Rosheim est une petite ville au pied des Vosges, située sur la route du mont Sainte-Odile mais aussi sur la route des vins d’Alsace, qui mérite vraiment une étape. À la différence de Riquewihr, d’Eguisheim ou de bien d’autres villages alsaciens, vous y rencontrerez beaucoup moins de touristes. Pourtant, son riche patrimoine médiéval, ses remparts et ses édifices romans en font une destination qui vaut le détour. Cet article vous dévoile pourquoi.

Comment venir à Rosheim :
Voici les solutions pratiques pour rejoindre Rosheim quand on n’a pas de voiture :
En train depuis Strasbourg ou Sélestat :
Rosheim est desservie par des TER directs depuis les gares :
- de Strasbourg, comptez environ 22 minutes de trajet pour 23 km
- de Sélestat, comptez environ 40 minutes de trajet pour 30 km
👉 Consultez les horaires des trains sur le site de la SNCF
En covoiturage
Le covoiturage est une bonne option pour se déplacer.
👉 Consultez les offres de trajets vers Rosheim sur Blablacar
Avec Omio
Le comparateur Omio vous aide à trouver tous les horaires, les trajets les plus rapides et à comparer les meilleurs prix parmi de nombreuses compagnies de transport.
👉 Accédez au comparateur de transports Omio
Informations pratiques pour visiter Rosheim
Si vous souhaitez visiter Rosheim, voici tout ce qu’il faut savoir pour profiter pleinement de votre séjour : plans de la ville, durée de visite, hébergement, marché, spécialités locales, bonnes adresses où manger et météo.
Office de tourisme de Rosheim et plans de la ville
L’office de tourisme se trouve au 94 rue du Général de Gaulle, à proximité de la porte de l’Horloge, à 2 km à pied de la gare SNCF.
👉 Consultez le plan touristique de Rosheim
👉 Consultez le plan de Rosheim sur OpenStreetMap
👉 Affichez la carte de Rosheim sur « Cartes.gouv.fr »
Combien de temps faut-il pour visiter Rosheim ?
Compter deux à trois heures si vous incluez la visite de la maison romane.
Où dormir à Rosheim ?
J’utilise Booking.com pour repérer des hébergements qui me plaisent, puis je contacte directement l’établissement (hôtel, chambre d’hôtes, etc.) pour leur demander s’ils proposent un meilleur tarif en réservant en direct, sans passer par la plateforme, ce qui évite le paiement de la commission !
Le marché de plein-air de Rosheim
Il se tient tous les vendredis matin dans le centre-ville.
Savourer des spécialités alsaciennes à Rosheim
En voici quelques-unes : le baeckeoffe, la flammekueche (tarte flambée), la choucroute garnie, les galettes de pomme de terre, le foie gras, la tourte au munster, les spaetzles (pâtes d’Alsace), le kouglof, les vins d’Alsace, notamment ceux issus du grand cru Brand de Turckheim, etc ….
Bon à savoir la spécialité locale est le Ropfkueche qui est vendu dans la boulangerie-pâtisserie Rohmer qui se trouve en face de l’église : c’est une galette briochée saupoudrée d’un mélange de noisettes, d’amandes, de sucre et de cannelle.
Quelques bonnes adresses de restaurants à Rosheim :
- « Le Rosenmeer » au 45 avenue de la Gare
- « L’Auberge du Cerf » au 120 rue du Général de Gaulle
Météo à Rosheim
👉 Consultez les prévisions météorologiques pour préparer votre visite

Que voir à Rosheim ? Les lieux incontournables
Le centre historique de Rosheim s’organise autour de la rue du Général-de-Gaulle, l’axe principal de la ville, qui constituait autrefois une importante voie de communication entre l’Alsace et la Lorraine.
Les tours-portes
Il en reste encore quatre. Deux d’entre elles, la tour de l’École et la tour de l’Horloge (Zittgloeckel) se trouvent sur le tracé de la première enceinte qui date du début du 13e siècle. Quant aux deux autres édifiées au 15e et 16e siècles, les tours du Lion et la porte basse, elles faisaient partie de la seconde enceinte, érigée fin 13e-début 14e siècle et séparée de la première par un fossé.






La place de la République
On peut notamment y voir :
- L’Hôtel de Ville, bâti entre 1759 et 1762, auquel fut ajouté le tribunal de bailliage en 1884.
- Le puits à six seaux, construit en 1605 dans le style Renaissance; il servit à approvisionner les habitants en eau jusqu’en 1906.

L’église Saints-Pierre-et-Paul
Édifiée entre 1140 et 1190, c’est un remarquable édifice roman en grès jaune et rose.
En 1286, la croisée du transept et le clocher sont remaniés dans le style gothique, le clocher étant rehaussé pour atteindre 37 m de hauteur.
Les dimensions en quelques chiffres : 36,05 m de long et 11,37 m de hauteur sous la voûte de la nef.
À noter : selon une croyance locale, certains considèrent que l’église se trouve sur un lieu particulièrement chargé en énergie.

