître qui se trouve derrière.

Quittez le cloître en montant quelques marches, puis tournez à gauche pour suivre l’impasse de Forlach, avant d’emprunter le passage des Ursulines. Vous débouchez ensuite dans la rue de Tréguier. Prenez-la sur votre gauche et suivez-la jusqu’à la place du Marchallac’h, où vous pourrez admirer d’anciens hôtels particuliers, reconnaissables à leurs tours.

Revenez dans le centre historique par la rue des Chapeliers.
La côte de granit rose depuis Lannion
Depuis la gare routière, située à proximité de la gare SNCF, ou depuis le quai d’Aiguillon si vous en avez profité pour visiter Lannion, des autocars vous emmènent vers la célèbre côte de granit rose.
La ligne D du réseau « TILT » qui part de la gare SNCF de Lannion dessert Trébeurden et l’Ile Grande tandis que la ligne E dessert Perros-Guirec, Ploumanac’h et Trégastel :
👉 Pour télécharger le guide des transports, rendez-vous sur le site officiel
(Sélectionnez le guide complet correspondant à la bonne période – été ou hiver – puis ouvrez le)
Si vous êtes pressé, sachez que la partie la plus touristique se situe à Ploumanac’h. Vous pouvez notamment faire le tour de la pointe en suivant le GR 34.
Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter mes articles de blog :
- Randonnée sur la côte de granit rose de Perros-Guirec à Ploumanac’h
- Randonnée sur la côte de granit rose : le sentier des douaniers de Trégastel à Perros-Guirec (GR34)
- De Ploumanac’h à Paimpol

Lannion à travers les siècles : repères historiques
Lannion (20 525 habitants en 2022) possède un passé riche. Pour mieux la comprendre, voici quelques repères historiques marquants :
11e siècle : fondation de Lannion autour d’un gué sur le Léguer.
1150 : son nom est mentionné pour la première fois dans une bulle du pape Alexandre III.
La cité devient progressivement un centre d’échanges important entre l’intérieur des terres et le littoral.
1341 – 1364 : guerre de succession de Bretagne qui oppose deux prétendants au duché :
- Jean IV de Bretagne (appelé aussi Jean de Montfort), soutenu par les Anglais.
- Charles de Blois, allié aux Français.
12 décembre 1345 : échec anglais pour prendre la ville.
5 décembre 1346 : les Anglais s’emparent de Lannion à la suite d’une trahison; ils la pillent avant de se retirer.
4 juin 1381 : Lannion, restée fidèle au royaume de France, est finalement remise à Jean IV.
Après son rattachement à la France (1532), Lannion devient la capitale administrative du Trégor.
Les 15e et 16e siècles correspondant à l’âge d’or de Lannion. Elle s’enrichit grâce au commerce maritime et à l’activité artisanale. De cette époque datent les nombreuses maisons à pans de bois encore visibles aujourd’hui.
1582 : Henri III nomme le duc de Mercœur au gouvernement de la Bretagne.
1588 – 1598 : guerres de la Ligue et Lannion fait partie des villes qui soutiennent le roi à la différence de Guingamp et Morlaix.
La ville change plusieurs fois de mains durant ce conflit.
17 septembre 1591 : des mercenaires espagnols au service des Ligueurs s’en emparent et la pillent : un tiers de la ville est détruite par un incendie.
A partir du 17e siècle, le port de Lannion décline progressivement à cause de l’ensablement du Léguer, ce qui freine le développement économique de la ville.
1753 : le duc d’Aiguillon est nommé commandant en chef de Bretagne.
1762 -1770 : il est à l’origine de la construction du quai en pierre à Lannion.
1881 : arrivée du chemin de fer.
18 juin 1940 : début de l’occupation allemande.
6 août 1944 : libérée par les troupes américaines, après quatre années d’occupation.
1960 : Lannion connaît un renouveau avec l’implantation du Centre National d’Études des Télécommunications (CNET), qui transforme la ville en pôle technologique.
1961 : naissance du grand Lannion à la suite de la fusion de plusieurs communes dont celle de Brélévenez.
6 janvier 2023 : un arrêté ministériel du ministère de la culture confirme la création d’un secteur patrimonial de 188 hectares recouvrant le centre-ville de Lannion.
Que voir à Lannion ? Maintenant, vous le savez ! La visite du centre-ville est assez rapide mais elle permet de découvrir quelques lieux intéressants. Mes coups de cœur vont à la place du général Leclerc, la rue du Chapelier et surtout l’église de Brélévenez.
Bonne visite !
Voir aussi mes articles concernant les villes bretonnes accessibles en train depuis Lannion :
Saint-Brieuc (73 km)
Lamballe (94 km)
Rennes (174 km)
Morlaix (58 km)
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