À voir à l’extérieur
Il faut faire le tour de l’église pour découvrir les nombreuses sculptures qui ornent ses façades.
- Au pied du clocher, il y a deux statues de personnages : au sud, un homme assis tenant une sébile, peut-être un ermite ou un mendiant ; au nord, un homme se lissant la barbe, peut-être un moine.
- Sur les acrotères, des statues de lions tiennent dans leurs griffes des personnages accroupis. Cette iconographie évoque la lutte entre le bien et le mal et les forces hostiles auxquelles l’homme est confronté, souvent symbolisées par des animaux sauvages, comme c’est le cas ici.
- Sur la façade de l’abside, on reconnaît les quatre symboles des évangélistes qui sont les signes du tétramorphe : le lion de Marc, le taureau de Luc, l’aigle de Jean et l’ange de Matthieu.
- Sur le mur sud, des têtes sculptées ornent les douze retombées d’arcatures.
La porte d’entrée, particulièrement haute, constitue également un élément remarquable de l’édifice.

L’un des deux enfonce son épée dans la gueule du dragon pour sauver celui qui est en train d’être englouti


Mendiant tenant une sébile ou l’architecte réclamant son dû … ?






À voir à l’intérieur
- un chapiteau est orné d’une étonnante sculpture représentant 21 têtes.
- plusieurs petites sculptures en pierre sont à découvrir au fil de la visite, à condition de lever les yeux.
- l’orgue, construit en 1733, est attribué à André Silbermann







Les remparts
Ils sont construits en moellons de calcaire.
Le rempart intérieur, édifié au 13e siècle, est encore visible notamment rue de la Marne.
Le rempart extérieur, construit entre la fin du 13e et le début du 14e siècle, fut rehaussé entre 1361 et 1385. Long d’environ 2 340 m, il était flanqué de huit tours circulaires ou semi-circulaires et percé de trois portes.

Cette tour, dite Sainte-Marthe, appartient à la deuxième enceinte.
Elle a été remaniée aux 16e, 17e et 19e siècles.

Bon à savoir : en arrivant de la gare, un sentier part sur la gauche à la Porte Basse. Il permet de longer les remparts extérieurs et de passer devant les vestiges d’une tour semi-circulaire. Près de la médiathèque Josselmann, une partie des remparts a également été dégagée.
Les maisons à colombages

Fin 16e-début 17e siècle

Fin 16e-début 17e siècle


La maison romane
Située au 23 rue du Général-de-Gaulle, la Maison romane serait datée de 1154. Construite en grès, elle se distingue par ses fenêtres géminées et son aspect massif qui lui donne l’allure d’une maison fortifiée, d’où son appellation de « maison-tour ».
Également appelée Maison païenne, elle abrite un petit musée consacré à son histoire et à la vie quotidienne au Moyen Âge.
Renseignez-vous auprès de l’office de tourisme pour connaître les horaires d’ouverture.

Brève histoire de Rosheim
Avant de terminer cette visite, voici quelques grandes dates pour comprendre l’histoire de Rosheim :
– 31 mars 778 : 1ère mention de Rosheim sous le nom de Rodashaim.
– 1132 : incendie de la cité.
– 1207 : elle accède au rang de ville.
– 13e siècle : construction de la première enceinte.
– 1303 : Rosheim devient une ville libre et impériale.
– Fin13e-début 14e siècle : construction de la seconde enceinte pour protéger la ville agrandie.
Au 14e siècle, Rosheim connaît un véritable âge d’or grâce à la viticulture.
– 1354 : Rosheim rejoint la Décapole, l’alliance des dix villes impériales alsaciennes.
– 1385 : un grand incendie ravage Rosheim.
– 1618-1648 : la guerre de Trente Ans éprouve la cité.
– 1622 : Rosheim est bombardée par les troupes de Mansfeld.
– 24 octobre 1648 : le traité de Westphalie met fin à la guerre.
– 5 février 1679 : le traité de Nimègue met fin à l’indépendance de Rosheim, désormais rattachée au royaume de France.
– 1868 : arrivée du chemin de fer.
– 1871 : après la guerre franco-prussienne, Rosheim est intégrée à l’Empire allemand.
– 1918 : à la fin de la Première Guerre mondiale, Rosheim redevient française.
– 1940 : la ville est annexée de fait par l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale.
– 26 novembre 1944 : Rosheim est libérée.
Selon les dernières données de l’Insee, Rosheim comptait 5 457 habitants en 2023.
Bonne visite de Rosheim
👉 À lire également :
Randonnée de Rosheim à Obernai : itinéraire de 12 km
Obernai, les lieux incontournables à visiter en Alsace
Sélestat, les lieux incontournables à visiter
Strasbourg, les lieux incontournables à visiter
Visiter Colmar durant le marché de Noël
Les incontournables à visiter en Alsace en voyageant avec le train
Randonnée de 3 jours dans les Vosges sur le GR 5
Vous connaissez Rosheim ? N’hésitez pas à partager vos impressions et coups de cœur en commentaire, à faire part d’informations complémentaires qui pourraient intéresser les lecteurs, à partager cet article sur Facebook, Pinterest, Instagram, etc … et, si vous avez des questions, je vous y répondrai. Vous pouvez également consulter ma page Facebook. Aucune copie autorisée sur ce blog.